Nationaliste Social et Ethniciste

Nationaliste Social et Ethniciste

Le Parti socialiste et les minorités

Il ne faut pas se moquer des socialistes. Ces gens-là pourraient arriver au pouvoir en 2012. Je n’y crois pas trop, mais Nicolas Sarkozy a une politique tellement lamentable, y compris dans les domaines (immigration, sécurité) où il se targuait de damer le pion à la Gauche, que « tout devient possible » après tout. Les socialistes sont des gens sérieux : ils préparent un programme, c’est dire. Les mauvaises langues diront que, depuis 2002, ce n’est pas trop tôt. Les socialistes sont décidés, paraît-il, à faire valoir leurs droits sur certains thèmes qu’on leur aurait volés (traduction : qu’ils ont abandonné au nom d’une bien-pensance qui les a faits détester de nombreux citoyens, au premier rang desquels l’auteur de ces lignes) : la nation, la République, la sécurité, la laïcité voire l’immigration. Une révolution ! Mais qui reste souvent du domaine de l’incantation. Le petit dialogue qui suit, parfaitement fictif, n’en est pas moins révélateur.

 

Le Socialiste : L’immigration et la sécurité, on peut en parler, bien sûr !

Le beauf crypto-fasciste : Ah ! Alors vous reconnaissez qu’il faudrait limiter l’immigration ?

Le Socialiste : Non, ça c’est le discours du Front National ! L’immigration est inévitable, et de toute façon, c’est une richesse immense pour la France. Il ne faut pas stigmatiser des populations fragiles, entrer dans la logique du bouc-émissaire, et l’Histoire nous montre ce qu’une telle attitude peut engendrer : le fascisme…

Le beauf crypto-fasciste : Et l’insécurité ? Ne faudrait-il pas punir les délinquants ? Supprimer les allocations familiales aux parents irresponsables ? Enfin, rétablir l’ordre dans les banlieues, quoi.

Le Socialiste : « Rétablir l’ordre », c’est une formule inadmissible qui n’est pas sans rappeler les heures sombres de notre histoire. C’est dresser les Français les uns contre les autres, et justifier des dérives totalitaires et dangereuses pour la démocratie. Voulez-vous d’un Etat-policier ? Non, il ne faut pas précariser encore plus des populations socialement très défavorisées. Il faut rétablir une justice sociale qui donne sa place à chacun dans ce pays. Les jeunes de banlieue n’ont pas d’avenir : leur frustration est bien compréhensible, d’autant qu’ils sont montrés du doigt par M. Sarkozy et le Front National. On distille la haine à dessein…

Le beauf crypto-fasciste : Mais peut-être que M. Sarkozy a été élu et que le Front National fait de bons scores précisément parce que beaucoup de Français éprouvent… une certaine animosité envers ces jeunes. Scènes de guérilla urbaine, voitures brûlées, échoppes saccagées, trafic en tout genre, revendications communautaristes, haine anti-française sans parler des « incivilités » au quotidien… Cela fait beaucoup, non ?

Le Socialiste : Mais vous vous trompez de problème et de colère ! Et vous faites le jeu du FN, c’est malsain. On ne le répétera jamais assez : le vrai problème est social et économique, et uniquement social et économique. Le reste, c’est de la poudre aux yeux, de la stigmatisation, bref, n’ayons pas peur des mots, c’est du racisme et de la xénophobie.

 

Conclusion : on peut parler de l’immigration et de la sécurité… à condition d’être  en accord avec la doxa du PS, directement empruntée à ses officines antiracistes comme SOS-Racisme ou le MRAP.

