Nationaliste Social et Ethniciste

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Crise grecque: et si l'UE devenait une Chine bis?

Les Chinois ont fait la leçon aux Européens sur ce que doit être une économie bien gérée. La remarque est plaisante, de la part de cette grande démocratie respectueuse des droits de l'homme. Aucun dirigeant européen n'a eu le cran de répondre aux Chinois qu'ils seraient bien avisés de libérer leurs prisonniers politiques et de cesser de sous-évaluer leur monnaie. Mais, arrogant voire autoritaire à l'intérieur, l'européiste convaincu est une lavette à l'extérieur, dont la couardise le dispute à l'obséquiosité. On l'a vu jadis quand Kadhafi venait humilier MM. Sarkozy et Berlusconi. Aujourd'hui, Hu Jintao peut se faire plaisir, d'autant qu'aucune bombe française (à 250 000 € pièce !) ne tombera sur la Chine. Quand je pense qu'on nous disait : « avec l'Union européenne, on sera un géant ! On causera d'égal à égal avec Pékin (pardon, « Beijing ») et Washington ». Vaste plaisanterie. On ne s'est jamais autant déculotté que depuis que nous sommes dans l'UE. Le Saint Empire Européen est très fort à l'intérieur pour discréditer les critiques, mais à l'extérieur, c'est un nain. La Chine est notre ennemie. Il faut envisager sérieusement, sinon d'abattre, du moins d'affaiblir le géant chinois. La Chine nous livre une guerre économique déloyale, parce que le yuan est maintenu artificiellement à un niveau très bas, tandis que l’État contrôle de fait l'économie, et ce de manière despotique. Au contraire, dans notre IV° Reich naissant (dont on voit bien que Mme Merkel est la chancelière), l'expression « entreprise publique » est un gros mot. Nous, nous sommes réglo : nous privatisons tout... et les Chinois achètent ! Je ne veux pas tenter d'évaluer l'intelligence des génies qui définissent la stratégie économique de l'UE, je risquerai de devenir grossier... Et si la Chine devenait le nouveau modèle des européistes, puisque la maison de l'Oncle Sam paraît se fissurer ces temps-ci ?

 

Le modèle économique chinois : le capitalisme triomphant au pays du socialisme

Pourquoi adopter le modèle chinois ? Parce qu'il présente assurément d'indéniables qualités. D'abord, c'est un système officiellement communiste, avec tout ce que cela comporte de positif : égalité homme-femme, dignité du travailleur (surtout de l'ouvrier) érigé en héros civilisateur des temps modernes. Hercule s'est mis au travail à la chaîne, il remisé la massue en échange d'une machine-outil qui tourne en mode tayloriste. Dans la version communiste, on pourrait même parler de stakhanovisme. Le Chinois est en effet bien souvent un forçat de travail. Songez à ces millions d'hommes qui travaillent sans congé, 50 heures par semaine (que dis-je ? 60!), pour 80 € par mois et un bol de riz par jour. C'est autre chose que l'Européen, enfin le Français surtout, parce que l'Allemand, lui, est un peu le Chinois de l'Europe. C'est pour cela qu'il s'en sort, lui. Mais le Français ! Songez que ce paresseux vit sous le régime des 35 heures de travail hebdomadaire, avec cinq semaines de congés payés... sans compter les jours fériés ! Un scandale. Le Français est un oisif. L'Italien et le Grec aussi, d'ailleurs. Ces gens-là ont remplacé les aristocrates dont ils dénonçaient les privilèges. Le Français, comme les autres, doit enfin retrouver la voie du labeur, de l'humilité et de l'abnégation. Souhaitons que l'exemple du vertueux Chinois l'instruise du changement nécessaire.

