Nationaliste Social et Ethniciste

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Le foot, la France et l'Algérie

Bien qu'ayant la même devise que Churchill (« église malade », tout un programme !), no sport, une fois n'est pas coutume, je vais commenter l'actualité footballistique. De toute façon, le sport a une dimension politique, comme à peu près tout phénomène collectif.

 

La France qualifiée

Ces trois mots ont apparemment fait le bonheur de beaucoup de mes compatriotes. Ainsi, l'équipe de France serait qualifiée pour la coupe de monde de foot qui aura lieu en Afrique du Sud. C'est très étonnant. Je suis né en France et, dès que j'ai été en âge de comprendre un peu ce qu'était mon pays, je l'ai aimé profondément. Mais j'ignorais qu'il y eût une équipe de foot nationale. Oh, il m'est arrivé de voir cette équipe surnommée « les Bleus » jouer de temps en temps et parfois avec talent. Je croyais naïvement qu'il s'agissait de l'équipe de quelque pays africain ou plutôt caribéen, au vu des rares éléments européens présents dans cette sélection. Et voilà qu'on m'apprend que cette équipe est celle de la France ! Stupéfaction ! Je me demande plutôt s'il ne s'agit pas de l'équipe du CRAN et des « Indigènes de la République ». Est-ce que tout ce que j'écris là est raciste ? Bien sûr, diront certains. En fait, quel est le problème ? Que les joueurs de l'équipe de France aient des noms étrangers ? Non. Autrefois, ces noms étaient italiens ou polonais. Des enfants d'immigrés, déjà. De plus, les Antillais ont des noms français. Alors, est-ce le fait qu'il y ait des joueurs noirs ? Non. Il est normal que les ultramarins soient dignement représentés dans la sélection nationale : ils font partie de la nation française bien que cette appartenance soit sujette à caution depuis quelques temps, selon moi. Serait-ce le fait qu'il y ait trop de joueurs noirs dans l'équipe de France ? Chacun jugera. Ce qui me dérange vraiment en fait, c'est la chose suivante : les personnes qui trouvent que l'Assemblée nationale est « trop blanche » sont exactement les mêmes qui pensent qu'il n'y a pas « trop de noirs » dans l'équipe de France. Ce n'est pas très logique. Si on comprend bien, il faut instaurer des quotas tacites au Parlement français mais pas dans l'équipe de France. Dans les deux cas, ces prises de position sont exclusivement favorables aux « minorités visibles ». Mais, est-ce grave si ces dernières sont sous-représentées au Parlement, puisqu'elles sont surreprésentées dans l'équipe de foot ? Apparemment oui. Seulement, si on met en place des quotas, il faut être honnête : plus de noirs à l'assemblée mais moins dans la sélection nationale ! Et si certains me disent : « mais ce sont les meilleurs joueurs qui sont choisis », je réponds : « ce sont les meilleurs candidats qui sont élus » ! En fait, si on y réfléchit, on s'apercevra que les « minorités visibles » et leurs soutiens politiques développent une rhétorique ethniciste, et somme toute raciste. En effet, les mêmes qui ne veulent pas entendre parler de statistiques ethniques (peur des chiffres ?) convoquent volontiers, et quand cela les arrange, la référence « ethnique ». Ainsi, des dirigeants de gauche comme de droite nous expliquent que la République française ne s'intéresse qu'au mérite et laisse de côté la couleur de peau et l'origine… et que, dans le même temps, il n'y a pas assez de Maghrébins et de Subsahariens, d' « élus de la diversité », au Palais-Bourbon ! Il faudrait savoir ! Mais allons plus loin : l'idée selon laquelle « notre Assemblée nationale n'est pas représentative de la France dans sa diversité » est extrêmement pernicieuse. Cela suppose au fond qu'un citoyen français, aujourd'hui, pour se sentir représenté, devrait avoir un député de sa propre couleur et de sa propre origine ! Certains veulent une France « à la libanaise » ou quoi ? Nos chers dirigeants de gauche comme de droite nous proposent donc un discours ethniciste et racialiste, aux antipodes des valeurs républicaines. SOS-Racisme, le MRAP et le CRAN protestent assez peu, étrangement. Pour récapituler la rhétorique de la bien-pensance, que les Français natifs soient représentés par des footballeurs noirs, c'est bien, c'est une preuve de tolérance, d'ouverture et d'intégration. Par contre, que des Français d'origine maghrébine ou subsaharienne soient représentés par des députés « blancs », c'est odieux, insoutenable, c'est une infâme discrimination, un ignominieux relent de colonialisme nauséabond. Allez, n'ayons pas peur des mots : c'est du pétainisme ! Il faudrait tout de même qu'un peu plus de personnalités politiques, médiatiques ou intellectuelles se décident à attaquer cette rhétorique qui se pare du mot d' « égalité » pour promouvoir un système raciste dans lequel les natifs sont systématiquement sommés de laisser la place à des personnes issues de l'immigration. Etrange conception de l'égalité ! Tout le monde ne doit pas avoir le même dictionnaire… Mme Bouteldja peut se réjouir : ses idées infectes se répandent doucement comme un venin.

