Nationaliste Social et Ethniciste

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Le néo-racisme est en marche

Ce texte peut être lu en complément d'autres articles, tels que « S'opposer au métissage et à l'immigration, est-ce du racisme ? » (1) et « Il faut liquider l'identité nationale de la France ! » (2).

 

Qu'est-ce que le « néo-racisme » ?

Le terme n'est pas très joli, mais je l'utilise pour montrer qu'à mon sens nous assistons à une transformation du racisme traditionnel tel qu'on l'a connu dans les pays d'Europe et ailleurs à partir du XVI° siècle, et surtout aux XIX° et XX° siècles jusque dans les années 1960-1970. Ce racisme place les Européens « blancs » au sommet de la hiérarchie et tire son origine du progrès technique, de l'essor démographique et du dynamisme économique qui ont permis aux Etats d'Europe de dominer et de coloniser le monde au XIX° siècle. Comme je l'ai déjà dit, les hommes du XIX° siècle ont volontiers cherché des explications « naturelles » à l'écrasante domination européenne. Sans doute influencés par les travaux de Darwin, ils en ont tiré diverses théories : des climats (l'Europe est tempérée, c'est un bon climat, nous sommes donc les meilleurs) ou encore la théorie des races.

 

Ce racisme-là est celui auquel on pense le plus souvent lorsqu'on entend le terme « raciste ». En effet, l'image du raciste, disons-le franchement, c'est celle du « blanc » qui déteste ou qui méprise les Africains, les Maghrébins et les Asiatiques (parfois aussi les juifs) dans des proportions variables. Ce racisme est généralement associé à l'extrême droite, ce qui n'est que partiellement pertinent car tous les racistes, loin s'en faut, ne se rangent pas derrière les bannières du Front National et groupuscules affiliés. On serait surpris d'entendre certains militants socialistes du sud de la France s'exprimer sur la question… De plus, on trouve des noirs et des Arabes au FN. Les lignes de fracture ne sont donc pas si nettes qu'on veut bien nous le dire. Reste à savoir si la méfiance vis-à-vis des musulmans et l'hostilité à l'égard de certaines populations issues de l'immigration récente qui donnent dans la violence, la délinquance et la francophobie relèvent du racisme pur. Je ne le crois pas, je l'ai dit déjà, mais le débat est ouvert sur cette question. Soyons honnête : ce racisme « traditionnel » existe toujours, il ne faut pas se voiler la face. Il s'est peut-être même réactivé ces dernières années par opposition au néo-racisme que je vais évoquer. Mais je persiste à penser qu'il est très minoritaire et que l'anathème suprême, « raciste », est de nos jours utilisé très abusivement. On ne saurait confondre la défense de sa culture, de l'identité et de l'histoire de son pays avec le racisme.

 

Comme souvent dans l'histoire, le balancier est reparti dans l'autre sens, hélas sans éviter les excès. Le néo-racisme dont je veux parler ici fut d'abord un anti-racisme. « Quel scandale de dire cela ! » vociféreront les bonnes âmes. Pourtant, mon propos n'est pas de discréditer l'anti-racisme mais plutôt de pointer ses dérives. Dans les années 1980, il n'était ni anormal, ni illégitime de prendre la défense des immigrés (essentiellement d'origine maghrébine à l'époque). Aujourd'hui encore, je ne vois pas pourquoi on refuserait un emploi à une personne maghrébine ou subsaharienne si elle présente la qualification requise. De la même manière, si un locataire issu de l'immigration présente les garanties nécessaires, pourquoi lui refuser un logement ? D'autant que les locataires indélicats sont loin d'être tous immigrés… Par conséquent, l'anti-racisme se justifiait pleinement et, pour une part, se justifie encore. Le problème est que, dans la mouvance anti-raciste, certains ont insensiblement glissé d'un combat contre le racisme de la « France blanche » à une dénonciation de la « France blanche » elle-même, cette France qualifiée de « moisie », de « passéiste », cette France qu'il est de bon ton de mépriser. C'est oublier que jamais tous les Français natifs n'ont été racistes. C'est oublier qu'en 2002, 82 % des électeurs ont dit « non » à Jean-Marie Le Pen, qui incarne dans les imaginaires le « vieux racisme » même si ce n'est pas tout à fait exact. Mais les anti-racistes fanatiques ne veulent retenir que la présence du FN au deuxième tour, preuve qu'ils ont décidément toutes les raisons de haïr la « France blanche ».

