Nationaliste Social et Ethniciste

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Le néo-racisme a désormais son parti

Mea culpa. Je m'excuse de m'être si peu tenu au courant des menées des ennemis de la République. Il faut réparer cette lacune. Ainsi, le funeste « Mouvement des Indigènes de la République » s'est transformé en « Parti des Indigènes de la République » (PIR, ce n'est pas une blague). A travers deux articles(1) de ce parti néo-raciste, nous allons nous pencher sur la rhétorique et les objectifs de ce groupuscule anti-français et anti-républicain.

 

Une rhétorique anti-française

D'abord, on sent que les « Indigènes » n'ont pas eu la chance d'aller à l'école, ce qui explique sans doute leur rancœur et leur frustration. En effet, ils semblent ignorer la signification du terme « indigène ». Voici ce que dit le Petit Robert 2010 : « qui est né dans le pays dont il est question » ; synonyme : autochtone, natif. Par conséquent je suis indigène, alors que les militants du PIR non, puisqu'ils se réclament d'une identité « immigrée », même s'ils sont nés en France. Mais le Petit Robert donne une deuxième définition : « qui appartient à un groupe ethnique existant dans un pays avant sa colonisation ». Jusqu'à maintenant, la France n'a pas été colonisée. Et si elle le devient, ce n'est pas du fait des Français natifs, par définition. Par conséquent les « souchiens » qu'Houria Bouteldja fustige tant sont les seuls véritables indigènes vivant actuellement sur le territoire français. Bien évidemment, le PIR fait référence à la signification du terme « indigène » au temps de l'empire colonial français, qui désignait alors les Maghrébins, Subsahariens et Indochinois.

 

Là est tout le problème : les enragés du PIR n'ont apparemment pas saisi que l'histoire n'est pas figée, et que les choses ont changé. Entre 1954 et 1962, les colonies françaises, d'une manière ou d'une autre, ont acquis leur indépendance. La colonisation, c'est terminé. Or aujourd'hui, ces gens se réclament d'une histoire qui n'est pas la leur (ils n'étaient pas nés pour beaucoup lorsque ces événements eurent lieu). De la même façon, la colonisation n'est pas mon affaire en tant que citoyen français né vingt ans après l'indépendance de l'Algérie. Je n'ai pas à regretter ou à m'excuser pour la colonisation. C'est un fait, voilà tout, ce fut une réalité. Mais en bon fils de la Révolution, j'estime que les hommes et les peuples ont le droit à la liberté. Je ne regrette pas l'empire colonial français, même si je respecte la mémoire de ceux qui sont morts pour le défendre. Or le PIR annonce avoir pour objectif de « poursuivre la lutte pour la décolonisation et contre la perpétuation des inégalités raciales ». Mais la décolonisation n'a plus lieu d'être, puisqu'il n'y a plus de colonies ! Le PIR veut nous faire croire, par une pirouette intellectuelle d'une malhonnêteté remarquable, qu'il y a encore de « pauvres colonisés » dans un pays qui n'a plus d'empire colonial depuis cinquante ans ! Quel tour de passe-passe. Malheureusement pour la pauvre Houria et ses « frères », ils sont en retard d'un métro. Les « inégalités raciales » proviennent de l'incapacité de nombreux Maghrébins et Subsahariens à s'élever dans la société. Ils paient là leur incurie. Ceux qui veulent s'en sortir y arrivent. Mais il est plus commode d'adopter une posture victimaire. Une telle attitude exempte ceux qui l'adoptent de se regarder dans un miroir et de s'interroger sur leur propre responsabilité dans l'échec de leur vie. Il est plus facile de se dire que c'est la faute des autres…

 

Le PIR s'en prend aussi à « l'Euro-Amérique blanche ». D'où sort ce concept ridicule ? D'un chapeau de magicien ? Si l'Amérique dont il est question est le continent américain dans son ensemble, alors il est loin d'être peuplé exclusivement de « blancs », d'ailleurs minoritaires dans de nombreux Etats latino-américains. Et si l'Amérique se limite au Canada et aux Etats-Unis où les populations d'origine européenne sont en effet majoritaires (du moins pour l'instant), là encore il est excessif de qualifier ces pays de « blancs » alors même que des millions de noirs, d'Asiatiques et de Latino-américains y vivent et occupent une place croissante dans la société. Quant à l'Europe, elle accueille déjà plusieurs dizaines de millions d'immigrés et descendants d'immigrés originaires d'Afrique et d'Asie. Et malheureusement, il ne semble pas que le phénomène doive s'arrêter dans les prochaines décennies, sauf sursaut salutaire des peuples souverains. Car le « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes », qui a justifié et légitimé la décolonisation, comprend également le droit pour un peuple de refuser l'immigration massive, le métissage, le communautarisme et le multiculturalisme. Certains diront peut-être : « les Français subissent aujourd'hui ce qu'ils ont imposé à d'autres jadis ». Sauf que l'immigration de peuplement a été faible dans l'empire colonial français, notre pays ayant une démographie inquiétante au XIX° et au début du XX° siècle. A part en Algérie, les colons français n'ont pas été très nombreux. Ajoutons que, loin de déstructurer l'identité des peuples colonisés, l'empire colonial français a paradoxalement renforcé les identités « indigènes » quand il ne les a pas créées ! La nation algérienne n'est rien d'autre qu'une construction de la France là où, avant 1830, il n'y avait que tribus et villes côtières autonomes. On ne voit pas bien pourquoi ce serait un mal que l'Europe soit peuplée de « blancs ». C'est le hasard qui l'a voulu. S'offusque-t-on que l'Afrique subsaharienne soit peuplée de « noirs » ou l'Extrême-Orient de « jaunes » ? Non, et la domination européenne n'a que peu modifié la répartition ethnique des populations en Afrique et en Asie, l'Afrique du Sud étant au final l'exception qui confirme la règle.

