Nationaliste Social et Ethniciste

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Football: spectacle jubilatoire

 

Certains en doutaient encore. Espérons que tous les décérébrés qui pissent de la bière en beuglant « Allez les Bleus! » (3 000 ans de civilisation pour en arriver là...) vont enfin ouvrir les yeux. Regardez-les, vos millionnaires apatrides courir après leur baballe. Qu'ils sont beaux! La fierté de notre pays! Pauvre gouvernement français qui espérait que le foot ferait oublier la réforme des retraites...


Le football, un sport pourri

Je n'ai jamais aimé le foot. Les perturbateurs de ma classe, lorsque j'étais élève à l'école primaire et au collège, étaient souvent des joueurs de foot. Comme par hasard, ils étaient souvent agressifs et insolents. Ce qui m'amène à m'interroger sur les prétendues vertus pacificatrices et éducatives du sport en général et du foot en particulier. Je ferme là cette parenthèse psychanalytique.

 

Oui, je le confesse, je me suis laissé entraîner par l'euphorie de 1998. Une erreur de jeunesse? Pas sûr. Oserai-je dire que l'état d'esprit de l'équipe était meilleur? Et puis c'était en France. Et j'ajouterais que l'équipe d'alors était un brin plus représentative de la population française... mais chut! SOS-Racisme veille soigneusement à ce que ce type d'opinion soit réprimée. La France « black-blanc-beur », je n'étais pas loin d'y croire et d'y adhérer. Puis les Indignes de la République, le CRAN et le MRAP ont diffusé leurs discours haineux envers la France et les natifs. Puis on a commencé à parler de discrimination positive, on a vu des postures victimaires au service d'ambitions communautaristes et un islam de plus en plus envahissant. Et puis il y a eu les fameuses émeutes de 2005. Depuis, les choses sont claires pour moi: pas de France multiculturelle. Je dois dire aussi qu'à l'époque, hormis une méfiance envers le foot et le sport en général (syndrome de « l'intello pas doué en EPS »), je n'avais rien contre les footeux. Le temps passant, une solide haine, moins du sport que de la gent footballistique, s'est construite. Pourquoi? Le football est un milieu rempli de violence et de bêtise. Et je pense d'abord au foot amateur. On s'en prend avec virulence ces temps-ci à l'équipe de France, mais ces joueurs ne sont que la vitrine d'un milieu corrompu où règne des règles tribales confinant aux méthodes mafieuses. Les joueurs amateurs donnent bien souvent le mauvais exemple: bagarres, insultes, irrespect (envers les arbitres notamment). Et cela ne date pas d'hier: je renvoie à l'excellent film de Jean-Pierre Mocky, A mort l'arbitre! avec Michel Serrault et Eddy Mitchell. Toutes les tares des supporters de foot y étaient magistralement dépeintes. Les discours sur la fraternité, l'esprit d'équipe ou les « belles valeurs » du sport sont de la poudre aux yeux. Dans le football professionnel de haut niveau, on retrouve les comportements du foot amateur, avec un petit plus: le fric, le bling-bling, le « marketing » et ce qui va toujours avec, les magouilles et la corruption. De ce point de vue là, on est bien dans cette société de connivence qu'incarne à merveille Nicolas Sarkozy. D'ailleurs, au lieu de gouverner la France, le Président préfère réunir une table ronde sur la crise de l'équipe de France. Ou l'exemple le plus détestable de l'État-spectacle qui se préoccupe d'amuser la populace, afin d'endormir la conscience civique dont nos compatriotes ont pourtant bien besoin. Alors même que l'abstention progresse de manière effrayante lors de certains scrutins, les politiques vont au chevet d'une équipe de foot moribonde!

 

Je dois l'avouer, parfois, j'ai des pulsions meurtrières envers la gent footballistique, cette lie de la société que je verrais bien réunie dans un stade (joueurs et supporters), offerte à un mitraillage exterminateur mais salutaire. Oui, détruire le milieu footballistique serait à mon avis une mesure de Salut, que dis-je, de salubrité public. Le foot rend bête, méchant et violent. Et cette violence coûte cher: il faut payer les primes des CRS mobilisés par centaines lors de certains matchs. Il faut payer pour réparer les dommages parfois occasionnés par les bagarres. J'ai une pensée toute particulière pour les supporters de l'équipe d'Algérie, dont certains paraît-il s'étonnent qu' « Algérien » devienne presque synonyme de « racaille ». Regardez vos agissements, les gars! Et les sanctions sont rarement sévères, quand encore il y en a. Et que dire des cars rendus dans un état déplorable? Que dire des wagons vandalisés par des supporters dont les journalistes aiment à souligner l'esprit « bon enfant »?