 

Le néo-racisme peut donc se définir comme un racisme anti-européen, ce qu'il faut entendre comme la haine et le rejet des populations « blanches » de type européen. Dans une inversion des perspectives, les peuples d'Europe, et parmi eux le peuple français, sont désormais mis en accusation pour leur domination passée. Il ne s'agit en aucun cas de défendre une conception idyllique de la colonisation. Cette entreprise impérialiste s'est accompagnée de guerres, de massacres, de crimes, de brutalités et de brimades. Mais la colonisation, ce n'est pas que cela d'une part, et d'autre part, les autres entreprises de conquête qui ont existé dans l'histoire n'ont guère été plus douces. Il faut étudier la conquête musulmane de l'Inde et le combat inexpiable mené contre les hindouistes. Il faut lire les épopées aztèques décrivant la construction d'un empire par la guerre. On peut de même se pencher sur l'édification des empires mongols et turcs, par Gengis Khan, Tamerlan ou les Ottomans. Partout des rivières de sang, partout des pyramides de crânes. Pourtant, peu de gens se risquent à traiter ces rois de « pré-fascistes » ou de « pré-nazis ». L'impérialisme des nations d'Europe n'est qu'un projet de domination mondiale parmi d'autres. Peut-être est-ce celui qui a le mieux réussi dans l'histoire, voilà tout. Une puissance impériale est souvent brutale : voyez comme les Russes traitent les Tchétchènes, ou comme les Chinois rabrouent sans ménagement Ouïgours et Tibétains.

 

Seulement voilà, le peuple français paie aujourd'hui autre chose que sa domination passée au Maghreb et en Afrique subsaharienne : il paie en fait le pathétique échec des jeunes Etats issus de la décolonisation. Aucune ancienne colonie française n'a réussi à devenir une puissance stable économiquement prospère, malgré des ressources naturelles qui peuvent faire pâlir d'envie des pays comme le nôtre. Guerre civile, dictature, terreur, faillite, corruption : voilà ce que sont les pays d'Afrique, au nord comme au sud du Sahara, à des degrés divers. J'entends ceux qui disent que l'influence occulte conservée par la France y est pour beaucoup. Ce n'est certes pas faux. Mais on constate que les pays qui ont rompu avec la puissance tutélaire française ont sombré de la même façon. Ainsi en Guinée, Sékou Touré coupa les liens avec l'ancien colonisateur : on voit ce que la Guinée est devenue… C'est exactement la même chose pour l'Algérie : le « socialisme arabe » et les dirigeants du FLN ont conduit le pays à la faillite. Certains disent que c'est un problème de frontières, mal tracées. Eh bien, c'était aux Etats d'Afrique de les redessiner ! La vérité est que la situation des pays africains est avant tout la conséquence de l'incurie des dirigeants. La frustration et le mécontentement ont logiquement grandi dans la population, une population jeune qui majoritairement n'a pas connu la colonisation, il faut le rappeler. Les dirigeants ont détourné cette colère en l'orientant vers l'ancien colonisateur, le « blanc ». D'où les scènes de violence à caractère raciste il y a quelques années en Côte d'ivoire. Je me souviens de cette jeune mère française violée avec son bébé dans les bras. Et les bonnes âmes veulent que je considère les barbares qui ont fait cela comme mes égaux, comme mes frères ! Que nenni. Il y a cinquante ans que les colonies françaises d'Afrique ont accédé à l'indépendance. Je refuse que la France d'aujourd'hui soit considérée comme responsable des ratés et des déceptions. C'est aux Africains de faire désormais leurs révolutions. Mais je constate qu'ils préfèrent débarquer ici en pleurnichant, en réclamant l'asile au nom des services rendus jadis, eux qui choisirent fièrement l'indépendance il y a cinq décennies. Preuve qu'ils n'ont pas su se construire un avenir dans leurs pays respectifs. Ils importent avec eux la haine du « blanc » qui leur est parfois inculquée à l'école, là-bas, et qui est souvent renforcée ici par les chansons haineuses de rap ou les films « militants » mettant en scène de pauvres bougres immigrés traqués sans relâche par une société raciste et intolérante à laquelle la police nationale tient lieu de nouvelle Gestapo.

 

Les différentes formes du néo-racisme

En effet, on peut sommairement diviser le néo-racisme en deux branches : une branche radicale et une branche modérée, cadrant parfaitement avec la bien-pensance de mise depuis quelques années.

