Nationaliste Social et Ethniciste

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Avec quoi les "bobos" pensent-ils?

Avec quoi les "bobos" pensent-ils? La question mérite d'être posée et elle me vient à l'esprit après avoir pu admirer, aujourd'hui même sur France 3, un magnifique spécimen de "bobo", un véritable cas d'école pour ne pas dire une caricature du bobo. Il s'agit, pour ceux qui ont manqué l'édition nationale du 12/13 d'un chanteur à la mode originaire de Perpignan et supporter, plus bruyant qu'efficace, de Ségolène Royal lors des élections présidentielles de 2007.

 

Ce chanteur de pacotille est le "bobo" par excellence, car le bobo est toujours un peu artiste. Rappelons brièvement que "bobo" est l'abréviation, fort bien trouvée, d'une catégorie (une classe?) de la population française couramment appelée les "bourgeois-bohême". "Bourgeois" car il s'agit de gens aisés, qui appartiennent aux couches supérieures des classes moyennes, de diplômés (bac + 4, bac + 5) et qui par conséquent se prennent pour des intellectuels, ce qu'ils ne sont pas du tout. Ils pensent qu'avoir une opinion (alors qu'ils ne répètent que les banalités des pontes de la "gauche caviar", leurs maîtres à penser) fait d'eux des gens intelligents. Je dois reconnaître, non sans amertume, que les bobos sont fort nombreux dans l'enseignement public, ce qui ne redore pas le blason d'une noble institution déjà bien malmenée, et ce injustement, car l'école ne fait qu'affronter des problèmes nés à l'extérieur de ses murs, elle ne les crée pas. C'est la société qui est malade, et non l'école, qui s'avère impuissante à résoudre des difficultés simplement parce que ces dernières la dépassent. Parenthèse fermée. Les bobos sont donc "privilégiés" (comme l'a d'ailleurs reconnu le chanteur susdit), se croient cultivés et sont "de gauche", car ce sont des "progressistes", encore qu'ils deviennent vite réactionnaires sitôt qu'on s'en prend à leur petit confort... "Bohême" renvoie à leur côté "peace and love", pacifiste, généreux, engagé et bien évidemment révolté par toutes les vilaines injustices du monde, dont, rappelons-le, ils sont les bénéficiaires. Ils détestent l'ordre moral, et même l'ordre tout court. Ce n'est pas un problème en soi, mais on s'étonne qu'un rien les choque. Car les bobos, ouvertement amoraux, athées et ennemis de toutes les religions, tiennent un discours moralisateur qui s'apparente parfois à du puritanisme. Mais le plus grave est que les bobos haïssent l'Etat (qui nourrit pourtant nombre d'entre eux) et méprisent la loi, ce qui est un peu inquiétant pour des fonctionnaires. Même les chiens ont la reconnaissance du ventre...

 

