Nationaliste Social et Ethniciste

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Chute du mur: qu'en penser?

L'actualité, pendant presque deux semaines, était largement dominée par les préparatifs en vue de fêter les vingt ans de la chute du mur de Berlin. Nous avons été abreuvés de témoignages et de documentaires de qualité très inégale cependant. L'Allemagne avait mis les petits plats dans les grands. On a assisté à l'heure de gloire de Mme Angela Merkel. J'ai du respect pour la chancelière : elle a un côté austère et digne qui fait parfois défaut au détenteur de la plus haute magistrature en France. Elle aime son pays et a à cœur de le servir, c'est une qualité que j'apprécie, outre son style aux antipodes du « bling-bling » qui règne un peu trop dans notre pays. Pour autant, je suis loin d'adhérer à tout ce que j'ai entendu pendant plusieurs jours.

 

La RDA

D'abord, la pauvre République Démocratique d'Allemagne s'est trouvée rhabillée pour l'hiver. Dénonciation et stigmatisation se sont enchaînées à un rythme endiablé et de plus en plus soutenu à mesure que le fatidique 9 novembre approchait. Pour ma part, je me souviens surtout que le 9 novembre 1918, le Kaiser Guillaume II (le Louis XVI allemand, en plus chanceux) prenait la poudre d'escampette sans tambour ni trompette, direction les Pays-Bas, après avoir pourtant juré ses grands dieux devant Hindenburg qu'il ne quitterait jamais l'Allemagne ! Il ne faut jamais dire jamais…

 

J'avoue que je ne me suis jamais beaucoup intéressé à la RDA, pas plus qu'aux autres « démocraties populaires » de l'Est. Je ne suis pas communiste et ne l'ai jamais été. Eu égard à ce qu'il fut, à savoir un parti longtemps inféodé aux Soviétiques, à la solde de l'étranger donc, je n'ai guère d'affection pour le PCF. Mais j'étais trop jeune lorsque le mur tomba et n'en ai aucun souvenir. Mon entourage, sans être communiste, n'était nullement habité par un anti-communisme virulent comme on peut en rencontrer chez une partie de la population française. Récemment, j'ai commencé à me documenter sur les régimes de l'est et leurs dirigeants. Alors que penser de la RDA ?

 

Une dictature, la RDA le fut assurément. La Stasi n'était sans doute pas des plus tendres. De là à la comparer à la SS ou à la Gestapo, il y a un pas que je me refuse à franchir. La RDA a certainement tenté d'être un Etat totalitaire mais n'y est parvenu qu'imparfaitement, contrairement au nazisme. Je persiste à penser que, même si tout n'était pas rose, la vie en RDA était nettement moins désagréable que la vie dans l'Allemagne nazie. La RDA a commis des crimes, c'est indéniable. La façon dont les athlètes est-allemands ont été systématiquement dopés (et même drogués, disons-le) est inacceptable. Toute cela pour la gloire du régime. Il n'y a pas de quoi se pavaner. Economiquement parlant, la RDA ne semble pas avoir tenu la route. Elle exportait dans le reste du bloc de l'Est et se trouvait apparemment en situation de pénurie. Elle a vécu ses dernières années grâce à de l'argent emprunté… à la RFA ! Ce bilan rapidement dressé est réellement négatif : faillite économique, privation de liberté, régime autoritaire, la RDA ne fut certes pas le paradis sur Terre. Pour autant, la RDA mérite-t-elle le profond mépris dont elle est l'objet dans les médias ? On a moqué en boucle le niveau de vie des habitants, sans doute moins élevé qu'à l'Ouest, mais pas minable pour autant, la trabant, voiture bruyante, soi-disant peu fiable et décrétée moche, alors que son design, certes ordinaire, n'est pas d'une prodigieuse laideur. On aurait pu s'interroger sur la proportion de pauvres, à comparer à celle d'un pays capitaliste. On aurait peut-être été surpris…

 