 

La branche radicale est représentée notamment par les « Indigènes de la République » et sa flamboyante porte-parole, Houria Bouteldja, la pasionaria de la révolution immigrée. Avec les « Indigènes », les choses sont claires : les Français natifs sont des « souchiens » méprisables, racistes et intolérants qu'il faut « éduquer ». C'est, sans doute possible, du racisme « inversé », doublé d'un projet fascisant visant à établir un apartheid en faveur des « Indigènes ». Les « souchiens » doivent être « éduqués » dans la nouvelle vérité : ils sont la cause de tous les maux, ils sont coupables, ils doivent payer en cédant le pouvoir et les bonnes places aux « Indigènes » si longtemps discriminés. Et s'estimer heureux qu'on les laisse vivre et qu'on ne brûle pas leur voiture. Il est parfaitement inutile de discuter avec Houria Bouteldja et consorts. Je note qu'on attaque Georges Frêche et d'autres sur des propos moins racistes. Egalité ? Le problème sera réglé en temps et en heure. Les « Indigènes de la République » ne sont pas des démocrates (ils veulent le pouvoir alors qu'ils sont minoritaires), ils n'aiment pas la République et n'ont aucun respect pour la France. Il n'y a donc aucune raison de les considérer comme des citoyens français et leur présence sur notre territoire est provisoire. A la même branche, bien que plus présentables, appartiennent Patrick Lozès et son Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN). Ce n'est certes pas le même langage que celui d'Houria Bouteldja, mais là encore, il s'agit d'établir un régime qui favorise les minorités, la minorité noire en l'occurrence. Une couleur de peau pour définir une identité, c'est un peu court, je trouve. M. Lozès considère qu'il n'y a pas assez de noirs en politique. Par contre l'équipe nationale de football ne lui pose aucun problème. Donc les Français natifs doivent accepter d'être représentés par des noirs, mais il est anormal que ces derniers soient représentés par des natifs. Egalité ? Le fait que cette association considère que seuls des noirs peuvent représenter des noirs tout en souhaitant un « Obama français » (ah bon ? il y a 75 % de noirs en France ?) prouve son néo-racisme. D'un côté le CRAN veut des quotas ethniques au Parlement, de l'autre il aimerait bien que sa minorité ethnique capte à son profit les postes de responsabilité. C'est de l'égalité à deux vitesses… On peut également rattacher à cette branche radicale la mouvance des musulmans intégristes. Ces derniers souhaitent d'abord établir une société islamiste à l'abri d'un apartheid qui leur permettrait de « mettre la main » sur la communauté musulmane et de lui imposer leur lecture du Coran. Puis, dans un second temps, ces sympathiques barbus en gandourah verraient bien la France se convertir en totalité ou presque, laissant ici ou là quelques résidus de non-musulmans, au nom de l'humanisme islamique bien sûr. Cependant, le critère des islamistes n'est pas ethnique mais religieux. A priori, un Français natif converti ne leur pose pas problème. Mais parfois, en grattant un peu, on s'aperçoit que le rejet de l'Occident n'est pas sans engendrer une haine des Occidentaux eux-mêmes…

 

Tous ces groupes sont minoritaires pour le moment, et plus bruyants que véritablement dangereux. Malgré tout, il convient de rester très vigilant. Le moment venu, certains n'hésiteraient pas à se battre, je pense. Je ne doute pas que les services de renseignement français les observent avec attention.

 

Beaucoup plus dangereuse actuellement est la branche modérée du néo-racisme. Elle regroupe tous ceux qui nous parlent à longueur de journée de « métissage » et de « multiculturalisme ». Pas un jour sans qu'ils défilent à la radio ou à la télévision. Dans la hiérarchie « raciale » défendue par ces factieux, l'homme supérieur est le métis, parce qu'il est mélangé et que le mélange, c'est vraiment bien. Les autres, les « non-métis », sont bien gentils mais légèrement inférieurs. Et ce serait bien qu'ils aient des enfants métissés (vous savez, ça enrichit le patrimoine génétique). Ainsi, dans les publicités, les téléfilms, les séries, les couples métissés augmentent de manière exponentielle. En général, on voit une belle blonde aux yeux bleus maquée avec un beau « black » ou un maghrébin au charme tout méditerranéen. Au rythme où vont les choses, les jeunes Françaises natives devront bientôt coucher avec des mâles « de couleur » pour prouver qu'elles ne sont pas racistes ! C'est ça aussi l'ouverture culturelle… Bien sûr, le couple métissé est d'abord mal accepté (souvent du côté des « blancs », on se demande pourquoi), il y a un petit côté « on transgresse un tabou ». Mais au final, ils sont bien sûr plus heureux que les autres. Et leurs tendres rejetons, d'une beauté renversante, grandissent sous leurs yeux, portant fièrement des noms… venus tout droit de la « culture » paternelle, comme par hasard. Par contre, j'attends toujours un téléfilm où une jeune musulmane voilée et pratiquante tombe éperdument amoureuse d'un grand blond aux yeux bleus peu porté sur la conversion, et enlève son foulard pour vivre son amour. Alors, messieurs les réalisateurs ? Comment ? C'est impossible ? Ah, il ne faudrait pas choquer une communauté déjà si souvent stigmatisée… Apparemment, ce n'est pas pour tout de suite.