 

D'un autre côté, le communisme... Bon, Mao, Staline, hein, tout cela, ce n'est pas très séduisant. Et puis, n'oublions pas que notre belle Europe repose sur la « concurrence libre et non faussée », autrement dit sur le capitalisme libéral. Pas de panique, bonnes gens ! Le modèle chinois, c'est ce qu'il vous faut. Officiellement communistes, les gérontes du Comité central n'en sont pas moins pragmatiques, et il semble bien que le capitalisme soit le système le plus efficace pour produire. Certes, il est injuste, mais toute la subtilité byzantine des Chinois est là : le communisme officiel, c'est la justice théorique, le capitalisme sauvage, c'est l'efficacité pratique. En mariant les deux, on obtient la perfection. Pas de revendication sociale, puisqu'on est dans un état communiste, et pas de frein au capitalisme... puisqu'il n'y a pas de revendication sociale. Qui dit mieux ? En fait, en Chine, créer une entreprise privée n'est pas si difficile. Bon, avouons-le, il faut tout de même graisser la pâte de quelque bureaucrate, mais rien d'insurmontable. Il n'y a pas la paperasserie qu'on trouve en France, ni ce carcan infâme appelé « droit du travail ». Non, rien de tout cela en Chine. Le baron Seillère et les archontes du MEDEF doivent saliver à l'idée que, dans un pays communiste, le patron est tout-puissant, en tout cas beaucoup plus qu'en France. Le paradoxe n'est qu'apparent : la dictature communiste maintient la stabilité, et le business aime que l'ordre règne. En démocratie, nous ne sommes jamais à l'abri de l'aventurisme populaire (pour ne pas dire « populacier ») qui prend volontiers en France des accents révolutionnaires depuis que la canaille régicide a imposé ses valeurs il y a plus de deux siècles.

 

Enfin, l'économie chinoise exploite sans vergogne des immigrés clandestins. Là, je devine la surprise dans le regard de certains lecteurs. Comment ! Un milliard trois cent millions de Chinois, qui alimentent d'ailleurs une forte émigration, huit cent millions de pauvres, et la Chine ferait venir des immigrés ? Non, bien sûr. Les clandestins que j'évoque sont des immigrés de l'intérieur. Je m'explique : en Chine, vous résidez dans un district. En théorie, vous n'avez pas le droit de quitter ce district pour aller vous installer durablement ailleurs, sauf autorisation du Parti, bien sûr. Le Parti est très accommodant, pourvu qu'on paie. Mais, et c'est là le hic, le clandestin manque de liquide. Donc point d'autorisation pour le modeste paysan de l'intérieur de s'en aller chercher travail et fortune dans les grandes villes industrielles de la façade pacifique. Alors que faire ? Heureusement, les gérontes du Comité central sont pragmatiques : ils demandent à leurs subordonnés de fermer les yeux sur les « migrations illégales ». Plusieurs dizaines de millions de ruraux chinois peuvent donc gagner les villes de l'est. Mais là-bas, une mauvaise surprise les attend : on les a laissés partir, mais sans leur donner une autorisation légale. Donc, là où ils arrivent, ils n'ont pas d'existence administrative. Comprenez-vous ? L'entreprise qui les embauche, pour ainsi dire, ne recrute personne. Et personne ne demande pas le même salaire que quelqu'un... car j'ai caricaturé en disant qu'il n'y avait pas de droit du travail en Chine. Il y a en effet un statut relativement protecteur pour l'ouvrier chinois, mais uniquement pour le travailleur officiel. Or la Chine recourt de plus en plus à ces clandestins des campagnes, moins coûteux et moins protégés. Il y a toutefois un danger : et si le rural déraciné taillable et corvéable à merci, exaspéré, s'écarte de la voie du labeur, de l'humilité et de l'abnégation ? Vous apprendrez que les autorités s'avisent alors, bien à propos, que personne est un intrus qui ne devrait pas être là. On lui donne 48 heures pour déguerpir et rejoindre les champêtres contrées dont il est originaire... Toute ressemblance avec des méthodes pratiquées, ou ayant été pratiquées, en Europe par un patronat cupide à l'égard d'immigrés clandestins (vraiment étrangers ceux-là) serait le fruit d'un hasard fortuit.

