Nationaliste Social et Ethniciste

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Le pape, l'Eglise et la République

Le 28 février 2013, à 19h00, Benoît XVI a cessé d’être le chef suprême de l’Eglise catholique, qui est la plus importante communauté religieuse unifiée du monde, il faut le rappeler. L’Eglise catholique est une étonnante exception. Les orthodoxes et les protestants se sont depuis longtemps divisés en églises nationales, parfois rivales. Les musulmans sont répartis entre différents groupes, sans clergé unifié ni hiérarchisé. Seule l’Eglise catholique a réussi à maintenir vivante cette idée d’unité des croyants, un héritage en fait de l’Empire romain et de son idéologie universaliste (œcuménique devrions-nous dire). Il y a, par exemple, des catholiques de rite byzantin (dits aussi gréco-catholiques ou uniates), surtout en Roumanie et en Ukraine. En revanche, il n’y a pas d’orthodoxes de rite latin… On taxe souvent l’Eglise catholique de « sectarisme », c’est pourtant une organisation d’une grande souplesse. La République française est dépositaire d’une partie de l’héritage antique de Rome (les faisceaux, le bonnet phrygien, les préfets, l’idéal républicain). L’Eglise catholique en détient une autre partie, la dimension impériale. Le droit canonique a pris pour modèle le droit romain. L’Eglise catholique mérite bien l’épithète de « romaine ». Les églises et les palais baroques ou néoclassiques qui peuplent la Rome des papes évoquent, par leur architecture même, la Rome des César : voyez la façade de Saint-Jean de Latran, qui est la cathédrale de Rome, l’inspiration antique évidente, on y reconnaît le fronton et les colonnes d’un temple païen. De même la coupole de la basilique Saint-Pierre a pris la place de celle du panthéon. Tout comme la République, en France, malgré les ruptures, s’est inscrite dans la continuité de la monarchie, l’Eglise à Rome a continué à sa manière la Rome des empereurs. Au point de tenter, au Moyen Âge, d’imposer l’autorité du pape à tous les princes de la chrétienté. La papauté a brisé les Hohenstaufen, maîtres de l’Italie du Sud et de la Germanie. Mais elle s’est brisée contre le Capétien retors, Philippe IV le Bel. Et le Français installa les papes à Avignon où il put, sinon les contrôler, du moins les influencer.

 

Chrétienne et romaine (façade de la basilique St-Jean du Latran) ...

 

Il faut le reconnaître : l’unité des catholiques d’Europe n’a jamais été évidente. Au Moyen Âge déjà, les rois, tous fils de l’Eglise romaine, se sont combattus avec un acharnement rare, notamment l’Anglais et le Français. Lorsqu’au XV° siècle, les papes ont tenté de mettre sur pied des croisades pour arrêter les Turcs (car, contrairement à une idée reçue, l’Occident n’a pas complètement abandonné Byzance à son sort), les rois et les princes d’Europe se sont montrés peu enthousiastes, tout occupés à la besogne d’édifier des états territoriaux, berceaux des futures nations. Jean Sans Peur, futur duc de Bourgogne, est allé se battre en 1396 à Nicopolis. Le maréchal de Boucicaut a défendu un temps Constantinople contre les Turcs, avant d’accompagner Manuel II Paléologue (celui qu’a cité Benoît XVI, tout est lié) dans une tournée européenne destinée à glaner des soutiens et des fonds. Mais on en reste à des initiatives individuelles, même si l’on peut citer les Chevaliers de Rhodes (en fait l’Ordre de l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem, plus tard Chevaliers de Malte) qui comptaient beaucoup de Français dans leurs rangs. Plus tard, alors même que le protestantisme (on devrait dire « les protestantismes ») réduisait les horizons de l’Eglise, lui fermant les pays du Nord, depuis l’Allemagne centrale jusqu’à la Scandinavie en passant par l’Angleterre, la très catholique Espagne associée à la non moins catholique Autriche livra des guerres interminables à la France « fille aînée de l’Eglise » (bien que l’expression soit plus tardive), sous François 1er comme au temps de Louis XIV. Et le Valois ou le Bourbon catholique de s’allier au Turc mahométan contre le Habsbourg catholique… Oui, l’unité des catholiques européens a toujours été chimérique. D’un autre côté, je dois dire que cette réalité donne une singulière beauté, une aura pathétique, à la démarche de l’Eglise, qui consiste à témoigner de l’unité des catholiques… malgré les divisions. D’autant qu’au XIX° siècle, les choses ne se sont pas arrangées : l’essor des nationalismes a achevé de briser le concept de chrétienté, tandis que la Révolution française a amorcé une vague de déchristianisation dans le pays catholique alors le plus peuplé du monde. L’unité italienne elle-même s’est faite contre la papauté, devenue étrangère dans son pays, et de fait le Vatican est un état distinct de l’Italie, jusqu’à nos jours… Alors que le pape est l’évêque de Rome, capitale de cette même Italie. Etrange situation quand on y réfléchit, mais qui reflète bien l’héritage de l’Eglise : romaine et universelle. Au XX° siècle, ce fut pire encore : en 1918 et en 1931, les deux dernières grandes monarchies catholiques, respectivement l’Autriche(-Hongrie) et l’Espagne, disparurent.