 

Finissons-en avec les légendes. Le couple « métissage-multiculturalisme » est une aberration : ce n'est pas parce qu'on est métis qu'on est « multiculturel ». Beaucoup de métis ont une culture bien plus médiocre que des non-métis ! J'ajoute que la culture ne se transmet pas génétiquement, elle s'acquiert. Or, lorsqu'un signataire de l' « Appel pour une République post-raciale et multiculturelle » déclare en substance : « si on regarde le métro le matin, on voit une population multiculturelle », cela signifie que ce monsieur (historien à ma grande honte) considère que quelqu'un, parce qu'il est noir, est de culture africaine, ou qu'un individu qui s'appelle « Mohamed » est nécessairement de culture arabo-musulmane. Belle conception républicaine de la culture ! Ainsi, la culture serait biologique, elle se transmettrait par les gènes. Vous avez du sang africain ? Vous êtes de culture africaine ! Vous avez du sang arabe ? Vous êtes de culture islamique ! Vous avez les yeux bridés ? Vous êtes de culture chinoise ! Et le nec plus ultra : papa est noir et maman est blanche ? Vous êtes de culture africaine et de culture française, génial, non ? Je puis témoigner personnellement d'un certain nombre de chose : mes élèves d'origine maghrébine en savent souvent moins que moi sur l'islam et l'histoire du monde arabe ! Et pourtant, je suis loin d'être un spécialiste de la question. Si on ajoute à cela leur méconnaissance de la culture française, qu'ils partagent avec nombre de leurs camarades natifs, leur « multiculturalisme » laisse à désirer. Les enfants métissés, lorsqu'ils sont nés en France, ignorent souvent presque tout de la culture de leur parent étranger. Au pire, ils en ont une idée fausse, parce que fantasmée. Certains élèves nous parlent ainsi du Maroc ou de l'Algérie, comme de « leur » pays, alors qu'ils le connaissent bien peu. Certains vont jusqu'à refuser que l'enseignant dressent un tableau des problèmes de « leur » pays… oubliant que, si leur famille est partie, c'est sans doute que le « cher » pays n'était pas le paradis ! Chez de nombreux jeunes issus de l'immigration (ou pas), on observe plus d'inculture que de « multiculturalisme ». Et les métis, si parfaits aux yeux des néo-racistes, ne font pas exception. En réalité, seule une infime partie des métis ont véritablement une bonne connaissance des différentes cultures de leurs parents et peuvent se réclamer d'une « double culture » plus que du « multiculturalisme ». Ajoutons d'ailleurs que les personnes « biculturelles » sont plus souvent issues d'unions entre un Français et un étranger européen, une union qui est donc dénuée de « métissage » au sens propre. Et il faut dire qu'il n'est absolument pas nécessaire d'être « métissé » pour s'intéresser et s'informer sur d'autres cultures que la sienne. Moi qui suis « non-métis » (donc par principe d'esprit fermé et borné), j'ai appris énormément de choses sur des peuples étrangers, européens mais pas seulement : les mondes musulman, indien, chinois, turco-mongol, japonais m'intéressent. Bien sûr, leur connaissance approfondie m'est à jamais inaccessible, à moins d'aller vivre de longues années parmi ces peuples, ce qui n'est certes pas mon intention, ayant l'intime certitude que mon destin se joue ici. Mais je suis convaincu d'en savoir bien plus sur le monde musulman médiéval, tout mécréant que je suis, ou sur l'histoire du Maghreb (pré-colonial je précise) que certains vantards qui se présentent comme étant « de culture musulmane » ou « fiers de leurs racines maghrébines ».