 

Le modèle politique chinois : centralisme, ordre, paix

D'accord pour le domaine économique, mais qu'en est-il en matière politique ? La Chine a-t-elle atteint le stade du « Bon Gouvernement » qui faisait tant rêver les élites siennoises de la Renaissance au point qu'elles le firent représenter dans une fresque demeurée célèbre ? C'est à voir. A première vue, rien de très engageant. Pas de fonctionnement démocratique, pas de liberté d'expression et les droits de l'homme... n'en parlons pas. Certes, mais il y a deux manières de juger un État : soit on considère la noblesse de ses valeurs, soit on mesure son efficacité. La théorie contre la pratique. Si côté théorie, la Chine ne brille pas, côté pratique, elle resplendit. Car l’État chinois est le garant et la caution de l'ordre économique susdécrit, ordre sévère mais sain, le bonheur de l'Homme étant le corollaire nécessaire d'une économie harmonieuse. Quel européiste osera dire le contraire ? Quel hypocrite nierait que la construction européenne profite d'abord au patronat, aux grandes entreprises (les PME, elles, en souffrent souvent) et à la finance ? Regardez l'euro : de plan de sauvetage en plan d'aide, les bourses font les montagnes russes depuis des mois. Mais qui donc s'en met plein les poches ? Pas besoin d'un dessin. Pour les vrais européistes, capitalistes et libéraux – je mets de côté les touchants naïfs qui scandent encore « Europe sociale ! Europe sociale ! » un peu comme des marins qui essaieraient de ramer pour sauver un bateau qui coule sans comprendre que c'est la coque qui a un trou –, le seul objectif, c'est la paix et le business. Ou plutôt la paix pour faire du business. Pour cela, il faut l'ordre. Or, la démocratie, c'est compliqué et peu efficace. La liberté pose d'insolubles problèmes, notamment la possibilité de résister à la voie du labeur, de l'humilité et de l'abnégation. La liberté produit le désordre et l'insoumission. Quelle horreur ! De surcroît, la République française parle même d' « égalité ». Mais où va-t-on ? La démocratie permet au peuple de se fourvoyer, et lui fait oublier ses véritables intérêts.

 

Le Bon Gouvernement ne saurait être démocratique, puisque la Chine est passée du Tiers-Monde au rang de deuxième (et incessamment sous peu première) puissance mondiale, tout en étant une dictature (du prolétariat, s'entend). Dans le même temps, la France et le Royaume-Uni, états démocratiques, ont perdu des places depuis le début du XX° siècle. Tirons-en les conséquences. Le Bon Gouvernement doit être aristocratique au sens premier : le gouvernement des meilleurs. Comment choisir les meilleurs ? L'élection n'est pas un bon moyen : la plèbe ignorante a trop tendance à aduler les populistes, les fascistes, les démagogues, les nationalistes, bref, la lie de la classe politique. Les meilleurs ne peuvent que se choisir entre eux, se coopter. Se coopter ? Tiens, tiens. Les membres du Comité central ne seraient-ils pas cooptés ? Eh bien non ! Ils sont élus, mais par les dirigeants du Parti Communiste qui, eux, sont cooptés. Ainsi, le système chinois est parfait puisqu'il marie harmonieusement démocratie et aristocratie : les meilleurs se choisissent entre eux, puis élisent les dirigeants. Comme il n'y a que les meilleurs qui votent, ils ne peuvent que choisir les meilleurs des meilleurs. Est-ce clair ? L'Union européenne doit suivre cette voie que n'aurait pas renier Platon, l'un des plus grands penseurs grecs. Elle essaie : songez à cette magnifique institution qu'est la Commission européenne de Bruxelles, composée d'experts et de gens d'expérience, cooptés. Mais le système a des failles : les membres de la Commission sont plus ou moins choisis par des dirigeants nationaux élus au suffrage universel, qui ne peuvent pas être les meilleurs puisque le peuple se trompe (presque) toujours. Il y a pire : la Commission doit être investie par le Parlement européen de Strasbourg, où justement est envoyée la lie de toutes les classes politiques des pays membres, ceux qu'on expédie au loin, à Strasbourg (enfin bon, pour les Français, c'est toujours en France) pour ne plus les revoir.