 

Que dire à présent des mésaventures rocambolesques des Bleus en Afrique du Sud? D'abord, Merci Raymond. En tant que Français très hostile au foot, je dois dire que rarement un sélectionneur a autant œuvré pour faire détester son sport. Pour les joueurs, c'est simple: le foot est devenu une des vitrines de la racaille (avec le rap), donc les Bleus sont la vitrine de ladite racaille. Après 1998, les joueurs de l'équipe de France avaient acquis une aura, et tâchaient, reconnaissons-le, de se conduire dignement. On a même l'exemple d'un joueur, Lilian Thuram, qui a chaussé des lunettes, s'est pris pour un intellectuel, écrit des bouquins et vient parler sur les plateaux télé comme expert de la misère aux Antilles ou en Afrique. Son livre sur les « Étoiles noires » est édifiant: Esope, le poète antique, est présenté comme un noir d'origine nubienne, thèse rejetée par la plupart des spécialistes. M. Thuram reprend la théorie très contestable d'un pseudo-savant plus préoccupé par la cause noire que par la vérité scientifique (1). Toutefois, un Lilian Thuram mérite infiniment plus de respect que certains joueurs actuels. Déjà, le bel édifice s'était lézardé avec le coup de boule de l'idole indétrônable, Zinedine Zidane, geste que presque tout le monde avait excusé à l'époque. C'était pourtant grave. Cet acte a montré une chose: il ne faut pas grand-chose pour qu'un joueur de foot redevienne ce que beaucoup d'entre eux ne cessent jamais d'être, un voyou de banlieue. Et puis il y a eu la « main » d'Henry pour la qualification, face à l'Irlande. Pas très sport. Là, nous avons eu un festival. Franck Ribéry, l'un des rares natifs de l'équipe, est un modèle de racaille. Il parle dans un langage que ne renieraient pas les lascars du 9-3. Apparemment, Monsieur se prend aussi pour un caïd et se permet de pourrir la vie à certains joueurs peut-être mieux élevés, comme Yohan Gourcuff. On a l'exemple même, avec Franck Ribéry, du Français de souche qui s'intègre aux minorités, et en ne prenant pas les meilleurs exemples que ces dernières offrent! Franck Ribéry serait également converti à l'islam, et il n'a pas manqué d'épouser une femme maghrébine. D'ici à ce qu'il prenne lui-même un nouveau nom à consonance arabe... Une chose m'intrigue: aujourd'hui, l'idée même de franciser les immigrés et leur descendance passe pour un discours au mieux paternaliste, au pire fasciste et raciste. En revanche, l'islamisation et l'arabisation des natifs ne posent problème à personne. Serait-ce le cours normal des choses? Étrange conception de l'égalité. En tout cas, M. Ribéry ne paraît pas très respectueux de la fidélité conjugale, même s'il ne fréquente que des prostituées certifiées hallal. Le capitaine, Patrice Evra, nous a montré le code de l'honneur footballistique sous son meilleur jour: il a lancé la meute sur le « traître », le fayot, la balance. Aurait-il intégré la Cosa Nostra lorsqu'il jouait à Marsala en Sicile? Patrice Evra est l'exemple même de ces joueurs qui n'ont rien à faire dans l'équipe de France: fils d'un diplomate guinéen, M. Evra s'est retrouvé en Europe parce que son père y a été muté. Il y a acquis la nationalité française (2). Les fédérations sportives françaises (toute discipline confondue) ont en effet la regrettable habitude de « faire leur marché » dans les anciennes colonies francophones d'Afrique subsaharienne, et du Maghreb dans une moindre mesure. Le problème est que cela commence à se voir un peu trop...