 

La proposition de la Fédération socialiste du Nord

Les socialistes du Nord ont trouvé une solution remarquable pour régler le problème d’intégration des populations d’origine maghrébine et édifier la France « multiculturelle » dont tout le monde rêve (enfin, dans les salons des bobos de la gauche caviar made in Sciences Po) : proposer l’arabe comme Langue Vivante n°1 dans les collèges, publics évidemment (1). Donc, cela ne suffit plus de supporter des petits morveux (et je suis poli) qui se vantent à tout instant d’être « algérien » ou « marocain », et qui le plus souvent ne savent rien ou presque de leur cher pays, non, il faudra à présent leur enseigner l’arabe à ces petits chéris, pour qu’ils se sentent chez eux, pour leur montrer que la République les aime et les respecte. Et puis, ce qui serait bien, ce serait que les natifs apprennent l’arabe aussi, pour prouver leur ouverture à l’Autre et manifester leur attachement à cette valeur de Fraternité qui orne nos frontons et dont s’enorgueillit la République. « L’intégration, c’est quand les natifs appelleront leurs enfants Mohamed » dixit Martin Hirsch (déjà converti ?). Et puis l’arabe est une langue utile : elle permet de lire le Coran, livre sacré de l’islam qui est (ou sera bientôt) la première religion de France en nombre de pratiquants réguliers. Les conversions se multiplient, l’islam ayant un grand succès chez les décérébrés, comme la jeune épouse du barbu nantais passée du catholicisme à l’islam radical niqabé version wahhabite en quelques années. Il n’est que de l’écouter pour sentir qu’elle respire l’intelligence, la donzelle. « Une amie m’a parlé de Mahomet », soit. « Ensuite, elle m’a proposée de devenir la nouvelle épouse de son mari. J’ai accepté ». On se perd en conjecture sur la cause d’une telle décision. On doit respecter la liberté de chacun, mais selon certains, « on n’a pas le droit de juger l’attitude des autres ». Moi, je juge, et je dis qu’une telle attitude est stupide et inquiétante. Il n’est pas en mon pouvoir de l’interdire (et sans doute n’est-ce pas souhaitable), mais je revendique le droit de la dénoncer et de la condamner. Cela étant, il y a une tradition, chez certaines femmes françaises, d’attirance toute particulière pour les virilités étrangères et surtout exotiques, depuis qu’il est avéré, effondrement démographique oblige, que les Allemands ne reviendront pas de sitôt.

 

En tout cas, il faut féliciter les camarades ch’tis du PS : avec une proposition comme celle-là, c’est sûr, la situation de la France va s’améliorer, et l’harmonie va régner. L’arabe est une langue difficile et exigeante. Quand on sait comment nombre de nos jeunes beurs maîtrisent la langue française, on ne va pas manquer de se marrer lorsqu’il faudra évaluer leur niveau en arabe. Certains ne savent pas ce qu’est un verbe, un sujet ou un adjectif qualificatif… Mais cette mesure est salutaire. Je propose donc : l’arménien LV1 pour les descendants d’Arméniens ; le russe LV1 pour nos concitoyens d’origine russe, qui connaissent un dynamisme certain avec la construction d’églises orthodoxes à Paris et à Strasbourg (avec semble-t-il l’aide discrète de la mairie dans cette dernière ville, en violation du principe de laïcité, mais on a l’habitude à présent) ; et l’italien ? Des centaines de milliers de Français sont d’origine italienne, mais aussi portugaise, or l’italien et le portugais LV1 sont bien trop rares ! Il est plus que temps d’y remédier. Pourquoi nos amis socialistes du Nord n’y ont-ils pas songé ?

 

Les raisons d’une stratégie résolument communautariste

Un Français natif qui se prétend « identitaire » est classé à l’extrême droite par la majorité de ses compatriotes, et considéré comme néo-nazi par la gauche et l’extrême-gauche. Un Français d’origine étrangère qui présente le même type de revendications (l’obsession des racines, de la culture d’origine, et le rejet de l’autre qui va souvent avec…) est un antiraciste, un opprimé qui a le courage de s’émanciper. Pourquoi cette différence ? Parce que le second est « minoritaire » et ce simple statut lui assure une impunité totale et une légitimité incontestable dans les milieux autorisés, c’est-à-dire dans les salons des bobos de la gauche caviar made in Sciences Po.