 

Quant aux catholiques d’ailleurs, ce n’est guère mieux. Considérons l’Amérique latine, longtemps très catholique. Cette foi commune n’a jamais empêché les états latino-américains de se livrer de féroces guerres au XIX° comme au début du XX° siècle. Les petits états d’Amérique centrale n’ont même pas réussi à créer une fédération. L’ensemble créé par Bolivar s’est scindé en trois états : Equateur, Colombie, Vénézuela. Et les habitants parlaient la même langue ! Cela nous rappelle fort à propos qu’une langue ou une religion ne suffisent pas à faire une nation.

 

Benoît XVI, donc, a choisi de laisser la place et de remettre sa tiare. Le choix est respectable. Nous avons tous en mémoire le calvaire de Jean-Paul II, impotent, tremblant, exposé aux caméras du monde entier. Beaucoup saluaient alors l’héroïsme d’un pape, dévoué à sa charge jusqu’au trépas. Je ne dis pas que cette attitude manquait de grandeur. Mais on peut s’interroger sur l’image qu’elle renvoyait de l’Eglise… et sur la façon dont cette dernière était gouvernée sous le règne d’un pape moribond. On ne peut que supposer que Benoît XVI a longuement médité sur la longue agonie publique de son prédécesseur. Et finalement, il a choisi de se retirer, avouant humblement que la charge pesait désormais trop lourd pour ses frêles épaules. Je n’avais pas vu d’image du pape depuis des mois, et j’ai été frappé par son état de fatigue. Je ne le croyais pas aussi épuisé. Il est vrai que sa tâche est harassante… et que ses proches ainsi que les cardinaux ne lui ont pas toujours facilité la besogne ! Au rebours d’un discours qu’on nous a beaucoup servi ses huit dernières années (surtout chez des anticatholiques primaires d’ailleurs), je pense que Benoît XVI a été un très bon pape. D’abord, d’un point de vue intellectuel, tout le monde s’accorde à dire que Joseph Ratzinger est un théologien de très grande classe. Cela lui a joué des tours, puisqu’une phrase de la fameuse conférence de Ratisbonne a été sciemment sortie de son contexte et répétée en boucle par l’honnête corporation des journalistes afin d’exciter les sectateurs de Mahomet, qui n’en demandaient pas tant. Dès le premier jour, les médias ont détesté Benoît XVI, et se sont plus à diffuser une image négative du 265ème souverain pontife. On a rappelé avec complaisance son appartenance aux Jeunesses hitlériennes durant le III° Reich (comme si ses parents avaient eu le choix… y a-t-il encore des gens qui croient que les Jeunesses hitlériennes étaient facultatives ?). On lui a mis sur le dos des affaires de pédophilie, remontant pour la plupart au temps de Jean-Paul II, alors même qu’il est probablement le premier pape à avoir affronter le problème avec un certain courage. Bref, taxé d’emblée de « conservateur » (pour ne pas dire réactionnaire), le pape allemand a suscité d’emblée l’antipathie des bien-pensants. Et comme Benoît XVI s’est mis dans la tête la folle idée de défendre le dogme catholique et le discours traditionnel de l’Eglise (sur la contraception, l’homosexualité, la famille…), alors là, toute la gauche libérale-libertaire a vomi sa haine sur le pape.