 

La France n'est pas le seul pays d'Europe à accueillir de nombreux immigrés. Mais en Angleterre, la plupart des joueurs ne sont pas d'origine africaine ou indienne, pas plus qu'en Allemagne ils ne sont majoritairement d'origine turque ou des pays de l'Est. Idem pour les Pays-Bas. Si on regarde les noms des Bleus, la plupart ne sont pas de consonance française, ce ne sont donc pas des Antillais. Les Bleus forment de plus en plus une équipe afro-caribéenne où l'élément africain prend le dessus. Dans les années 80 déjà, il y avait des joueurs d'origine étrangère, comme Platini. Mais moins qu'aujourd'hui. Et la plupart étaient nés en France. En 1982, douze joueurs sur vingt-deux ont des noms à consonance française (sans compter que parmi les noms italianisants il y a peut-être des Corses ou des Niçois). En 1998, treize joueurs sur vingt-deux ont des noms à consonance française (ce qui n'empêche pas certains d'être Antillais, mais ce sont des Français à part entière pour le moment). En 2010, neuf joueurs sur vingt-deux ont des noms à consonance française (3). La baisse est anecdotique, mais ce qui est plus frappant, c'est que la quasi-totalité des noms étrangers sont africains (une bonne dizaine) là où auparavant il y avait plus de diversité (noms espagnols, italiens, arméniens, portugais, arabes en 1998). Par conséquent, notre équipe de la « France diverse » est de moins en moins diverse... Elle n'est plus « black-blanc-beur » mais « black-blanc-black », les beurs ayant quasiment disparu. Quand on voit les Bleus sur le terrain, on se demande parfois si la France est un pays africain... Là encore, pas de confusion: qu'il y ait des noirs dans l'équipe de France (d'origine antillaise ou africaine) ne me dérange pas, mais qu'il n'y ait presque que des noirs, ça me gêne un peu, d'autant que ce n'est pas le cas dans les autres pays d'Europe. Cela me gêne d'autant plus que les mêmes qui s'en réjouissent, je l'ai déjà dit, sont parfois ceux qui se plaignent qu'il n'y a pas assez de députés issus des « minorités visibles » à l'Assemblée nationale... du moins en France métropolitaine, car beaucoup d'élus d'outre-mer sont gens de couleur, ce qui est normal puisqu'ils représentent la majorité des ultramarins. Mais en métropole, qui est majoritaire? Ce sont les blancs. Puisque les blancs minoritaires d'Outre-mer acceptent des députés de couleurs, pourquoi les Maghrébins et noirs minoritaires de métropole refuseraient-ils des députés blancs? Comme toujours, la discrimination présumée est à sens unique... Sur les quatre députés de Guadeloupe, tous sont noirs ou mulâtres (notons que la parité homme-femme est respectée). Or, les personnes « de type européen » représentent 9 % de la population guadeloupéenne. Eh bien, ça ne me choque pas qu'il n'y ait pas de députés « blancs » en Guadeloupe, mais si le CRAN et consorts continuent à se plaindre, alors nous serons en droit de réclamer un député blanc en Guadeloupe(4)! Par conséquent, j'estime que les « minorités visibles » n'ont pas à se plaindre. On les voit assez sur le terrain. Et en politique, les bonnes idées de Christiane Taubira ont été suffisamment néfastes.


Le retentissement de cette crise

Depuis deux jours, le monde s'est arrêté. Les deux tiers du 20h sont consacrés à des questions existentielles: que faire face à ce délitement sans précédent de l'équipe de France? Qu'est-ce que cela nous enseigne sur notre société?

 

La première question appelle une réponse simple: rien. Rien de plus que ce qui est prévu. L'équipe va changer d'entraîneur. De toute façon, après ce qui s'est produit, Raymond Domenech était obligé de partir. Il va enfin pouvoir souffler, le pauvre. Souhaitons-lui une bonne retraite, qu'il aura d'ailleurs confortable. Tous les Français ne peuvent pas en dire autant. Pour le reste, il faudrait effectivement fermer les stades voire mitrailler toute la gent footballistique. Mais, outre le fait que le procédé n'est guère respectueux des valeurs républicaines, on me signale qu'il faudrait massacrer plus de la moitié des Français. Diable! Je serais tenter de dire que la force d'un pays se mesure plus à la qualité de ces citoyens qu'à leur nombre, mais c'est un autre débat. Si le nationalisme de tendance jacobine doit conduire à des solutions dignes de Pol Pot ou d'Hitler, c'est à désespérer! Il nous faudra, je le crains, tolérer les footeux au nom de la liberté républicaine. Bon. Mais doit-on tolérer leurs débordements? Je dis non! Qu'on réprime sans faiblesse les violences des hooligans et autres supporters décérébrés. Surtout, qu'on nous épargne la propagande footballistique. Le « drame », la « tragédie » que nous vivons, ont été soigneusement préparés par les médias. Ces médias qui nous parlent des Bleus comme si l'avenir de la France, la paix sociale et la prospérité économique de notre nation dépendaient d'un misérable ballon expédié avec dextérité dans les buts adverses! Allons donc! Emmanuel Petit l'a rappelé avec pertinence: il y a d'autres problèmes que le foot en France. La France ne joue pas sa survie sur les terrains et c'est heureux. On peut s'interroger sur le sérieux journalistique. Au nom de tous les Français qui n'aiment pas le football (et ils sont nombreux!), je demande à ce que les chaînes publiques cessent de nous assommer avec le foot et les Bleus. En parler un peu, d'accord. Ne parler que de cela, non.

