Nationaliste Social et Ethniciste

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Crise migratoire: lettre ouverte aux Français

Françaises, Français, mes chers compatriotes,

 

Depuis quelques semaines maintenant, vous subissez une odieuse propagande doublée d'un inadmissible terrorisme intellectuel. La photo du petit Aylan, sans vie, rejeté sur le rivage comme un déchet, vous a peut-être émus. Je le comprends. Qui peut souhaiter qu'un malheureux enfant périsse dans de telles conditions ? Pour ma part, j'ai ressenti un profond malaise devant cette photo. Pour moi, les morts ont droit au respect, et exhiber ainsi un cadavre est à mes yeux indécents. Cette façon de faire, qui consiste à choquer jusqu'au dégoût et jusqu'à la nausée, est très malsaine. A force de surenchérir dans l'émotion, les gens finiront par ne plus s'émouvoir de rien. Nos média et nos élites ont tort de jouer la carte du sensationnel glauque. Ce n'est pas en abreuvant nos concitoyens d'images-chocs que l'on va développer leur sensibilité. Au contraire, on les blasera, on les lassera.

 

Il y a l'image et il y a ce qu'on en a fait. Et là, j'invite tous mes compatriotes encore attachés à la raison à hurler au scandale avec moi. Comment peut-on inscrire « liberté » aux frontons des édifices publics et exiger que tout un chacun communie dans la même indignation ? Au nom de quelle « valeur républicaine » serions-nous tous tenus de penser la même chose sur cette question des migrants ? Est-il encore possible, au pays des Lumières, au pays d'Hugo et de Voltaire, de faire entendre une voix discordante ? On se le demande. La manipulation de la photo d'Aylan (sans parler de l'interview du père) et le matraquage médiatique qui s'en est suivi sont dignes des régimes totalitaires, et je pèse mes mots. Aussitôt assurée la fantastique publicité du cliché insoutenable, les média, les politiques, les artistes ont commencé à nous répéter en boucle le catéchisme immigrationniste, la sempiternelle leçon de morale sur les « devoirs de la France » et sa « tradition d'accueil ». Les membres du showbiz se sont fendus d'un appel solennel réclamant, que dis-je exigeant, que la France ne reste pas les bras ballants pendant que l'Allemagne, elle, réserve le meilleur accueil aux pauvres Syriens persécutés par Daesh. Il faut d'ailleurs saluer l'audace des journalistes et le sens de la communication des autorités allemandes : filmer l'arrivée des migrants, souriants et heureux, entourés de gentils Allemands applaudissant et criant « bienvenu », il fallait oser. Car, bien sûr, tout cela est parfaitement spontané, comme l'enthousiasme délirant des foules de Pyongyang lors des défilés militaires nord-coréens. Allons, nous, les démocraties occidentales, nous ne versons pas dans la mise en scène grandiloquente, c'est bien connu.

 

Il y a les gentils, les charitables, ceux qui accueillent. Et puis, comme toujours, il y a les vilains, les fascistes, les xénophobes, ceux qui répugnent à accueillir. Et d'abord les Hongrois. Viktor Orban a déjà beaucoup fait pour être le mouton noir de notre belle Union européenne, solidaire et fraternelle, comme on l'a bien vu en Grèce. Me vient à l'esprit cette image d'un journaliste du Petit journal de Canal +, fièrement (et courageusement) campé devant les barbelés placés à la frontière serbo-hongroise, en introduction d'un reportage au cours duquel le journaliste a suivi des migrants depuis la Turquie. L'occasion de constater, soit dit en passant, que les passeurs sont turcs et que les sympathiques commerçants turcs de Bodrum vendent au prix fort des gilets de sauvetage tout en houspillant sans ménagement le journaliste un peu curieux. Ah, la solidarité entre musulmans, c'est beau. Il n'y a qu'ici qu'ils sont solidaires contre les mécréants que nous sommes. Dire que pendant ce temps-là on traite de salauds les Européens qui depuis des mois secourent des migrants en Méditerranée et les laissent franchir les frontières avec des discours de fermeté que démentent les faits. Pendant ce temps-là, la très pieuse Turquie de Recep Tayyip Erdogan laisse des migrants s'embarquer, clandestinement et dangereusement, pour les îles grecques les plus proches, et tout le monde trouve cela normal. Vue la facilité avec laquelle le journaliste a trouvé le point d'embarquement des migrants, je pense que la police turque doit déployer un zèle admirable pour endiguer le flux de migrants. Et comme le voyage est dangereux, on pourrait à la limite accuser le gouvernement turc de non-assistance à personne à danger, mais je divague... Je pense que l'expression « profondément injuste » qualifie assez bien le discours culpabilisant qu'on assène en permanence aux Européens, pendant que la Turquie ou les riches monarchies du Golfe ne font rien, quand elles n'exploitent pas la détresse des migrants.