 

Notre pays est défini par le PIR comme « l'espace politique qui a pour nom la France ». Expression intéressante. Pour les « indigènes », la France est une simple expression géographique, dont le nom pourrait changer et peut-être certains « indigènes » le souhaitent-ils. Elle ne saurait être une patrie au sens premier, une « terre des pères » puisque le vocable « indigène » dans le sens où l'emploie le PIR renvoie nécessairement à une identité immigrée fondée sur le souvenir des populations colonisées, donc vivant par définition hors de métropole. On est même ici au-delà d'une République abstraite, puisque le PIR hait la République, blanche et coloniale de son point de vue. Comme les mots « patrie », « nation » et « République » lui sont interdits, le PIR est bien contraint d'employer le terme « France » mais ce terme est pour lui désincarné, vidé de toute substance, privé de son histoire et de sa dimension humaine.

 

Le PIR attaque « la domination et les privilèges blancs ». Quels privilèges ? Nos ancêtres sont là depuis des siècles. Ils ont eu plus que leur lot de malheur, de souffrance, de famine et d'oppression. Nos pères n'étaient pas tous des nobles et des bourgeois. Des siècles durant l'esclavage et la servitude ont pesé lourd sur les épaules de centaines de milliers de « blancs ». Il a fallu se battre pour obtenir la liberté, l'égalité des droits, la souveraineté du peuple, la sécurité et un peu d'assurance pour le lendemain. Nos avantages sociaux n'ont point été volés. Ils résultent d'un combat de longue haleine. Ces avantages, le monde entier nous les envie, sinon les descendants d' « indigènes » ne se presseraient pas si nombreux à nos portes. Que nous propose le PIR ? De changer de maîtres ? D'échanger les rois et aristocrates de jadis contre les descendants des victimes de l'impérialisme français ? Il n'est jamais pire oppresseur que l'ancien opprimé.

 

Le PIR qualifie les « Dom-Tom » d' « actuelles colonies françaises » : c'est parfaitement mensonger au regard du statut de ces territoires, qui parfois bénéficient de dérogations d'ailleurs contraire à l'unité de la République. Les Antillais, Guyanais, Réunionnais et autres sont pleinement français. Ils sont plus que représentés dans l'équipe « nationale » de football. Et Lilian Thuram, pauvre victime du racisme, est bien plus riche que la plupart des blancs « privilégiés »…  Mais j'ai un point d'accord avec le PIR : qu'on laisse les ultramarins choisir l'indépendance, que dis-je, qu'on la leur donne d'office, et je rirai demain quand Pointe-à-Pitre et Fort-de-France connaîtront la même misère et la même anarchie que Port-au-Prince. Et c'est avec plaisir que nous leur renverrons Thuram et compagnie.

 

Tout comme l'anti-racisme des « indigènes » vire au néo-racisme « anti-blanc », le projet « décolonial » du PIR cache en fait une colonisation d'un nouveau genre : la colonisation de la France par le communautarisme généralisé, plus que par un groupe ethnique en particulier.

Le slogan du parti, « le PIR est à venir », me laisse pantois. C'est quasiment un aveu de fascisme. Car il faut comprendre bien sûr : « le pire est à venir pour vous, les sales blancs, les faces de craie, les souchiens ». Evidemment, les militants du parti protesteront que c'est une interprétation fallacieuse, et que ce n'est pas du tout le sens de leur slogan, fait d'espoir, de tolérance et d'ouverture. Ben voyons ! 