 

Ensuite, le spectacle désolant des Bleus ne nous apprend rien sur la situation de la France. Rien que nous ne sachions déjà. Sauf pour les rêveurs et les naïfs, on n'a pas assisté à d'étonnantes révélations, désolé de le dire. Oh! Les footballeurs professionnels gagnent des salaires astronomiques! Ça alors! Mon Dieu, il y a des insultes dans les vestiaires! Et Nicolas Anelka serait un fanfaron insolent. Quelle surprise! Tiens, il y aurait, paraît-il, des problèmes de violence et de communautarisme ethnique en France. Ah bon? Les journalistes donnent dans le grand-guignol ces jours-ci. Les émeutes de 2005, cela vous dit quelque chose? Les prières dans la rue à Paris, le débat sur le voile intégral, les passions déchaînées par l'apéro de la Goutte d'or, ça se passe dans un autre pays? L'affaire du polygame nantais ou les déprédations des supporters algériens, aujourd'hui même, qui insultent le drapeau français, une invention nauséabonde, un fantasme de la France « rance »? Et je ne parle pas de l'insolence et de l'état d'esprit déplorable des « jeunes » de banlieue. Tout cela n'est pas nouveau. La fracture est réelle entre ceux qui défendent la République (et au-delà la France, car les deux sont indissociables) et une partie des populations issues de l'immigration. Pas d'amalgame. Je ne mets pas dans le même sac les Chinois manifestant à Belleville contre l'insécurité et les lascars des « quartiers ». Même s'il y a à mon sens des critiques à formuler sur le communautarisme chinois.

 

Enfin, ce que nous apprennent les récents événements, c'est le fait que la majorité des footeux ont un comportement fort peu honorable. Il est une valeur que j'estime: la fidélité. Quand on soutient une équipe, on la soutient jusqu'au bout. Question d'honneur. Et qu'avons-nous vu? Avant même la crise, les thuriféraires des Bleus, dès le premier échec, ont lâché lamentablement leur équipe. Après le match contre le Mexique, des Français ont fait des doigts d'honneur aux Bleus. Bravo les supporteurs! Belle mentalité! Même lors du dernier match, les supporters français ont parfois soutenu... les Sud-africains. Moi, je n'aime pas cette équipe et je souhaitais leur défaite dès le début. Mais je suis assez désagréablement surpris par l'attitude des « patriotes du maillot ». Dans cette passe difficile, ils auraient pu au moins les soutenir dans le dernier match. Et non! Et les journalistes n'ont pas été les derniers à enfoncer les Bleus. Tirer sur une ambulance, quel courage! Quand on vous dit que les journalistes sont des gens bien...


  1. //fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89sope

    //fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophile_Obenga

  2. Informations tirées de l'article Wikipédia sur Patrice Evra. Rien n'est dit cependant de la manière dont il a acquis la nationalité française

  3. Informations tirées des articles Wikipédia donnant les listes officielles des joueurs pour les compétitions internationales de 1982, 1998 et 2010

  4. En Martinique, trois députés sur quatre sont noirs ou mulâtres (j'ai un doute pour le quatrième, indépendantiste, qui a peu de chance d'être blanc mais sait-on jamais...); en Guyane, les deux députées sont mulâtres; les blancs représentent respectivement 5 et 12 % de la population dans ces espaces.Informations tirées des articles Wikipédia et des sites ou blogs mis en lien (notamment concernant les députés)



23/06/2010
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