 

Si toutes ces considérations sur le métissage et le multiculturalisme ne faisaient qu'alimenter les discussions dans les salons parisiens, on s'en moquerait. Il n'en est rien. Cette idéologie néo-raciste a des conséquences néfastes au plan politique : la généralisation de la « discrimination positive ». Cette dernière bénéficie de l'appui de l'Elysée. Ces temps-ci, l'offensive est menée tambour battant : internat d'excellence pour les minorités, chartes de diversité dans les entreprises, récompenses pour les entreprises ayant le label « diversité ». On prête même à Frédéric Mitterrand, ministre de la culture (pardon, « Culture ») des propos sur un éventuel remplacement de Patrick de Carolis, PDG de France Télévisions, par une personne vraiment « multiculturelle », un Réunionnais de préférence, car la Réunion est au carrefour de différentes cultures, c'est bien connu (un test le vérifierait sans nul doute). Mais je mets l'information au conditionnel. Des Directeurs de Ressources Humaines (DRH) n'hésitent plus à clamer que pour certains postes, ils ne retiennent que les candidats « de couleur » (label « diversité » oblige). Un odieux marketing néo-raciste se développe en France et recourt à une propagande que ne renierait pas la Corée du Nord ! Pour l'instant, les Français natifs ne ressentent pas encore cette discrimination rampante. Il est pourtant probable qu'au moment même où il s'apprête à virer des ouvriers « blancs », le groupe Total embauche de jeunes cadres « black » ou « beur » pour acquérir l'étiquette « diversité ». Egalité ? Plus le phénomène va progresser, et il est probable qu'il va le faire, plus les Français natifs seront victimes d'authentiques discriminations raciales, sur la terre de leurs pères ! Et des intellectuels à la mode, les eunuques à la rose de l'infâme PS, les libéraux communautaristes viendront nous expliquer que c'est nécessaire, c'est le progrès, c'est la modernité. Ces pseudo-humanistes nous feront croire que la France paie ainsi sa dette coloniale. La discrimination positive ne va certainement pas aider l'intégration des immigrés et descendants d'immigrés, pour ceux qui le souhaitent, et il y en a. Si la logique est poussée au bout, on devra même en passer par les statistiques ethniques. Il y a en effet un paradoxe à vouloir la représentativité des minorités sans prendre la peine de mesurer leur proportion dans la population française.

 

Lutte des classes ou lutte des races ?

Les tenants du néo-racisme ne se recrutent pas que chez les gens « de couleur » (qui évidemment ne sont pas tous des néo-racistes en puissance). Pour des raisons idéologiques, et bassement électoralistes le cas échéant, les militants de la gauche radicale soutiennent le néo-racisme. Le NPA du révolutionnaire d'opérette Besancenot a lancé un pavé dans la mare en présentant une candidate voilée « pour représenter les populations défavorisées » selon les termes de l'enfoulardée émancipée, car la féministe de 2010 porte le voile, peut-être le niqab demain, les temps changent.

 

Le néo-racisme d'une certaine gauche radicale (au NPA surtout, à LO un peu moins) s'inscrit dans la continuité du combat anti-colonialiste et tiers-mondiste. Là encore, je ne condamne pas les principes de l'anti-colonialisme et du tiers-mondisme. Mais je dénonce certaines de ses dérives. Financer le FLN pendant la guerre d'Algérie, c'est-à-dire fournir une aide à un groupe armé amené à tuer des soldats français lors de ses opérations, c'est de la haute trahison. Certains s'en vantent, il n'y a pas de quoi. D'autant qu'on pouvait désapprouver le conflit sans nécessairement soutenir ceux qui tuaient des soldats français, dont beaucoup d'appelés qui n'avaient certes pas souhaité mourir dans les Aurès. Je condamne l'aveuglement qui a conduit des gauchistes à applaudir la révolution iranienne et le retour de Khomeiny, ce cureton mahométan, aussi rigide que revêche, que d'aucuns présentèrent comme le dernier avatar des Lumières (!) et le champion de l'émancipation du tiers-monde. On ne peut pas dire que les femmes iraniennes aient été émancipées !