 

Vous avez eu droit bien évidemment à des reportages qui montrent exclusivement le point de vue du migrant, avec un mélange de misérabilisme et de compassion larmoyante qui, encore une fois, frôle l'indécence. A force d'abuser du pathos facile, on finit par rater sa cible. Trop d'émotion tue l'émotion. Et je ne résiste pas à l'envie de retranscrire un dialogue, fictif quoique, digne d'un journalisme d'investigation de grande classe :

 

Le journaleux : « bonjour, d'où venez-vous ? »

Le migrant : « de Syrie »

Le journaleux : « pourquoi avez-vous quitté la Syrie ? »

Le migrant : « pour fuir la violence, c'est la guerre là-bas, vous savez » (comme s'il allait répondre : « non, non, je m'ennuyais à Alep, j'ai décidé de passer des vacances clandestines en Europe »)

Le journaleux : « vous savez que le voyage est dangereux ? Que des gens sont morts durant la traversée ? »

Le migrant : « oui » (pourquoi crois-tu que je porte un gilet de sauvetage, bourricot?)

Le journaleux : « et vous voulez quand même tenter la traversée ? »

Le migrant : « oui » (tu crois vraiment que j'ai traversé toute la Turquie pour faire demi-tour et rentrer à Alep, ducon?)

Le journaleux : « vous savez que c'est dangereux, et pourtant vous emmenez votre enfant de trois ans ? »

Le migrant : « oui » (c'est vrai ça, dis donc, pourquoi s'embarrasser du mioche ? Il gueule sans arrêt et si ça se trouve, il va pisser dans le bateau, on ferait mieux de l'abandonner sur la plage, tu crois pas, Fatima?)

 

Alors ? Franchement, vous ne croyez pas qu'il faut au moins avoir fait l'école de journalisme pour poser de telles questions ? Je ne sais pas vous, mais moi, dans ce type d'interviews, je connais les réponses avant même que le journaleux ait posé ses questions... En revanche, je n'ai entendu aucun entretien avec un dirigeant ou un cadre de la police hongrois. Une omission involontaire de nos brillants journalistes, sans doute. Là encore, quand on sait qu'il n'y a pas si longtemps les pays situés à la périphérie de l'espace Schengen étaient sommés, parfois avec rudesse, de « tenir » la frontière de « notre Europe », notre chère Europe, le mot « injuste » me vient à nouveau à l'esprit. La Hongrie a essayé de tenir « notre » frontière européenne... Et elle a récolté, en remerciement, l'opprobre générale, les insultes et les anathèmes.

 

Pendant ce temps-là, nous autres Français, sommes traités de salauds et de racistes parce qu'un récent sondage indique que 55 % d'entre nous seraient défavorables à l'assouplissement des conditions d'obtention du droit d'asile. L'observateur attentif notera que les Français ne refusent pas d'accueillir des réfugiés syriens, ils veulent juste que les règles en vigueur soient respectées. Il en faut peu, de nos jours, pour être un salaud xénophobe. Je me souviens, il y a encore quelques années, il fallait avoir le crâne rasé, proclamer son allégeance à Jean-Marie Le Pen ou bien arborer une croix celtique. Être un salaud xénophobe, ça se méritait tout de même ! Aujourd'hui, même la xénophobie s'est démocratisée, c'est dire si ce pays va à vau l'eau. Vous êtes contre l'assouplissement des conditions pour l'obtention du droit d'asile ? Vous êtes un salaud xénophobe. Pour l'accueil des migrants, vous osez dire « oui, mais... » ou « ce n'est pas simple, il faut réfléchir », vous êtes un salaud xénophobe, un monstre sans cœur, un ignoble rejeton tout droit sorti du ventre putride de la Bête immonde toujours féconde. Comment osez-vous ne pas anesthésier votre cerveau, ne pas renoncer à votre raison et à votre liberté de pensée, devant ce petit corps frêle et sans vie, gisant sur une plage turque, existence brisée au seuil de son commencement par la cruauté inique de nos gouvernants ?

 

Alors, en somme, on nous somme. On nous somme d'accueillir, et avec le sourire et les pancartes de bienvenue s'il vous plaît. On nous somme de faire comme l'Allemagne, parce que l'Allemagne, elle, accueille. Pour une partie des élites françaises, l'Allemagne a de toute façon toujours raison. Elle avait raison en 33 de donner le pouvoir à Hitler, un homme qui a relancé l'économie. Elle avait raison en 40 de nous débarrasser de ce régime républicain, pourri et enjuivé, qui nous avait plongés dans l'indolence, l'oisiveté et l'esprit de jouissance. Elle avait raison au début des années 2000 lorsqu'elle a fait ce qu'il faut pour retrouver sa compétitivité en développant la précarité. Elle avait raison en 2010 d'utiliser les « travailleurs détachés » de l'est pour écraser les prix agricoles et s'assurer l'hégémonie sur le marché européen. Aujourd'hui en 2015, elle ne peut qu'avoir raison alors qu'elle se découvre une (tardive) vocation de pays ouvert et accueillant aux migrants.