 

Admirons maintenant le fonctionnement de la Chine communiste : un État centralisé et incontesté. Et ça marche ! Dans l'UE, nous sommes handicapés par tous ces gouvernements nationaux qui prétendent représenter des nations souveraines. Il faudrait en finir avec ces États-nations chimériques aux mains dégoulinant du sang de millions d'innocents et qui nous rappellent les « heures sombres de notre histoire ». Et j'emploie le singulier : l'Europe est en réalité une nation (qui s'ignore apparemment, mais c'est un détail). Il y a donc une, et une seule, histoire européenne. Les deux guerres mondiales sont des « guerres civiles européennes ». Tous les résistants de la Seconde Guerre Mondiale se sont battus pour l'Europe Libre. J'ai longtemps cru que seuls les SS se battaient, tuaient et torturaient au nom de l'Europe, une GroB Europa aryenne et nationale-socialiste. Je me trompais. De Gaulle se battait pour l'Europe, tout comme Tito. Ah ! Ces choses qu'on nous avait cachées ! L'Europe étant une nation, il lui faudrait un gouvernement central unique qui assure l'ordre. Regardez en Grèce : le gouvernement « national » fait-il respecter l'ordre ? Non. La solution ? Une police anti-émeute européenne et des blindés avec la bannière azur aux étoiles d'or.

 

Au fond, que se passe-t-il en Grèce ? A peu de chose près la même chose qui se passe au Tibet. Dans les deux cas, nous avons affaire à une province pauvre et, il faut le dire, un peu arriérée (Tibet/Grèce) à qui la généreuse mère-patrie (Chine/Europe) apporte le progrès, le développement et la modernité sans lesquels aucun bonheur terrestre n'est possible. Et voilà que les misérables crachent dans la soupe. Pourtant, qu'étaient ces provinces avant que la Grande Nation ne les accueillent généreusement en son sein ? Rien, ou pas grand-chose. Le Tibet se morfondait sous le joug féroce d'une théocratie féodale, tandis que la Grèce était ballottée de coups d'état en restauration et de guerre civile en dictature. Oui, la Grèce doit tout à l'Europe, comme le Tibet doit tout à la Chine. D'ailleurs, ne sont-ce pas les grandes puissances européennes qui ont permis à la Grèce de s'émanciper de la domination ottomane ? Qui tirait sur les Turcs à Navarin le 20 octobre 1827 ? Alors, on voit mal comment les Grecs peuvent oser faire preuve d'ingratitude. Au lieu d'utiliser les saines méthodes chinoises, certes un peu brutales de prime abord mais d'une redoutable efficacité, l'UE est bonne pâte. Elle négocie, elle réprimande gentiment, elle demande le consentement. Au diable les palabres ! Quelques régiments de soldats européens feraient sans doute merveille en tirant sur la foule. Les policiers grecs sont un peu mou. On a l'impression qu'ils hésitent parfois à utiliser la manière forte, comme si une obscure solidarité les unissait aux manifestants. L'idéal serait d'envoyer des policiers d'une autre province européenne. D'Allemagne ou de Hongrie par exemple...