 

 

A ce sujet, une mise au point me paraît nécessaire : la France est un pays libre, où la liberté de conscience est garantie par la Constitution. Et c’est très bien comme ça. Je n’ai rien contre les athées, et je ne reproche à personne de ne pas aller à la messe, moi-même je n’y vais guère. Mais je ne jette pas la pierre à ceux qui y vont, librement, pour vivre leur foi. En revanche, les ennemis de la religion qui pestent parce que l’Eglise ne dit pas ce qu’ils veulent entendre, ceux-là m’agacent. Eh quoi ! Personne ne vous oblige à aller à l’église, ni à être d’accord avec les évêques, alors de quoi vous mêlez-vous ? Quand j’entends certaines personnes de gauche nous expliquer ce que l’Eglise devrait dire, je suis atterré. Et ces gens-là se prétendent tolérants ! Il n’y a qu’à voir les méthodes des « Femen », ces idiotes dont le cerveau est aussi vide que la garde-robe… Sérieusement, vous voteriez pour les « Femen », vous ? Voilà des femmes qui déambulent dans la tenue d’Eve, si je puis dire, avec tatouées sur le corps de charmantes inscriptions (en anglais, bien sûr) du type « Fuck Church » ou « Fuck God ». Et, arrivées ainsi dans une manifestation de catholiques, elles et leur amie Caroline Fourest s’offusquent d’avoir été fraîchement accueillies. Est-ce ainsi que Sœur Caroline prêche la tolérance ? Que n’aurait-elle pas dit si les gros bras de Civitas étaient venus troubler une marche des fiertés homosexuelles (en français, c’est plus joli que « gay pride ») ? Comme toujours, c’est « faites ce que je dis mais pas ce que je fais ». Apparemment, certains s’imaginent qu’un jour, un pape va apparaître au balcon du Vatican pour annoncer que l’homosexualité, c’est bien, que désormais les homosexuels peuvent se marier et procréer sans problème. L’Eglise existe depuis bientôt deux mille ans. Son message trouve sa valeur dans une réflexion, théologique, mais aussi anthropologique et philosophique, de plusieurs siècles. Et des soixante-huitards ignorants, qui de toute façon ne mettent jamais les pieds dans une église, voudraient que le pape adapte la doctrine chrétienne à leurs attentes. Quelle arrogance !

 

On a reproché au pape de tenter de réintégrer les catholiques intégristes et traditionalistes, ceux qui exigent la messe en latin. Je n’aime pas tellement les cathos tradis, je pense que beaucoup d’entre eux sont des tartuffes. Ils sont catholiques comme les Arabes de banlieue sont musulmans : parce que c’est un marqueur identitaire, dont ils se servent pour cultiver une forme de communautarisme intolérant et de haine des autres. Ils s’imaginent qu’ils sont « les vrais Français » parce qu’ils suivent le rite tridentin. Ajoutons à cela que les membres de leur clergé laissent parfois à désirer. Tout cela est assez pitoyable. Au fond, ils détournent le catholicisme pour en faire le socle d’un projet politique totalitaire et fascisant. Mais à côté de ceux-là, il y en a d’autres qui disent être attachés à l’ancien rite parce qu’ils le trouvent beau, et chargé d’une plus grande symbolique sacrée. Ils se sentent plus facilement en communauté avec le divin lors d’une messe célébrée selon le rite ancien. Pourquoi pas. Chacun a une sensibilité particulière. Dans cette affaire, Benoît XVI a donné du grain à moudre à tous ses détracteurs, même si je comprends la démarche du pape, qui a voulu travailler à l’unité de l’Eglise. Il a préféré essayer de ramener dans le giron de l’Eglise des catholiques plutôt que de se livrer à de la démagogie pour faire plaisir à des gens qui, de toute façon, n’iront jamais à la messe. Si demain, d’aventure, un pape déclarait que le mariage homo, c’est super et que la contraception est la plus belle invention de l’homme, non seulement les « progressistes » (entendez les libéraux sur la question des mœurs) ne deviendraient pas pratiquants, mais il est probable que la plupart des catholiques restant quitteraient l’Eglise pour se faire orthodoxes, protestants voire musulmans. Par ailleurs, Benoît XVI n’a pas fait de concession aux intégristes : il leur a accordé le pardon, rien de plus. Le discours officiel de l’Eglise ne s’est nullement aligné sur celui des lefebvristes (de Monseigneur Lefebvre, évêque français à l’origine du courant traditionaliste). Par conséquent, peu de gens le savent (Frédéric Lenoir, pourtant un spécialiste, paraissait l’ignorer lorsqu’il a évoqué sur France 2 le bilan de Benoît XVI), mais… la réintégration a finalement échoué ! Etrangement, la presse a pas mal jasé lors de la levée des excommunications frappant les évêques lefebvristes, mais la rupture des discussions en octobre 2012, à l’initiative du Vatican, a trouvé peu d’écho. Benoît XVI a fait un pas, mais il n’a jamais rien cédé sur le fond. Pourtant, à entendre certains reportages, on aurait pu se demander si le pape n’était pas lui-même un sympathisant lefebvriste…