 

Un projet anti-républicain

Le projet du PIR est clairement communautariste et reconnaît l'existence de communautés. Le message est clair : réduire les Français natifs au rang d'une simple communauté parmi d'autres, et la plus méprisable puisqu'elle devra porter le poids des crimes coloniaux. Ces apprentis fascistes ont intérêt à préparer des armes, parce qu'à moins de me tuer, il va être très difficile de me faire accepter cette ignominie. Mais le PIR est très subtil : il se veut « à la fois un parti d'individus et un parti de communautés ». Ce qu'il ne dit pas, c'est qui l'emporte en cas de conflit entre l'individu et la communauté… On conçoit que ce soit une question gênante. Les « indigènes » ont bien compris les qualités (qui pour eux sont des défauts pour le simple fait qu'elles ont germé dans la tête de vilains « blancs » colonialistes) du modèle républicain français : il y a le citoyen et l'Etat. C'est ça la liberté républicaine. Pas de corps intermédiaire. Seulement nos « indigènes » sont de grands enfants, qui se sentent tout seuls, perdus dans ce pays raciste. Ils ont besoin d'être choyés les pauvres, ils ont besoin du cocon protecteur de la sacro-sainte communauté. Pauvres petits ! Mais là où la République émancipe (ce qui est douloureux, nous sommes d'accord, la liberté peut donner le vertige), la communauté infantilise et fait de chacun un éternel mineur soumis aux lois et coutumes du groupe. Nos pauvres « indigènes » ont peur de la liberté ! Il leur faut donc un retour au système tribal et clanique avec les haines et querelles inexpiables qu'on imagine. Il n'y a qu'à observer les guerres de bandes des cités pour avoir un aperçu de ce qui nous attend (d'autant que ces bandes relèvent parfois de la même « communauté » !).

 

« Un Parti des indigènes agira pour que l'Etat renonce à sa politique impériale et démantèle ses institutions militaires, politiques, culturelles, économiques de domination à l'échelle internationale » : quelle politique impériale ? Celle qui consiste à être les valets des Etats-Unis au sein de l'OTAN ? Là encore, le PIR n'a pas saisi les changements de rapport de force au niveau international. Je crois que notre pays a encore un rôle à jouer en tant que puissance moyenne, mais le projet impérial, outre qu'il conduirait à priver de liberté certains peuples, est derrière nous. Nous n'avons pas les moyens de nourrir une telle ambition, et il n'est pas souhaitable qu'elle nous effleure l'esprit. Tâchons d'être une nation libre et indépendante. S'écarter de ce chemin, le seul qui soit raisonnable, nous causerait des ennuis. Mais le PIR, animé d'une francophobie obsessionnelle, veut se prémunir de tout ! La France doit donc, selon ces enragés, renoncer à son armée (qui pourtant n'est plus que l'ombre d'elle-même), à son rayonnement culturel (en déclin) et à la francophonie. Et les entreprises françaises sont priées de laisser la place aux multinationales américaines et allemandes ! En d'autres termes, le PIR veut accélérer l'affaiblissement de la France. En revanche, il y a fort à parier que les ambitions militaires (y compris nucléaire) et politiques des pays arabes et musulmans les dérangent moins.

 

Le projet du PIR est du pain béni (si j'ose dire) pour les islamistes de tout poil : « le PIR se devra, par exemple, d'être un espace qui permette à sa composante musulmane d'affirmer son islamité, de penser et d'exprimer sa politique à travers l'islam ». « Affirmer son islamité », on peut traduire par « voilez-vous sans complexe, mes sœurs », tout ce qui peut nuire à cette maudite République laïque, « blanche et colonialiste », est le bienvenu. « Exprimer sa politique à travers l'islam », je suis perplexe. On va jusqu'au rétablissement du califat ? Ou on s'arrête à l'application littérale de la charia ? Et que se passe-t-il si la communauté musulmane essaie d'imposer sa vision des choses aux autres communautés issues de l'immigration (subsaharienne non musulmane, asiatique,…) ? On règle cela par une petite guerre inter-communautaire ? Aussi la « concurrence » entre « indigènes », que le PIR condamne comme étant entretenue par la République (ce qui est en effet une des méthodes à utiliser pour neutraliser ces agités, on aurait tort de s'en priver), renaîtra d'elle-même. La « libanisation » ou « balkanisation » de la France ne peut conduire qu'à des tensions et des affrontements. Et pourtant au Liban et dans les Balkans, il n'y avait que des autochtones… La seule chose qui peut souder les « indigènes », c'est la haine de la France, de la République et des « blancs ». Une fois l'objectif de destruction de ces éléments atteint, qui est assez naïf pour croire que les « communautés » vivront en paix ? Ignorent-ils, au PIR, que les Arabes n'ont pas attendu la colonisation pour mépriser les Subsahariens, ces noirs qu'ils ont réduit en esclavage pendant près de mille ans ?

 

Conclusion

Dans un accès de lucidité, qui surnage en quelque sorte au milieu de cette rhétorique surréaliste, l'auteur d'un des articles conclut par cette phrase : « ça va pas être facile ! ». Ah ça, c'est sûr, camarade, vous allez en baver. Et nous sommes quelques uns qui ne vous faciliterons pas la tâche. Car vous ne nous impressionnez pas. Vos discours pernicieux colportent le mensonge, la division et le néo-racisme. Vous n'êtes que des semeurs de discorde et de guerre civile. Mais parlez, parlez, semez votre haine, la récolte viendra en temps voulu. Toutefois la moisson, je ne vous le cache pas, aura un goût d'une rare amertume…  

 

(1) //www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=43

 

//www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=16



10/03/2010
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