 

L'Algérie qualifiée

Le monde arabe nous a donné une leçon de fraternité en même temps que les supporters de foot prouvaient une fois de plus leur attachement indéfectible aux belles valeurs du sport. Le match aller Egypte-Algérie s'est déroulé dans un climat on ne peut plus serein : le bus des joueurs algériens a été caillassé par des enragés égyptiens qui pensaient apparemment assurer la victoire à leur équipe en expédiant à l'hôpital les joueurs de l'équipe adverse ! Il y aurait sous-jacent des rivalités géopolitiques entre deux piliers (un petit clin d'œil au rugby tant qu'on y est) du monde arabe. Algérie et Egypte se disputent la première place, paraît-il. De plus, l'Algérie, fidèle à un antisionisme fanatique et démagogique, ne pardonnerait pas à l'Egypte ses compromis avec l'Etat hébreu. Facile à dire quand on est si loin d'Israël… Cette posture du gouvernement algérien a surtout pour objectif de se rendre populaire auprès des masses du monde arabe. Vu le courage des dirigeants algériens, nul doute qu'ils en rabattraient si Alger était à portée de l'aviation de chasse israélienne. L'Egypte, dont l'équipe se surnomme, sans immodestie excessive les « Pharaons », l'a emporté à domicile sur les « Fennecs » algériens (image moins présomptueuse tout de même). Après avoir vu les visages ensanglantés des joueurs algériens, j'aurais souhaité que les Egyptiens perdent. Je peux comprendre la déception des Algériens et leur révolte face à l'agressivité des supporters égyptiens. Mais enfin, la France n'y était pour rien ! Pourquoi casser, brûler, semer la peur et la destruction à Marseille et ailleurs ? Qu'est-ce que cela apporte ? Rien, hormis une augmentation de l'hostilité (déjà généralisée, désolé pour les humanistes adeptes d'un harmonieux cosmopolitisme) envers les populations d'origine maghrébine. Il faut quand même reconnaître que certains membres des « minorités visibles » font tout pour se faire détester… On a beau jeu après de dénoncer le racisme paranoïaque d'un nombre croissant de nos compatriotes. Voit-on souvent des nationalistes républicains de mon acabit tout incendier, insulter les gens dans la rue, bastonner ici ou là pour un regard de travers ou le refus d'une cigarette ? Non, car nous ne sommes pas des fascistes. Simplement des citoyens soucieux de voir rétablis la loi et l'ordre républicains. Les supporters algériens interrogés se sont bornés, comme toujours, à dénoncer mollement les actes de violence, à les expliquer (et presque les excuser) et à marteler : « surtout, pas d'amalgame ! ». On est effaré de ces réactions : les personnes d'origine maghrébine devraient logiquement haïr profondément ceux d'entre eux qui, par leur comportement, jettent l'opprobre sur l'ensemble des populations nord-africaines vivant en France. Eh bien non ! C'est à peine s'ils condamnent du bout des lèvres. Qui ne dit rien consent. Si les Français d'origine maghrébine et Maghrébins résidant en France ne comprennent pas que nous attendons d'eux une virulente dénonciation des casseurs, alors ils ne doivent pas s'étonner du divorce croissant entre la nation française et eux-mêmes. Revenons au foot. Le match retour s'est déroulé au Soudan (encore un pays musulman tolérant et démocratique !), peut-être pour éviter que le bus égyptien soit mitraillé en Algérie… Et là, les « Fennecs » ont brillé et renvoyé les « Pharaons » à leurs pyramides. Après tout, c'est bien fait pour les Egyptiens. Les Algériens de France avaient toute raison de se réjouir… ce qu'ils ont fait en cassant, brûlant, et en semant la peur et la destruction ! Et même en se déchaînant plus dans la joie que dans la peine, ce qui est inquiétant quant à l'équilibre psychologique de ces populations. Echauffourées, incendies de poubelles, échoppes dévastées, le même spectacle affligeant et banal qui, dans un cycle infernal, semble se répéter sans fin dans les villes françaises. Qu'est-ce qu'un citoyen français respectueux de la loi et du bien public peut penser en contemplant ces agissements ? Le traitera-t-on de raciste parce qu'il les trouve inadmissible ? Lui reprochera-t-on de ne pas accueillir les immigrés à bras ouvert, de ne pas les traiter en frères ? Sera-t-il excommunié par le « bon peuple de gauche » et ses chefs pour souhaiter le juste châtiment voire l'expulsion manu militari des fauteurs de troubles ? Il est à noter que nos dirigeants et nos intellectuels, si prompts à réagir au moindre dérapage verbal (cf. l'affaire Hortefeux), sont étrangement muets. Les médias, pour une fois, ont fait leur travail en signalant les débordements mais l'intelligentsia française ne se bouscule pas sur les plateaux pour attaquer avec la virulence qu'on lui connaît les comportements des « jeunes ». Silence embarrassé, messieurs les donneurs de leçon ? La plupart des « Algériens » qui ont fêté la victoire de leur équipe ont la nationalité française, certains sont nés en France, beaucoup ne songent même pas à construire leur avenir en Algérie. Je veux bien croire que les casseurs n'aient été qu'une minorité. Pour autant, peut-on se réjouir que des « dizaines de milliers » d'Algériens (ou se prétendant tels) aient manifesté bruyamment et ostensiblement leur soutien à l'Algérie ? Certes non. Ce comportement est un défi lancé au peuple français. Ces drapeaux verts et blancs, frappés du croissant et de l'étoile rouge, brandis comme des armes, ont, à mon avis, une signification : « Nous sommes là, cette terre est aussi la nôtre, nous ne sommes pas Français mais avons l'intention de nous imposer ici. Et la France devra nous accepter et se plier à nos conditions ». Les Algériens de France (qu'ils aient ou non la nationalité française) marquent le terrain. Nul doute que la cohabitation, déjà difficile en certains endroits, va devenir de plus en plus problématique. Je ne vois guère de solution pacifique au problème. Mais qui sème la violence récolte la haine…