 

La doctrine de l’Eglise catholique est une réflexion très élaborée, qui a été pensée et débattue par des membres du clergé dont certains étaient de brillants intellectuels. L’Eglise a des arguments, elle en a parfois, et même souvent, bien plus que ses adversaires. Et surtout, les Eglises survivent souvent à leurs adversaires. Regardez l’Eglise orthodoxe russe : elle a survécu à Staline et à Brejnev, comme le catholicisme a survécu dans la Pologne voisine. Il ne faut pas sous-estimer l’Eglise : c’est une institution remarquablement solide. Elle a connu bien des crises, mais elle est toujours là. Et je gage qu’elle sera là encore longtemps, quoiqu’on en dise. Pour ma part, je ne suis pas d’accord avec tout ce que dit l’Eglise, ni avec toutes les prises de positions des évêques français. Il ne me plaît guère que le clergé se mêle trop de politique. Dans un de mes articles, j’avais eu des mots très durs lorsque le pape avait critiqué la politique de Nicolas Sarkozy à l’égard des Roms (1). Et les bidonvilles roms qui se sont multipliés depuis, et que dénonce Nicolas Dupont-Aignan assez régulièrement, montre que je n’avais pas tort en écrivant cet article à l’époque. Mais je reconnais qu’il est difficile d’exiger de l’Eglise qu’elle reste muette : sa doctrine défend une conception de la société, qui suppose par conséquent des implications au plan politique. Cela étant, puisque l’Eglise accueille tout le monde, le clergé devrait se garder d’intervenir sur certains sujets, quand la dignité humaine n’est pas menacée. Et si désagréables soient les expulsions, elles demeurent humaines dans leur déroulement. De plus, comme je le rappelais à l’époque, l’immigration en France ne favorise pas vraiment le catholicisme. Et la Bible, à ma connaissance, ne fournit pas de recommandation particulière sur la politique migratoire… Alors que le mariage et l’homosexualité, il en est question dans les textes sacrés.

 