 

L’Église catholique s'y est mise aussi : « une famille de réfugiés par paroisse » a dit le pape François. Je fais juste remarquer que pour les populations du Moyen-Orient, la famille ne se limite pas forcément aux parents avec leurs enfants. J'entends bien que la charité est une vertu chrétienne. Je ne suis pas hostile à ce qu'on accueille des Syriens et des Irakiens, à condition qu'il s'agisse en priorité de chrétiens, de yézidis et de musulmans minoritaires (chiites syriens, druzes). Mais, franchement, nous demander d'accueillir des musulmans, sunnites de surcroît, c'est se moquer du monde. Qu'est-ce qui s'est passé le 7 janvier 2015 ? Les problèmes d'intégration, de respect de la laïcité, de communautarisme, est-ce que ça dit quelque chose à quelqu'un ? Est-il vraiment sage dans ce contexte d'accueillir plusieurs milliers de musulmans supplémentaires (en plus de ceux qui viennent du Maghreb et d'Afrique subsaharienne) ? Non. Au clergé catholique, je dirai ceci : continuez comme ça, et dans un siècle, les chrétiens de France seront dans la situation des chrétiens d'Orient ou des Serbes orthodoxes du Kosovo, minoritaires chez eux. Est-ce cela que vous voulez, pour votre pays, pour la chrétienté, pour l’Église ? Je veux bien faire un don pour les chrétiens d'Orient et les yézidis, mais je ne verserai pas un centime pour aider les musulmans, dont beaucoup pratiquent, certes discrètement, l'épuration religieuse que Daesh mène de manière barbare et spectaculaire. Il faut voir la « tolérance » du Hamas palestinien ou des musulmans égyptiens, par exemple. La Syrie et l'Irak faisaient partie des rares pays, avec le Liban, où les chrétiens vivaient à peu près en paix. On a livré ces deux pays au djihadisme le plus rétrograde. Accueillons donc les chrétiens, en espérant qu'ils puissent un jour rentrer, et laissons les musulmans expérimenter l'obscurantisme fondamentaliste. Quand ils en auront assez, ils sauront s'en débarrasser.

 

A toutes les bonnes âmes qui prêchent la solidarité et la fraternité avec les pauvres migrants, les Français sont fondés à poser une question, indécente et bassement matérialiste, j'en conviens : qui va payer ? Parce qu'il faut s'entendre sur ce qu'on appelle « accueillir ». Il y a « accueillir » et « bien accueillir ». On connaît le caractère versatile de nos média et de notre gauche caviar : dans trois mois, à l'arrivée des frimas, ils auront oublié les migrants et prépareront comme si de rien n'était les festivités de fin d'année. Alors, si, au final, on accueille des migrants pour leur octroyer royalement une tente Quechua et deux paquets de riz par jour pour vivre, et les laisser s'entasser dans des bidonvilles (à l'écart des quartiers où résident les bienpensants, cela va sans dire), mieux vaut ne pas les accepter sur notre sol. Maintenant, si on veut faire les choses convenablement, il faut sérieusement envisager de mettre des moyens sur la table. Il faudra scolariser les enfants, fournir une couverture de santé, loger les familles, leur verser les prestations sociales. J'attire l'attention des bonnes âmes sur le fait que les migrants ont en général dépensé l'essentiel de leurs économies pour faire le voyage. Leurs maigres capitaux ont donc été prélevés par les passeurs, turcs ou autres, et les migrants nous arrivent sans rien, il faut donc tout leur fournir. L'allocation de réfugié est de 400 euros d'après ce que j'ai entendu. Il faut par conséquent envisager dans un délai raisonnable l'entrée de ces migrants sur le marché du travail [1]. Même s'ils produisent de la richesse à terme, ils vont dans un premier temps coûter cher. Où trouver l'argent dans un pays en crise économique et confronté au chômage ? J'ai des propositions à vous soumettre, mes chers compatriotes : j'invite les bobos bienpensants à laisser tomber leurs pancartes et leurs slogans pour enfin agir. Quelques-uns, d'ailleurs, ont l'honnêteté de le faire, mais ils ne sont pas assez nombreux. Que les donneurs de leçon se fassent connaître afin de contribuer directement à l'accueil de ces migrants qu'ils veulent aider. Je propose deux possibilités d'aide concrète : soit les gens acceptent de loger, et en partie à leurs frais, des migrants pendant la moitié de l'année (en s'engageant pour trois ans minimum), soit ils paieront une majoration de 10 % pour les impôts sur le revenu pendant cinq ou dix ans (car l'intégration se fait dans la durée), une sorte de « cotisation solidarité » réservée aux volontaires. Et, bien sûr, on modulera la capacité d'accueil de la France en fonction de l'effort consenti par ces généreux volontaires. On verra ainsi si la générosité affichée par certains est suivie des faits... Je propose également que les enseignants qui affichent bruyamment leur soutien aux migrants dans les salles des profs donnent des cours à ces derniers. Bénévolement et pendant les vacances, cela va sans dire.