 

Football et patriotisme

Ces deux termes ne devraient rien avoir à faire ensemble. Pourtant, ils sont associés de manière contre-nature. Si certains s'imaginent qu'être Français, c'est soutenir l'équipe de France de foot (ou de tout autre sport), je suis désolé de leur dire qu'on attend des citoyens qu'ils aient un peu plus d'ambition pour leur pays. On a tout à fait le droit d'aimer tel ou tel sport, mais cessons d'y mêler la patrie. Il semble que, pour certains, ce soit un drame national lorsque, lors de compétitions comme les coupes du monde ou les jeux olympiques, les équipes ou athlètes français ne ramènent pas la coupe ou une médaille. Franchement, si la puissance d'une nation se mesurait à ses performances sportives, ça se saurait. Le palmarès impressionnant des sportifs est-allemands ou soviétiques n'a sauvé ni la RDA, ni l'URSS… J'attire aussi l'attention sur le fait que le sport de haut niveau n'est qu'une opération financière pour ceux qui tirent les ficelles, en même temps qu'une façon d'amuser la populace qui ainsi laisse les mains libres à nos dirigeants et aux lobbies qui les influencent. Quand on sait que TF1, c'est-à-dire Martin Bouygues, grande figure du patronat français et ami du Président Sarkozy, allait perdre 60 millions d'euros (si j'ai bonne mémoire) en cas de non-qualification de l'équipe de France, ça refroidit quelque peu l'envie d'être supporter ! Et j'ajoute que rien qu'à l'idée de savoir que M. Bouygues ferait la tête, on aurait pu souhaiter une défaite des Bleus, qui, de toute façon, méritaient de perdre eu égard au déroulement du match. Et tous les sponsors qui auraient perdu des fortunes ! J'avoue que tout cela ne m'aurait pas déplu. Hélas, il faudra bientôt supporter les commentateurs incultes et ennuyeux en Afrique du Sud. Espérons que les équipes de France et d'Algérie seront rapidement éliminées… et qu'elles ne joueront pas l'une contre l'autre ! Sinon, nos nuits promettent d'être éclairés par les feux de joie…

 

Soutenir l'équipe de France, c'est moins aimer son pays que servir les intérêts financiers de Martin Bouygues et autres grands patrons. C'est se laisser anesthésier par un pouvoir trop content de détourner l'attention du peuple français des vraies questions qui concernent l'avenir de la nation. Le sport en général et le football en particulier ne sont certainement pas les fondements de la cohésion dont le pays a besoin. Les valeurs véhiculées par le foot, à savoir tricherie, fric (près de 860 000 euros pour M. Domenech pour avoir qualifié son équipe dans les conditions que l'on sait ; on comprend mieux sa joie à l'issue du match…), ostentation, sont aux antipodes des principes qu'un véritable citoyen se doit de respecter : loyauté et respect des règles.



21/11/2009
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