Pourquoi cette condescendance appuyée ? Le problème, c'est que la façon dont les médias nous présentent les choses n'est pas très honnête : à entendre tous les reportages, on a l'impression que la République Fédérale d'Allemagne, et le monde occidental capitaliste en général, c'était et c'est toujours le paradis. Et là, c'est un petit peu ennuyeux. En effet, notre société est loin d'être parfaite, et j'aurais même tendance à croire que les choses ne vont pas en s'améliorant. Il est très légitime que les Allemands de l'Est aient souhaité la liberté, et c'est là me semble-t-il le propre de l'homme que de vouloir vivre libre. Le problème, c'est que pour certains, c'est la liberté d'être aujourd'hui au chômage dont le taux peut dépasser les 20 % dans les Länder de l'Est. C'est la liberté de voir arriver Polonais, Turcs, Hongrois qui acceptent des emplois sous-payés. C'est la liberté d'entendre les Allemands de l'Ouest dénigrer systématiquement la RDA, voire ses anciens citoyens, et rappeler à tout instant que c'est l'Ouest qui a payé pour les « boulets » de l'Est. C'est la liberté de voir débarquer le consumérisme frénétique dans toute sa splendeur, l'immoralité érigée en modèle et la libre-entreprise à tout va. La partie la moins contestable de l'œuvre accomplie par la RDA a été liquidée avec le reste : une protection sociale appréciable, des crèches et des services assez développés, et, plus généralement, un véritable esprit d'entraide et de solidarité, d'après ce que je lis ici ou là. Quand certains Allemands de l'Est cultivent l' « ostalgie », je crois que ce sont ces aspects là qu'ils regrettent. La vie n'était pas facile, mais on appartenait à une communauté soudée. Cette fraternité socialiste a laissé place à un individualisme effréné et destructeur. C'est pourquoi la liberté doit toujours à mon sens être équilibrée par le principe d'égalité, non point conçu comme un nivellement total de la société (ce serait plutôt de l'égalitarisme) mais comme une limitation des trop grands écarts de condition. Certains Allemands de l'Est ont coutume de dire : « Du temps de la RDA, on n'avait rien, mais le voisin non plus ! ». Peut-être que la RDA et les régimes communistes ont eu tendance à trop verser dans l'égalitarisme niveleur. Mais entre ce dernier et le libéralisme individualiste à l'excès, il y a sans doute la possibilité de trouver un juste milieu. Il est probable que de nombreux Allemands de l'Est aient souhaité une réelle liberté politique tout en conservant certains acquis du socialisme. De plus, les reportages concernent souvent Berlin ou des villages frontaliers. Or, Berlin est un cas particulier en RDA. Il est vrai que la construction du mur en 1961, en séparant brutalement des familles, a été ressentie comme une blessure extrêmement douloureuse et comme une action révoltante. Effectivement, humainement parlant, cet ouvrage est contestable. Rappelons toutefois que les Américains n'ont pas empêché sa construction et, d'une certaine manière, ont même été soulagés qu'elle ait lieu. Valait-il mieux que les communistes bâtissent un mur ou qu'ils envoient leurs chars envahir Berlin-Ouest, déclenchant ainsi un conflit destructeur aux conséquences incalculables ? Peut-on raisonnablement en vouloir aux autorités est-allemandes d'avoir tenté d'arrêter l'hémorragie démographique dont la partie est était victime ? Etait-il concevable que les communistes allemands laissent leur territoire se vider ? Il faut être réaliste. Aujourd'hui, on ne voit que trop, dans certains pays d'Afrique, le résultat de la fuite massive des « cerveaux », des cadres et des diplômés. Ce phénomène a des conséquences néfastes. Pour en revenir à la RDA, il aurait été bon d'enquêter dans d'autres villes et villages d'Allemagne de l'Est, au fin fond du Mecklembourg (où l'extrême droite allemande progresse lentement mais sûrement) ou dans des villes comme Rostock. Et on aurait vu, mieux qu'à Berlin, l'envers du décor, les aspects moins réjouissants de la liberté « retrouvée » et de la réunification. Dans ces zones sinistrées, l'ostalgie apparaît soudain moins absurde. Berlin s'est largement « occidentalisée » dans son peuplement et est devenu un nid de bobos cosmopolites, d'artistes contemporains prétentieux, aussi snobs que libertaires, bref un beau rassemblement d'électeurs d'Europe Ecologie. D'ailleurs, je crois que Dany a un bel appartement là-bas, mais je n'en suis plus très sûr. La récente lauréate du Goncourt, Mme Ndiaye s'est d'ailleurs réfugiée dans ce cocon protecteur qu'est Berlin (en passe de devenir la capitale artistique du Saint Empire européen ?), fuyant l'horrible France raciste, fasciste et pétainiste. On en vient à se demander s'il était vraiment nécessaire de voter massivement contre Le Pen en 2002, puisque apparemment, quoique fassent les Français, le climat de notre pays reste « nauséabond » aux yeux de certains. Personnellement, le départ de Yannick Noah, Bernard-Henri Levy ou Zinedine Zidane ne me pose aucun problème : partez, messieurs, et ne revenez pas, nous n'avons aucunement besoin de philosophes à la noix ou de sportifs ingrats au regard de leur popularité en France. C'est même amusant que certains bobos fuient la France pour se réfugier à Berlin. Nouvelle capitale des droits de l'homme ?