 

Dans le reportage qui se fait l’écho de la noble proposition des socialistes du nord, un expert est convoqué, comme souvent, pour habiller l’ignoble machination communautariste d’un argumentaire puisé aux sources du bon sens, du pragmatisme et de la « tradition humaniste » de notre pays. Il s’agit ici d’un certain Denis Legros, professeur d’université (en dessous, ça ne compte pas, nous les professeurs du secondaire ne sommes que d’humbles exécutants) à Paris VIII. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les milieux universitaires ne sont pas spécialement « de gauche », mais les universitaires à qui on donne la parole et qui sont invités dans les médias le sont presque tous. Que l’on songe à des gens comme Gérard Noiriel, Nicolas Offenstadt, Benjamin Stora, François Durpaire… Tous des individus, sinon de gauche, du moins en accord sur l’essentiel de la doxa sociale-démocrate présentée dans le pittoresque dialogue ci-dessus. Si l’on ajoute à cela que le magazine L’Histoire, organe quasi-officiel des historiens de l’université française, affiche clairement une ligne sociale-démocrate, européiste, immigrationniste et généralement hostile à l’« identité nationale », on comprend mieux que les universitaires passent tous pour des bobos et des gauchistes. Beaucoup d’entre eux ne le sont pas, mais seuls les étudiants et quelques passionnés les connaissent. Le drame est que parmi ceux-là, nombreux sont ceux qui refusent la nécessaire vulgarisation tout en cultivant un sectarisme hautain. Ils s’isolent donc, quand le magazine L’Histoire fait l’effort de rendre accessible au grand public les récentes avancées de la recherche.

 

Qu’a dit M. Legros ? Des choses fort intéressantes au demeurant, mais dans un apparent désordre qui ne fait pas honneur à la tradition de rigueur de l’université française. Il a donné de bonnes et de mauvaises raisons de proposer l’enseignement de l’arabe dans les établissements scolaires français.

 

Commençons par la bonne raison : M. Legros a fait valoir que la mondialisation rendait le monde arabe « incontournable ». Ce n’est pas faux. Le monde arabe est grand pourvoyeur d’hydrocarbures. Grâce aux sommes amassées, les riches émirs du golfe « tiennent » une partie des économies occidentales. Ce n’est pas un hasard si la « finance islamique » séduit tant Christine Lagarde et les milieux financiers. Le monde arabe représente un marché à la fois proche et prometteur du fait de ses potentialités (plusieurs millions de consommateurs) et de son développement (grâce à un certain dynamisme démographique). On pourrait évidemment répondre que le monde arabe apprend l’anglais, « comme tout le monde », et que l’arabe parlé au Maghreb diffère sensiblement de celui qu’on utilise en Syrie. Passons. L’importance économique et géostratégique du monde arabe justifie qu’on promeuve l’enseignement de la langue arabe, comme on le fait avec le chinois. C’est toujours un plus que de maîtriser la langue de son partenaire commercial, personne ne le niera.

 

Mais cet argument honorable voisine, dans la rhétorique de M. Legros, avec des raisons qui le sont moins. Il s’agit en effet de « prendre en compte la culture de populations vivant en France ». Quelle culture ? On voit que Denis Legros ignore tout des réalités de la société française : les immigrés et descendants d’immigrés d’origine maghrébine n’ont pour la plupart d’entre eux (et c’est on ne peut plus vrai pour ceux qui sont nés en France) aucune connaissance réelle de « leur » culture. Leur identité repose largement sur un « là-bas » fantasmé et déconnecté du réel, un « là-bas » cultivé ici, et uniquement ici, dans le but de se démarquer de l’autre, le Français natif, le « blanc », qu’on exècre et qu’on méprise. Voilà la triste réalité de ce que se passe en France, voilà à quoi se résume l’ « arabité » affirmée d’une partie des populations maghrébines. Mais M. Legros, comme les socialistes septentrionaux, persistent dans une vision fantasmée, celle-ci aussi, et idéalisée des populations issues de l’immigration. Les immigrés maghrébins n’ont guère apporté « leur » culture parce que la première génération était bien souvent illettrée… Par conséquent, cet argument est irrecevable pour une grande majorité des Maghrébins vivant en France ou des Français d’origine maghrébine.