 

On ne parle plus guère du tiers-monde et le féminisme ne fait plus recette. Les gauchistes en mal de lutte avaient besoin de nouvelles causes : ce sera l'anti-sionisme et le néo-racisme. Pour Besancenot et consorts, il est clair que les classes populaires se confondent de plus en plus avec les populations immigrées ou issues de l'immigration. Le « black » et le « beur » ont remplacé le « prolo ». Et les Palestiniens ont été promus nouveaux damnés de la Terre, tandis que, cédant au même aveuglement que jadis, les gauchistes ont remplacé Khomeiny par le Hamas. Je me demande pourtant quel sort le Hamas réserve aux gauchistes athées palestiniens… Mais sur ce sujet, je crains qu'Olivier n'ait pas grand-chose à dire, d'autant que le courageux postier évite de débattre des questions gênantes. C'est ainsi que l'extrême gauche a substitué au prolétariat natif la plèbe issue de l'immigration. Il faut dire que les ouvriers français, gagnés pour certains à l'argumentaire xénophobe, eurent la fâcheuse tendance de se tourner vers la « bête immonde », j'ai nommé le FN et son truculent chef, Jean-Marie Le Pen. Il fallait trouver un autre prolétariat. L'extrême gauche a déteint sur le parti communiste qui entretient des rapports étranges avec le MRAP de Mouloud Aounit. Et jusque dans les rangs du PS, cette nouvelle stratégie fait des adeptes. Je me souviens ainsi, lors d'un débat télévisé, avoir entendu le sinistre Julien Dray faire du Houria Bouteldja dans le texte : « il faut inculquer [il utilisa ce mot, je le certifie] aux habitants de ce pays l'idée qu'ils vivent dans un pays métissé » ou « multiculturel » je ne sais plus, « et que la diversité est une richesse incroyable ». Tellement incroyable que je n'y crois toujours pas.

 

Mais les gauchistes se focalisent sur les quartiers de ZUP, parce qu'ils sont médiatisés. Pourtant, il y a encore de nombreux natifs modestes, qui vivent en France. Ces gens-là forment les classes populaires, eux aussi. Beaucoup de ces « petits blancs » que M. Mélenchon méprise vivent dans les campagnes. On n'entend rarement parler d'eux. Ils ne brûlent pas de voiture, ni n'affrontent les forces de l'ordre, bien que la délinquance soit présente assurément. Ici pas ou peu de barres HLM, c'est le camp de nomades qui tient lieu de « ghetto » défavorisé. Là-bas, la résignation le dispute à la méfiance. Méfiance envers ces immigrés qui monopolisent l'attention, à qui on cède tout parce qu'on craint des émeutes. Méfiance envers l'Etat qui les a abandonnés à leur triste sort. Les petites usines rurales, jadis nombreuses en France, ont fermé pour la plupart. Le chômage est arrivé, avec son triste cortège de divorces et de problèmes d'alcool. Mais là-bas, on ne se révolte pas. De temps en temps, on glisse un bulletin FN dans l'urne, et c'est à peu près la seule forme de protestation. Pour le reste, on s'accommode de la situation et on courbe l'échine.

 

Conclusion

Il y aurait sans doute beaucoup d'autres choses à dire, mais il est impossible d'être exhaustif sur une telle question. Il est certain que le néo-racisme est en plein essor, et que ce n'est que le début. La propagande se fait plus intense. Mais si le métissage existe, il est loin d'être aussi répandu que certains veulent nous le faire croire. Le métissage est une réalité, et être métis est un fait, ce n'est ni un avantage, ni un inconvénient. En aucun cas le métissage ne peut se confondre avec le multiculturalisme, notion d'ailleurs assez floue. Il n'est pas question de se laisser berner par la propagande. Nous ne voulons pas de France « métissée » ou « multiculturelle ». Nous ne voulons pas que les Français natifs soient discriminés dans le pays que leurs pères ont édifié, non sans peine. Les immigrés et Français issus de l'immigration doivent être embauchés, sans discrimination, mais uniquement pour leurs compétences et leur qualification. Il est inadmissible que des entreprises (et demain la fonction publique ?) prennent des employés « de couleur » simplement pour avoir de bons statistiques sur la « diversité ». Le néo-racisme et ses manifestations sont la négation de la France en tant que nation historique et la négation de la République en tant qu'ensemble de valeurs et de principes. Le combat ne fait que commencer.

 

(1) //blog-nationaliste.blog4ever.com/blog/lire-article-286920-1319806-s_opposer_a_l_immigration_et_au_metissage__est_ce_.html

 

(2) //blog-nationaliste.blog4ever.com/blog/lire-article-286920-1605283-il_faut_liquider_l_identite_nationale_de_la_france.html



24/02/2010
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