 

Les murs du capitalisme libéral

Fêter la chute du « mur de la honte », symbole de tous les obstacles à la fraternité universelle, est assez hypocrite. Comment ne pas penser aux nombreux murs, visibles ou invisibles, qui s'édifient un peu partout dans le monde capitaliste libéral et qui sont une conséquence de ce système économique ? Comment ne pas voir que l'individualisme effréné, qui précisément a engendré en réaction l'ostalgie en Allemagne, bâtit des murs d'égoïsme, plus discrets sans doute mais plus sournois ? Que penser du mur entre Israël et les territoires palestiniens ? On n'a pas vu beaucoup de dirigeants occidentaux se rendre sur les lieux pour faire la leçon à l'Etat hébreu. Je voudrais surtout évoquer le développement des gated communities, ces quartiers fermés typiquement capitalistes, avec milice privée, grillages et barbelés. Ce type d'habitat concerne déjà plusieurs millions de personnes aux Etats-Unis et dans toute l'Amérique latine. Leur développement se poursuit mais nul ne s'insurge. Pourquoi ? Pourquoi verser de chaudes larmes sur les ruines du mur de Berlin, pourquoi nous parler, la main sur le cœur, de la nécessaire fraternité humaine, et taire dans le même temps les résultats d'une ségrégation sociale, fruit des inégalités indécentes engendrées par le capitalisme libéral ? Il y a là un paradoxe qui confine à l'incohérence. Même en France, les gated communities font leur apparition depuis quelques années. Et si l'insécurité ne cesse de croître, si des tribus de délinquants ou des confréries intégristes réussissent à faire la loi dans l'espace public, il faut s'attendre à une multiplication de ces structures.

 