 

Alors ? Que cache ce grossier mensonge, cette affabulation médiatique sur la prétendue « culture » des immigrés maghrébins ? Rien d’autres que de viles manœuvres électoralistes. Il n’est pas anodin que la proposition susdite émane de la Fédération socialiste du Nord. Oui, ce Nord-Pas-de-Calais devenu terre d’élection du Front National, cette région où de plus en plus de « petits blancs » optent pour l’extrême droite honnie quand sonne l’heure du devoir électoral. Il faut bien que les socialistes locaux, et la gauche en général, se trouvent un nouvel électorat s’ils veulent conserver leur « bastion » traditionnel. Ce sera l’immigré ou le Français issu de l’immigration, porteur de cette magnifique culture arabe. Culture qui en réalité agonise depuis la fin du Moyen Âge, mais étrangement la civilisation islamique médiévale, d’ailleurs autant persane (iranienne) qu’arabe, est toujours convoquée aujourd’hui pour nous pousser à porter un regard empreint de respect et d’admiration sur le monde arabe. Or ce monde arabe est passé sous la domination des Turcs Ottomans à la veille des Temps Modernes avant de sombrer dans une torpeur et une stagnation assez impressionnante, puisque le « réveil », au demeurant difficile, ne commence qu’après la Grande Guerre… Entre les deux, quatre siècles. Si on affine, on s’apercevra qu’il s’est passé des choses, que de lentes évolutions sont à l’œuvre. Certes, mais d’une telle lenteur que, vu d’Occident, il ne s’est pas passé grand-chose en comparaison des révolutions politiques et techniques qui bouleversent les nations d’Europe et leur donnent les moyens d’un essor sans précédent. Au même moment, un immuable système tribal régit les Arabes de la péninsule arabique et du désert syro-mésopotamien, et jusqu’au Maghreb. Les mêmes querelles fratricides et révoltes endémiques ensanglantent l’empire ottoman, au XIX° comme au XVI° siècle, alors que les pays d’Europe ont à peu près tiré un trait sur leurs guerres de religion. L’unité allemande se réalise dans un relatif enthousiasme, deux siècles et demi après la Guerre de Trente Ans. Que l’on mesure le chemin parcouru ! En Arabie, les antiques rivalités tribales sévissent encore dans les années 1920…

 

La France « multiculturelle » : l’abandon de la culture commune humaniste au profit des particularismes stériles

Je veux dire ici mon profond mépris pour les dirigeants socialistes de la Fédération du Nord, prêts à jouer avec le feu pour gagner quelques voix. J’ose croire que des militants socialistes intelligents protesteront contre ce type de mesure qui ne concourt certainement pas à pacifier une société de plus en plus gangrenée par un communautarisme rampant. Nous voyons bien que ceux qui s’y opposent sont traités de « fascistes » ou de « nazis » dans le vain espoir de les faire taire et de les décourager. Mais l’Histoire nous jugera, et les générations futures rendront justice à celles et ceux qui ont défendu les trois fondements de l’identité française : la patrie, la nation et la République.

 

La tristesse est grande également, de constater que dans le même temps, le socle de la culture française est réduit à la part congrue. On propose le chinois et l’arabe, bientôt le turc et le berbère sans doute, mais on renonce à enseigner le latin et le grec. Jacqueline de Romilly, grande helléniste, vient de mourir : elle ne verra pas la complète disparition de l’enseignement du grec ancien qu’elle a tant aimé. « Mais ce ne sont que des langues mortes sans intérêt ! » clameront les ignares. Erreur ! Ces langues, et les cultures auxquelles elles donnent accès, sont le fondement de la culture française (et d’autres pays d’Europe). Derrière le grec ancien, il y a le premier essor de la philosophie occidentale (Socrate, Platon, Aristote), et une réflexion remarquable sur le politique, la cité et le citoyen, il y a aussi l’invention de la démocratie, ce n’est pas rien ! Derrière le latin, c’est l’idéal civique et républicain (tant prisé par Rousseau et les révolutionnaires français mais cela relève de l’histoire surannée d’une France « moisie »), c’est le droit romain, fondement juridique incontournable. Mais c’est aussi tout un imaginaire, passionnant et coloré, avec une mythologie, ses dieux, ses héros, ses épopées (Troie, toujours adaptée au cinéma, Enée, qui attend de l’être, sans parler d’une figure historique comme Alexandre le Grand ou Jules César). C’est une immense galerie de personnalités étonnantes dans laquelle politiques, écrivains, intellectuels puisent leurs références depuis le Moyen Âge, en France et ailleurs, jusqu’en Amérique. Cette antiquité gréco-latine formait pendant longtemps le cœur des « Humanités », parce que l’on considérait que pour être un « honnête homme » au sens classique, il fallait connaître les grands auteurs de l’Antiquité. L’auteur de ces lignes ne fut qu’un modeste latiniste mais se souvient d’avoir étudié avec plaisir la langue de Virgile. Aujourd’hui, on abandonne Plutarque et Tite-Live au profit du Coran et d’Averroès, pour complaire à des populations étrangères et rebelles. D’ici peu, on n’enseignera plus du tout le latin ni le grec, mais on pourra apprendre l’arabe, le kabyle, le turc pour les Français d’origine étrangère, tandis que les natifs opteront pour le bas-breton, le basque ou l’occitan (dans ses différentes variantes locales, parce que rien qu’en Auvergne, on ne parle pas le même partout…).

