Nationaliste Social et Ethniciste

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L'insécurité en France

Récemment, notre président, en même temps que le gouvernement, s'est ému de la violente expédition punitive dont un établissement scolaire public (car cela n'arrive pas dans le privé, protection divine oblige) a été le théâtre. Mais où les "jeunes" s'arrêteront-ils? Cet événement appelle quelques réflexions.

 

Tout d'abord, interrogeons-nous sur la conception de l'action politique de Nicolas Sarkozy. Le président donne vraiment l'impression de prendre des mesures en fonction du journal de 20h! Nous avons eu l'affaire d'Outreau, et maintenant les agressions en milieu scolaire. Et le lendemain, le président "fait une descente" et présente une batterie de mesures de circonstance. "De circonstance", c'est là tout le problème, et cela montre aussi à quel point la politique est devenue une gestion des affaires "à la petite semaine". Quel projet de société? Quel horizon régulateur? Quelles références idéologiques et historiques? Rien de tout cela chez Nicolas Sarkozy. Et si on le lui reproche, il balaie les critiques en proclamant: "Je ne suis pas dogmatique! Les débats intellectuels stériles ne m'intéressent pas". En d'autres termes, "je ne pense pas, j'agis". Aucune idée, que de l'action. Comment peut-on avoir réfléchi, en une nuit, sur une batterie de mesures répressives? Cette façon de faire est inquiétante: car, n'en déplaise à certains, et au risque de passer pour un "intellectualiste", les débats idéologiques sont nécessaires pour répondre à cette question fondamentale: où allons-nous? Quelle société voulons-nous? Nicolas Sarkozy va vite mais on ne comprend pas bien où il va. Le sait-il lui-même? Il est affligeant de voir un président de la république prôner ouvertement la supériorité de l'argent sur la culture, de la fortune sur le savoir, et on en vient à se demander s'il ne faut pas être parvenu et ignare pour tenir le haut du pavé dans la société sarkozienne idéale.

 

Mais revenons à l'insécurité dans les établissements scolaires. Je puis témoigner que cette violence est générale et de plus en plus banale. Dans l'établissement où j'enseigne, des professeurs se font gifler, des surveillants agressés... et ce n'est pas un établissement réputé "difficile"! Pour avoir discuter avec des collègues d'horizons divers, je pourrai raconter une infinité d'anecdotes: gymnase assiégé par une bande armée avec des chiens, voitures d'enseignants caillassées, etc... On me dira: ce ne sont que quelques exemples! Mais est-ce qu'à multiplier les exemples on n'arrive pas au général? Face à cette situation, un syndicat d'enseignants (dont je ne citerai pas le nom) s'en prend à la "politique sécuritaire" du gouvernement! Quelle politique sécuritaire? Qui peut honnêtement dire aujourd'hui: "l'ordre a été rétabli en France"? Quand on sait que les adhérents dudit syndicat pleurnichent et se plaignent de l' "irrespect", on a envie de rire... ou de pleurer, selon. Il y a bien longtemps que l'école républicaine n'est plus un sanctuaire. Les haines communautaires, ethniques, religieuses ainsi que les rancoeurs sociales s'y sont lentement immiscées. Ce n'est pas l'école publique qui va mal mais la société, de plus en plus fragmentée et éclatée. Que peut faire l'enseignement public face à cela? Contraindre des enfants à renier les haines et les préjugés que leurs familles ou leurs communautés leur inculquent? C'est illusoire.

 

D'autre part, il faut s'interroger sur le degré d'hypocrisie inédit atteint aujourd'hui en France. Qu'on juge plutôt des commentaires médiatiques: des "jeunes" de la cité des Mureaux ont agressé des policiers, des "jeunes" d'une cité voisine ont fait irruption, armés de barres de fer, dans tel lycée, il y a des tensions entre les "jeunes" et la police dans tel quartier, des "jeunes" de deux cités voisines s'affrontent régulièrement, etc... Comment ça des "jeunes"? Quels "jeunes"? Ce ne sont pas n'importe quels "jeunes" mais des jeunes issus de l'immigration maghrébine et africaine le plus souvent (avec éventuellement des gens d'origine turque ou tchétchène car il y a diversification de l'immigration). Tout le monde le sait, personne ne le dit. Dans un pays où, soit-disant, on a une passion pour la vérité. Quelle belle franchise! Mais que s'imaginent donc les élites? Qu'en refusant la vérité à coup d'euphémismes pudiques, ils vont empêcher le racisme et les discriminations? Prennent-ils les citoyens français pour des idiots? Et que dire du discours de gauche, dégoulinant de bons sentiments à en donner la nausée, qui consiste à dire: "les pauvres, ils ont déjà tant de problèmes, il ne faut pas les stigmatiser...". Devons-nous comprendre que les difficultés donnent droit à l'impunité? Il faut en finir une bonne fois pour toute avec ce coupable laxisme. Il faut dire, oui, haut et fort, qu'aujourd'hui l'immigration n'est plus une richesse pour la France mais un fléau qui la plonge dans l'abîme. Il faut dire que les délinquants et les intégristes ne sont pas les bienvenus sur le sol français. Est-ce si difficile de dire cela? Est-ce donc fasciste de vouloir la paix intérieure dans son pays? Aux gens de gauche qui, pas plus tard que ce midi, protestaient encore contre l'expulsion légale et donc légitime (puisque cette législation a été adoptée selon une procédure démocratique, par conséquent conforme au souhait et à l'intérêt de la nation française) d'un clandestin, je dis ceci: considérez des quartiers où 60 à 80% de la population est d'origine étrangère, où le taux de chômage s'élève jusqu'à 40 ou 50% de la population active, où la délinquance est endémique et l'intégrisme religieux en progression; je vous pose la question: voulez-vous que ces quartiers se multiplient en France? Est-ce l'avenir que vous souhaitez pour votre pays? Qu'on m'explique quelle richesse ces populations apportent. Aucune, alors que leur entretien coûte cher. La France a-t-elle besoin de cela?

 

La violence s'est installée au coeur de la société française. Tant que l'hypocrisie régnera et que l'impunité sera accordée à certaines catégories de la population sous le fallacieux prétexte des souffrances d'hier et des difficultés d'aujourd'hui, on ne peut guère espérer arrêter la spirale infernale qui nous conduira peut-être à la guerre civile... 



22/03/2009
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