Si nos dirigeants étaient cohérents, ils dénonceraient les « murs » créés par le capitalisme libéral, ce système pernicieux qui fragmente les communautés humaines pour les rendre plus flexibles, plus aisément malléables. En effet, un salarié ou un citoyen seul, isolé, n'a guère de pouvoir. Or, qu'est-ce que le consumérisme ? Rien d'autre qu'un mode de vie qui renvoie perpétuellement l'individu à ses propres désirs, à ses envies égoïstes et qui le détourne des autres. L'idée est que le bien-être (je dis bien-être et non point bonheur, le bonheur est une quête personnelle) s'acquiert nécessairement sans les autres, et bien souvent contre les autres. Cette idée est en partie fausse, à mon avis. Le système politique et économique dans lequel on vit influe considérablement sur la possibilité d'accéder ou non au bien-être. On définira le bien-être comme ceci : accès à un certain confort, à des services de qualité à coût raisonnable (soins médicaux, transports, énergie), respect de la dignité au travail, sécurité des biens et des personnes. Or, le capitalisme libéral creuse les inégalités et s'accommode fort bien d'une part importante de pauvres, privatise à tour de bras, privilégie la flexibilité de l'emploi au mépris du respect des salariés, et génère de telles frustrations que la société capitaliste est souvent violente. Ainsi, la société américaine, la plus capitaliste et la plus libérale qui soit, est très violente, sans doute plus que ne le furent les sociétés communistes (très « fliquées », il est vrai). Que faire ? La solution n'est pas de réprimer tout désir individuel au profit d'un dévouement absolu à la collectivité, comme l'a fait le communisme à l'Est. Non, la solution est de parvenir à un subtil équilibre entre aspirations légitimes de l'individu et nécessité de « jouer collectif » pour défendre ou acquérir certains éléments qui profiteront à tout le monde. Pour les libéraux, le bien-être doit se payer : c'est la récompense de ceux qui ont réussi. Mais dans le système capitaliste libéral, ce ne sont pas les plus honnêtes et les plus courageux qui réussissent le mieux. Ce ne sont même pas les plus utiles à la société, car les traders et autres loups de la finance ne sont que des parasites. Dans ces conditions, on ne saurait accepter la doctrine libérale. Il y a place pour un capitalisme raisonnable et raisonné, régulé par l'Etat qui rééquilibrerait travail et capital afin que les profits permettent à tous d'accéder au bien-être.

 

Un juste châtiment

Revenons à l'Allemagne. Nous avons vu sur toutes les télévisions l'émotion à l'évocation des Allemands tués en tentant de fuir la RDA. 872 morts si j'ai bonne mémoire. Je m'excuse d'avance de passer pour un monstre froid et sans cœur, mais ces morts me laissent de marbre. Car enfin, pourquoi l'Allemagne s'est retrouvée coupée en deux ? Pourquoi le mur a-t-il été édifié ? Le peuple allemand n'a fait que payer les crimes qu'il a accomplis durant la Seconde Guerre mondiale et 872 morts est un tribut léger au regard des millions de juifs et de Slaves exterminés par les nazis. Si les Allemands ne s'étaient pas rendus odieux par leur attitude ignoble, leur pays n'aurait pas été envahi et dépecé. Les Soviétiques ont été très généreux de laisser subsister une Allemagne dans leur zone d'occupation, quand on sait la cruauté dont fit preuve l'armée allemande dans les terres de l'Est. Après tout, eu égard au projet de colonisation germanique à l'Est, les Soviétiques auraient été en droit de chasser les populations allemandes et de donner les terres à des familles slaves, celles-là même que la barbarie nationale-socialiste avait endeuillées. Il me semble excessif de pleurnicher sur le sort des Allemands de l'Est. Vu le passif de l'Allemagne nazie, il est juste que les Allemands aient payé pendant plus de 40 ans leurs forfaits, outre le fait que la vie en RDA n'était pas aussi insupportable qu'on veut bien le dire. D'ailleurs, même si cela est choquant, dictature ne signifie pas nécessairement misère pour la population.

 

Je suis dur avec l'Allemagne. On me dira que je n'aime pas ce pays, qui fait l'objet d'attaques régulières de ma part. C'est un peu plus compliqué que cela. L'histoire allemande me passionne, la culture et la langue allemandes m'intéressent, ayant eu la chance d'avoir des professeurs d'allemand qui m'ont donné ce goût pour la civilisation d'outre-Rhin. Oui, civilisation n'est pas un mot trop fort, et quand on y songe, on se dit que le nazisme a finalement brisé l'élan d'un peuple étonnamment doué. Pour moi, l'histoire allemande ne se résume évidemment pas au national-socialisme. La partie la plus intéressante est sans doute l'époque médiévale et moderne. Les souverains allemands ont assumé l'héritage impérial que les monarques français (hormis la parenthèse napoléonienne) ont abandonné assez tôt. Et cette étrange nation allemande s'est constituée au sein d'un empire à vocation universelle, auquel les Tchèques, les Suisses, les Belges, les Néerlandais, les Lorrains, les Franc-comtois, les Provençaux et une bonne partie des Italiens ont appartenu, plus ou moins longtemps. Etrange nation en effet, la plus divisée qui soit au XVIII° siècle, en une poussière de principautés, duchés, comtés, margraviats, landgraviats, seigneuries, tous quasiment indépendants. L'Allemagne fut la plus vaste réserve de maisons souveraines que l'Europe ait connu. Elle a fourni des rois à la Belgique, à la Roumanie, à la Grèce et à la Bulgarie au XIX° siècle. Etrange nation, la plus féodale d'Europe devenue la plus industrielle en quelques décennies. L'Allemagne, terre des poètes et des guerriers. L'Allemagne, berceau de cette Réforme protestante qui est l'une des révolutions culturelles majeures de l'Europe moderne. De Gaulle avait raison de dire (et en allemand s'il vous plaît !) que le peuple allemand est un grand peuple.