Ce chanteur "bobo", présenté par le reportage comme un artiste "engagé" pour avoir eu l'immense courage de dire: "je suis de gauche et je me révolte contre les injustices", en vient à parler de sa Cause. La Cause est une chose importante pour un bobo. Comme il a de l'argent et du temps (rappelons qu'il est privilégié), le bobo peut s'investir dans les associations bien-pensantes qui recrutent la clientèle électorale du Parti socialiste, comme SOS-Racisme, mais M. Dray exliquerait tout cela bien mieux que moi. La Cause à la mode chez les bobos en ce moment est la défense des "sans-papiers". Ainsi, certains jeunes professeurs du département de géographie à l'université de Tours défendent avec vigueur les Kosovars, des tueurs de Serbes, venus avec famille nombreuse profiter des aides sociales françaises. Tout cela au nom de l'humanisme. Car le bobo est Humaniste. Bien sûr, il ne sait rien de l'humanisme historique, il ignore qu'à côté d'Erasme et de Montaigne prennent place Luther et Calvin; il ignore (ou feint d'ignorer) que l'humanisme, c'est aussi le fanatisme religieux qui se déchaîne en Europe, la guerre civile en France et ailleurs au cri de "Tuez-les tous! Dieu reconnaîtra les siens!". Charmante époque! Certains bobos, prudents, se rabattent sur les Lumières. Ah! Les Lumières! Le mot magique! Mais ni Voltaire, ni Diderot n'étaient des révolutionnaires, des démocrates ou même des partisans de l'égalité! Le seul qui ait réellement apporté des éléments théoriques en faveur de la liberté, de l'égalité et de l'idée républicaine, c'est Rousseau. Quant à Voltaire, il défendait plus sa liberté que celle des autres. Au demeurant, personnage fort arrogant et imbu de sa personne, assez méprisant à l'égard du bas peuple. Par conséquent, les références idéologiques et historiques des bobos montrent bien leur ignorance crasse. Pour en revenir à notre chanteur à la mode, le coeur gonflé d'une juste colère, il s'écrie: "Je pense à tous ces gens, ici, des femmes, des enfants, des vieillards, qui sont en grande difficulté et qu'on appelle sans-papiers; je voudrais dire que ce sont avant tout des êtres humains dont on parle". D'abord bravo. Nous avons appris que les sans-papiers étaient des êtres humains...

 

La question qu'on doit se poser n'est pas: "pourquoi ces gens sont-ils venus?". Il est bien évident qu'ils ont quitté leur village, leur région natale, parcouru des milliers de kilomètres dans des conditions difficiles, déboursé des sommes considérables, parce qu'il n'y avait rien d'autre pour eux que la misère dans leur pays d'origine. Mais cela ne doit pas nous empêcher de poser la vraie et douloureuse question: "leur présence en France est-elle souhaitable?" Non. Non, quand on sait qu'ils servent de main-d'oeuvre taillable et corvéable aux patrons malhonnêtes (qui sont, eux, les fidèles soutiens de l'UMP), quand on sait qu'ils iront tôt ou tard grossir la plèbe issue de l'immigration qui s'entassent dans les cités, avant peut-être d'aller rejoindre des factions ethniques comme "les Indigènes de la République", quand on sait que leurs enfants insulteront les enseignants et contesteront l'enseignement au nom de leur "culture", quand on sait les sommes considérables que dépense la République pour entretenir cette plèbe oisive, turbulente et exigente. Non, M. Cali, nous n'avons pas besoin des sans-papiers, si inhumaine et égoïste que vous paraisse cette affirmation. Mais voilà, les bobos ne pensent pas avec leur cerveau, ils pensent avec leur coeur. Il suffit de discuter dix minutes avec eux, et on s'aperçoit qu'ils n'ont qu'un seul argument: "les pauvres gens!" Voilà toute la pensée bobo résumée: "les pauvres gens!" Peu importe l'état de la France, peu importe ses capacités financières, peu importe les conséquences de l'immigration clandestine, puisque ce sont de "pauvres gens". Il faut donc les accueillir. Ces athées ne seraient-ils pas des chrétiens qui s'ignorent? Leur humanisme est une charité dégoulinante de bons sentiments, qui ne dit pas son nom. Le clandestin est pour eux l'image quasi-christique du "pauvre", paré de toutes les vertus, qui leur rappelle leur mauvaise conscience de privilégié. C'est exactement le sens d'une publicité de Médecins du Monde, une des officines charitables chères aux bobos: un cadre français se rend à son travail accompagné du "fantôme" d'un petit enfant africain, pur, innocent et bien évidemment affamé. Toute la rhétorique bobo est résumée dans ce clip.

 

C'est ainsi qu'on engonce le peuple français dans un bipartisme stérile, et que l'esprit nationaliste et républicain est étouffé par une gauche qui "pense" avec des sentiments au nom d'un humanisme larmoyant et dévoyé, et par une droite qui a cédé depuis longtemps au culte de l'argent et qui croit manifestement que la nation se confond avec le patronat...



28/03/2009
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