 

Il y a d'autres pistes : on pourrait envisager de supprimer le régime chômage des intermittents du spectacle, si onéreux pour la collectivité. De la même façon, un certain nombre de musées, de festivals, de manifestations culturelles, tous subventionnés pourraient être supprimés afin de récupérer des fonds. Rien que dans ma ville, deux structures en déficit chronique permettraient à la municipalité de faire de substantielles économies si on les fermait. Entendons-nous : je ne parle pas de fermer les grands musées, les théâtres, les opéras, les joyaux de notre patrimoine, ni même les petits musées locaux, souvent modestes, qui sont peu coûteux. Non, je pense plutôt à tous ces musées d'art contemporain qui exposent les œuvres de prétentieux patentés et dont les allées sont étrangement vides, on se demande pourquoi. Le musée Soulages de Rodez, par exemple. Bref, vous l'aurez compris, il s'agit de faire peser l'effort financier sur les bobos qui sont les premiers défenseurs des migrants martyrs.

 

Sinon, qu'adviendra-t-il ? J'ai ma petite idée : on demandera « aux autres » de faire des efforts. Et les autres, ce sont les ouvriers, les employés, les couches populaires. A ceux-là, on expliquera qu'il faut laisser les logements sociaux aux Syriens. On leur expliquera qu'il faut partager le travail qu'ils n'ont pas avec les nouveaux arrivants. Je pense aussi aux campagnes : on trouvera bien quelques hôpitaux et quelques écoles à fermer, quelques services publics à supprimer, quelques privilèges indus à ôter à ces salauds xénophobes. Et l'argent récupéré grâce à l'abandon des beaufs permettra sans doute de financer la générosité des bienpensants, n'est-ce pas ? Comme cet argent sert d'ailleurs déjà à acheter la paix dans les quartiers « difficiles » en subventionnant des associations à l'utilité douteuse, en construisant des installations sportives, des maisons de la culture, des médiathèques, etc. C'est fou de constater qu'on trouve toujours de l'argent pour certains, alors qu'il n'y en a pas pour d'autres. Mais mes concitoyens auront depuis longtemps constaté qu'on ne voit guère de pétitions circuler dans le showbiz ou parmi les « intellectuels » pour protester contre les fermetures d'usines, le chômage ou pour demander l'éradication de la pauvreté dans les campagnes picardes ou berrichonnes. Apparemment, il y a des gens qui méritent qu'on s'apitoie sur leur sort, qui méritent d'être défendus, qui méritent notre solidarité, et d'autres moins, alors que ces derniers sont nos compatriotes. C'est tout le problème de l'amour de l'Autre : il a tendance à générer la haine de son semblable...

 

Françaises, Français, mes chers compatriotes, ne vous laissez pas embobiner par les marchands de bons sentiments. Réfléchissez bien au coût de l'accueil des migrants pour notre pays, et plus encore à la répartition des frais. Ne vous laissez pas abuser par les hypocrites qui se montrent volontiers généreux avec l'argent des autres. Demandez-vous qui tirera profit de cette présence, et qui en pâtira. Interrogez-vous sur les conséquences sociales et culturelles de cette prétendue générosité. Et surtout, surtout, ne vous laissez pas impressionner par les procès d'intention, les injures et les insinuations. Les bobos, la gauche caviar, les élites bienpensantes n'ont aucune leçon à nous donner, alors qu'ils mènent une politique de régression sociale et de dissolution nationale. Notre génialissime ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, a déclaré récemment, concernant le sondage que je citais : « il y a des sujets sur lesquels les politiques ne doivent pas suivre le peuple ». Il y a aussi des moments où le peuple doit sanctionner ses dirigeants indignes. Mes chers compatriotes, pensez-y lors des prochaines élections régionales...

 

[1] Le blogueur Descartes a magistralement commenté un dessin de Plantu qui souligne la plus grande flexibilité des travailleurs immigrés, le dimanche par exemple. Le dessin transpire par ailleurs la haine du travailleur français qui tâche de défendre ses droits. Mépriser à ce point les ouvriers et leur longue lutte pour obtenir une vie décente, c'est tout simplement abject. Sur ce coup-là, Plantu c'est Pierre Gattaz avec un crayon. 



11/09/2015
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