Ces derniers temps, je l’avoue, j’ai renoué avec mes « racines chrétiennes » pourrait-on dire. Je suis plutôt conservateur au niveau des mœurs, même si je respecte la liberté individuelle. Il ne me plaît pas qu’on détruise l’institution du mariage. Pourquoi je parle de destruction ? Parce que le mariage civil est vidé de sa substance par la nouvelle loi. Le mariage devient un simple contrat. Les partisans de la réforme ont bataillé pour que les homosexuels obtiennent une reconnaissance officielle, rien de plus. Tout au long du débat, on n’a cessé de nous parler d’ « amour ». Mais l’amour n’a pas grand-chose à voir avec le mariage tel qu’il est conçu dans le code civil. Le mariage fixe les devoirs des époux et crée un cadre juridique pour la filiation et la protection des enfants à venir. Point à la ligne. D’autre part, nous vivons à une époque où il n’est nul besoin de mariage pour vivre heureux et amoureux. Paradoxalement, le mariage qui parle vraiment d’amour, c’est… le mariage religieux justement, qui lui reste interdit aux homosexuels. Du coup, il n’y a pas, et il n’y aura jamais d’égalité absolue entre hétérosexuels et homosexuels, car les trois grandes religions monothéistes ne célébreront pas de telles unions. A moins de contraindre les organisations religieuses à le faire… Il ne m’étonnerait pas que certaines associations en viennent à le réclamer (2). J’étais un partisan déclaré du mariage civil, et je fais partie de ceux qui pensent que la famille est un pilier de la République. Mais aujourd’hui, malheureusement, il faut le reconnaître : la République est prise en otage par une bande d’anciens soixante-huitards jouisseurs et « anti-conformistes », des gens qui méprisent la loi, la tradition et la norme en général, en tant que règle de vie en société. Ces libertaires individualistes prennent un malin plaisir à détruire l’une après l’autre toutes les institutions : l’Ecole, la Police, l’Armée… sans voir qu’au final, ce sont les fondements même de la République qu’ils sapent. Mais que savent-ils de la République, ces beaux parleurs ? De la vraie République, exigeante, élitiste, de cette République qui exigea en son temps le sacrifice des citoyens (« un Français doit vivre pour elle, pour elle un Français doit mourir », c’est le refrain du Chant du départ, et il a du sens pour moi). Quel avenir peut avoir la République française avec des « républicains » comme Duflot, Mamère, Taubira, Désir, etc. ? On se gargarise partout du mot « République », mais hélas il ne veut plus rien dire dans la bouche de ceux qui l’emploient… quand il ne signifie pas le contraire !

 

Si aujourd’hui je me tourne vers l’Eglise, c’est parce qu’elle est une institution, et, depuis la question du « mariage pour tous », je me reconnais dans certaines valeurs du catholicisme, alors même que ceux qui nous gouvernent liquident avec une incroyable légèreté des éléments constitutifs de notre civilisation. Oh ! Que l’on se rassure ! Je ne suis pas Charles Péguy. Je ne vais pas non plus devenir maurrassien, monarchiste et défenseur de la Vendée. Non point. Ce blog ne changera pas de nom ni de ligne politique. Ma France reste celle de la Convention, de Robespierre et de Saint-Just. Mais Robespierre, justement, s’est élevé contre certains excès de la déchristianisation voulue par certains révolutionnaires, excès qui mettaient en péril la liberté de culte. Je ne renie pas non plus la loi de 1905 : vivre dans un pays où l’Eglise et l’Etat sont séparés me convient parfaitement. Car l’Eglise est libre, puisqu’elle ne doit rien ou pas grand-chose à l’Etat. Je n’abandonne pas l’idée de République, loin de là, je demeure un républicain, un jacobin, un patriote. Mais j’ai conscience qu’il y a en France plusieurs traditions. Une tradition athée, laïque, anticléricale. Elle fait partie de notre histoire. Il y a aussi une tradition catholique, qui mérite de vivre et d’exister, à l’heure où on entend parler de l’islam matin, midi et soir. Il ne s’agit pas pour moi de devenir un dévot et d’aller faire des génuflexions dans les églises. Il ne s’agit pas non plus de cultiver la tradition par simple passéisme ou par réaction, contre les « autres », musulmans ou gauchistes. Non, d’ailleurs une telle démarche serait contraire au christianisme. Simplement, j’ai envie de redécouvrir et de méditer la Bible ainsi que la pensée et la philosophie (car elle mérite ce nom) catholique. Et j’ai envie que l’Eglise catholique vive pour continuer à diffuser un message, certes contestable sur certains points, cela j’en conviens volontiers, mais qui tranche avec l’amoralisme total et le relativisme professés par ceux qui nous gouvernent.

 

(1) http://blog-nationaliste.blog4ever.com/blog/lire-article-286920-1893128-politique_migratoire__le_pape_des_roms_s_en_mele.html

 

(2) http://blog-nationaliste.blog4ever.com/blog/lire-article-286920-9618314-mariage_homosexuel__vers_l_egalite_pour_tous.html



09/03/2013
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