 

Et c'est de cela qu'il faudrait se souvenir. Les Allemands sont un grand peuple réunifié depuis la chute du mur. Un grand peuple qui se souvient de sa position centrale en Europe et qui renoue avec certaines ambitions d'antan. Un grand peuple qui n'a pas oublié certaines amitiés, comme celle entretenue avec les Croates qui, lors de l'éclatement de la Yougoslavie, reçurent des armes est-allemandes dont la RFA ne savait que faire. Les Allemands ne représentent pas un danger militaire mais bel et bien un danger politique pour la France. L'Allemagne est très fière de son système fédéral, et se verrait bien l'exporter. Son influence en Europe centrale et balkanique est considérable. Fort de son poids démographique et de sa puissance économique, l'Allemagne se verrait bien diriger l'Union européenne. Elle n'a renoncé au mark qu'à condition que l'euro soit géré de la même manière au bénéfice de l'économie allemande, très exportatrice. Les ascenseurs de France sont fabriqués en Allemagne, beaucoup de machines-outils utilisées en France sont fabriquées en Allemagne. Et quel type de voitures les Français prétentieux et fiers de leur réussite sociale achètent-ils ? Des Mercedes et des BMW, évidemment. Seulement l'Allemagne est en sursis : sa démographie catastrophique la condamne à moyen terme, sauf sursaut que pour ma part je crois possible. Est-ce ce sentiment d'une prochaine déchéance qui pousse l'Allemagne à tenter d'affaiblir les grandes nations voisines ? Possible. Toujours est-il que l'Allemagne accorde sa bienveillance à certaines associations fédérant les régionalistes et autonomistes de toute part, comme l'UFCE. Peut-être que l'Allemagne est moins acquise au projet d'Europe des régions que je l'ai cru, mais elle n'a pas totalement rompu avec des groupes qui, eux, en rêvent. Peut-être y a-t-il de sourds affrontements au sein même de la classe politique d'outre-Rhin sur ce que doit être l'Union européenne. Il est clair cependant que la nation allemande survivrait plus aisément dans une Europe fédérale régionalisée que la nation française. Il est clair également que les eurodéputés allemands du Parlement de Strasbourg se montrent beaucoup plus efficaces pour défendre les intérêts de leur pays que les eurodéputés français.

 

Si on porte un regard rétrospectif sur l'histoire, nous pouvons observer qu'en 1945, l'Allemagne est ruinée, occupée, divisée, pour ainsi dire anéantie. En 2009, l'Allemagne est un pays réunifié et prospère (avec des inégalités évidemment), la première économie du sous-continent et l'Etat le plus peuplé de l'UE dont la République fédérale est sans conteste un des chefs de file. En voyant un tel redressement en l'espace d'une soixantaine d'années (à peine trois générations), j'avoue avoir un peu de peine à pleurer les victimes du mur. Paradoxalement, la France, elle, ne s'est toujours pas remise de la défaite de 40, à laquelle se sont ajoutés les déboires coloniaux. Je persiste donc à dire que, somme toute, le peuple allemand a eu une peine fort légère au regard de ses crimes. En France, nous payons encore l'esclavage, la colonisation et Vichy…



14/11/2009
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