 

On n’étudiera plus la grande culture antique, la seule véritable culture humaniste, qui est en plus une culture commune (pour les Corses, les Provençaux, les Occitans, les Catalans qui parlent tous des langues romanes, et même pour les Basques, Alsaciens, Bretons, imprégnés de romanité quoi qu’ils en disent…) et universelle parce qu’elle a pensé l’Homme. En revanche, chacun pourra cultiver à loisir sa petite culture particulière, régionaliste ou communautariste, avec sa langue, souvent artificiellement reconstituée pour les idiomes régionaux, ses martyrs, son esprit borné, son refus de l’autre par attachement à « sa » différence. Cette profusion « multiculturelle » ne produira aucune richesse intellectuelle, contrairement à ce qu’un discours convenu et naïf laisse entendre. L’unification, linguistique, culturelle, produit toujours une synthèse qui emprunte largement aux cultures particulières, et la richesse nait de cette fusion douloureuse certes, puisque certaines traditions ou dialectes doivent s’effacer. Mais rien ne sera produit dans une France fragmentée ou chaque groupe veillera avec un sectarisme consommé sur sa petite parcelle culturelle qui ressemblera souvent à un monument aux morts (songeons que certains régionalistes sont obligés d’exhumer des textes médiévaux pour retrouver leur langue « sacrée »), avec la volonté sans cesse affichée de montrer ce qui le différencie du groupe voisin. Ce serait une France divisée en tribus rivales composées de « gardiens du temple » inféconds, incapables de faire autre chose que d’entretenir artificiellement des cultures mortes, qui d’ailleurs n’ont jamais existé pour la plupart d’entre elles : la « culture basque », la « culture bretonne » ou la « culture occitane », sont de pures inventions très récentes, et le pluriel convenait mieux dans le passé. Jadis, la Haute-Bretagne avait plus en commun avec le Cotentin ou le Maine qu’avec la Basse-Bretagne… Il est d’ailleurs étonnant de constater que les régionalistes font exactement ce qu’ils reprochent à l’Etat-nation français : ils cherchent à unifier des traditions culturelles et linguistiques souvent disparates pour donner une consistance identitaire, et finalement politique, à leur région. Alors même qu’ils se revendiquent d’un prétendu héritage pluriséculaire, ils imitent l’Etat jacobin honni pour tenter de construire des communautés qui n’existent pas naturellement. Et ils en arrivent au paradoxe d’adopter une démarche nationaliste fondée sur un rejet de l’idée de nation ! On mesure là leur malhonnêteté intellectuelle intrinsèque…

 

Alors, messieurs les socialistes du Nord, et vous, messieurs les élus socialistes de partout qui avaient conclu des alliances avec les régionalistes d’Europe-Ecologie, un grand merci pour favoriser ce projet anti-français, antinational et antirépublicain qu’est le multiculturalisme. Tout cela pour donner, dans ce cas précis, des gages à la racaille, aux barbus et aux enfoulardées. Belle démarche républicaine, assurément.

 

(1) //www.youtube.com/watch?v=FCQwAQovitQ



03/01/2011
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