 

Message au peuple grec

Je voudrais terminer cet article sur une note plus sérieuse. D'abord, je pense que M. Papandréou s'est déshonoré en promettant un référendum à son peuple avant de se rétracter. J'espère qu'il quittera pour toujours la vie politique de son pays. Mais c'est aux Grecs de décider, car la Grèce est une nation souveraine et démocratique, et je souhaite de tout cœur qu'elle le reste, quoique que fassent les eurobureaucrates. Les Grecs connaissent le prix de la liberté et de l'indépendance, et ils en ont payé le prix tout au long des XIX° et XX° siècles. Je suis convaincu que le peuple grec, qui est digne d'estime (1), ne se laissera pas abattre. Ce sera son honneur, je l'espère, de montrer aux autres nations d'Europe dont la nôtre, prisonnière de sa torpeur depuis des années, qu'il existe une autre voie que celle de la résignation et de la soumission. Les Grecs des générations précédentes, comme les Français qui nous ont précédé, se sont-ils battus durant des décennies pour que leur nation soit humiliée, mise sous tutelle et privée de son indépendance ? Voilà pourtant le vrai visage de l'UE que tous les europhiles refusent de voir depuis si longtemps.

 

Je veux dire ensuite que j'ai été outré, en tant que Français, en tant que citoyen et en tant que nationaliste résolument attaché à la souveraineté des nations (et je dis bien « des nations », pas seulement la mienne), des simagrées de M. Sarkozy et de Mme Merkel condamnant le référendum grec. Qui peut imaginer que le peuple français ou le peuple allemand, dans une situation comparable, ne serait pas consulté sur sa mise sous tutelle ? La façon dont nombre de dirigeants se conduisent à l'égard de la nation grecque est ignoble. Elle nous rappelle aussi qu'il n'y a aucune égalité entre les pays de l'UE : les grands (France, et plus encore Allemagne) décident, les petits sont priés d'acquiescer. Un vrai républicain ne saurait approuver une attitude aussi arrogante et hautaine. D'autant que les mêmes qui somment la Grèce de se soumettre se déculottent sans vergogne, hier devant Kadhafi, aujourd'hui devant Hu Jintao. Quelle noblesse ! Quel courage ! Je n'ai pas honte d'être Français pour ce qu'a fait M. Sarkozy, mais lui fait honte à notre pays et aux valeurs qui devraient être celles d'un républicain. Je me souviens avoir entendu l'éminence grise, Henri Guaino, le Père Joseph du Président (quoique... comparer Nicolas Sarkozy à Richelieu, n'est-ce pas insulter le second?) nous expliquer qu'il est un fervent défenseur du référendum (il a voté « non » en 2005 paraît-il) mais là, vous comprenez, ce n'est pas « opportun ». Avec de tels défenseurs, la démocratie a-t-elle encore besoin d'ennemis ?

 

Enfin, je veux relayer cet appel lancé par le grand compositeur grec Mikis Théodorakis (2), dont le prestige reste grand malgré quelques déclarations fracassantes sur les juifs (américains notamment). Au vu de son curriculum vitae, il est cependant difficile de le taxer de nazisme. D'abord, j'apprécie l’œuvre musicale de Théodorakis, qui a composé (entre autres) de magnifiques bouzoukis qui résument bien souvent le charme de la Grèce. Ensuite, c'est un homme profondément patriote et attaché à la démocratie, qui mérite le respect pour cela. Ce faisant, il a régulièrement protesté contre le droit d'ingérence, en Serbie, en Irak. Un anti-BHL donc, comme tout intellectuel sérieux devrait l'être. Je ne dis pas que j'approuve tout ce que dit Mikis Théodorakis dans sa lettre ouverte, mais il a au moins le mérite de défendre son peuple, l'honneur de la Grèce et d'appeler à un sursaut national. Il n'y a peut-être pas que la Grèce qui en a besoin...

 

(1) //blog-nationaliste.blog4ever.com/blog/lire-article-286920-1751434-grece__allemagne__belgique__le_beau_visage_de_l_ue.html

 

(2) //blogs.mediapart.fr/blog/liliane-guillerm/301011/lettre-ouverte-aux-peuples-d-europe-par-mikis-theodorakis



08/11/2011
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