Nationaliste Social et Ethniciste

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Qu'est-ce que l'européisme?

Régulièrement, l’européisme, ou idéologie européenne (ou encore europhilie) est ici critiquée, que dis-je, férocement fustigée. On vitupère avec autant de vigueur que de véhémence. Mais au fait, de quoi s’agit-il exactement ? La définition est assez simple : l’européisme est une idéologie qui considère que la construction européenne et son approfondissement constituent le seul horizon régulateur possible, le seul avenir envisageable, la seule tâche à laquelle doivent s’atteler les politiques des différents pays du Vieux Continent. Cet article sera consacré aux caractéristiques profondes de l’européisme, caractéristiques qui lui sont inhérentes, mais qui apparaissent de manière plus nette depuis la crise de 2008.

 

L’européisme est élitiste, dans le sens où c’est une idéologie pour « les gens qui savent », les citoyens éclairés. Le vulgus pecus, en général sceptique (et de plus en plus, on se demande pourquoi), ne partage pas le culte de l’Europe, au contraire fort répandu dans les milieux (soi-disant) instruits. L’européisme est-il un marqueur social ? Oui et non. Il est clair qu’il recrute ses plus fervents adeptes dans deux grandes catégories socio-professionnels : les entrepreneurs (gros et moyens, les petits, c’est autre chose), les cadres des grandes entreprises et les bobos de la mouvance écolo-diversitaire. Les premiers veulent profiter de la dérégulation libérale mise en œuvre depuis des années par les technocrates de Bruxelles, en accord toutefois avec les gouvernements démocratiques des pays de l’Union. Les seconds se réjouissent de pouvoir voyager sans entrave, de n’avoir pas besoin de changer de monnaie en passant les frontières. Ainsi, ils prennent l’avion très souvent… moyen de transport très polluant, je vous l’accorde, mais bon, il faudrait tout de même être de mauvaise foi pour s’imaginer que la planète peut être sauvée par Cécile Duflot ou Noël Mamère, qui n’ont pas la moindre (je dis bien pas la moindre) formation intellectuelle et scientifique sur la question environnementale. Un fait a été, me semble-t-il, assez peu commenté : dans un gouvernement auquel ils participent, les Verts ont refusé le Ministère de l’environnement, qui devrait être pour eux un levier fondamental. Cela en dit long sur le sérieux de ces gens-là. Vous pourrez remarquer à quel point les européistes sont arrogants : quand vous les écoutez, vous avez vraiment l’impression qu’ils maîtrisent parfaitement l’histoire, la démographie, l’économie, les questions institutionnelles et j’en passe. Songez à Jacques Attali, caricature de l’européiste. La seule question qui me vient à l’esprit est la suivante : comment se fait-il qu’avec des gens aussi brillants l’Union européenne enregistre autant d’échecs…

 

L’européisme est anti-démocratique, ce qui est cohérent avec ce qui précède. L’européisme est anti-démocratique, mais il se pare des vitrines de la démocratie : un Parlement dont les membres sont élus au suffrage universel direct. Ce Parlement est la seule institution européenne abordée en Education Civique dans le programme de la classe de Troisième, au collège. A des fins de propagande, bien sûr. Mais on pourrait parler de la Commission européenne, organe détenant un pouvoir législatif et composé de membres cooptés…. élus par personne, donc. Quelle démocratie digne de ce nom possède une telle institution ? Si quelqu’un veut lister les vraies démocraties qui accordent de tels pouvoirs à un collège de gens cooptés, je suis preneur. L’Union européenne raffole d’un terme : indépendance. Mais n’entendez pas par là « indépendance par rapport aux intérêts privés ou aux groupes de pression », mais bien « indépendance par rapport à la volonté du peuple souverain », vous savez, cette populace ignare assimilée au vulgus pecus susdit. On pourrait également s’interroger sur la confusion des pouvoirs, puisque les ministres des états membres disposent d’un pouvoir législatif à l’échelle européenne, de concert avec la Commission et le Parlement, alors qu’ils détiennent le pouvoir exécutif à l’échelle nationale (1). Apparemment, Mme Taubira, qui se gargarise de Montesquieu, n’y trouve rien à redire. Anti-démocratique dans son fonctionnement, l’UE l’est aussi dans sa manière d’écouter les peuples. Souvenons-nous du Traité de Lisbonne, copie quasi-conforme du Traité Constitutionnel Européen (TCE), rejeté par référendum en France et aux Pays-Bas, deux pays signataires du Traité de Rome de 1957, excusez du peu. Souvenons-nous comment la souveraineté du peuple irlandais a été piétinée lorsqu’un second référendum a été organisé parce que les résultats du premier ne convenaient pas. Quel démocrate sincère peut avoir confiance en des gens qui usent de telles méthodes ?

 

Toutefois, l’européisme n’est pas un fascisme, en dépit de son rejet de la démocratie. En effet, le fascisme recherche toujours l’adhésion des masses. Le fascisme a le culte de la masse, son projet entend associer étroitement le peuple à ses idéaux. Cela, bien sûr, n’empêche pas la coercition, au contraire. Mais à travers un parti de masse, des discours, des défilés, le fascisme entend montrer (ou au moins donner l’illusion) que les masses marchent avec lui. Au contraire, l’européisme méprise les masses, et ne s’en cache pas. Mieux, il en fait un motif de fierté. Il faut voir avec quelle morgue les européistes fustigent le « populisme », la « démagogie » de leurs adversaires. Il faut voir avec quelle fierté les européistes aiment à souligner le fossé qui les sépare des masses, xénophobes et ignares. Aujourd’hui, le vrai titre de noblesse d’un dirigeant européen, c’est d’être détesté du peuple. Parce que le peuple se trompe, alors que l’européiste, lui, a forcément raison. Les européistes se conçoivent un peu comme une aristocratie d’Ancien Régime : ils savent ce qui est bon pour le peuple, peuple qu’ils méprisent, mais qui devrait leur faire confiance pour assurer la défense de ses « libertés ». Il est d’ailleurs très intéressant de constater que l’Union européenne ne défend que des libertés individuelles et économiques. Le prix à payer, c’est le renoncement à la liberté politique… qui est pourtant la mère de toutes les autres.

 

L’européisme est une idéologie manichéenne et simpliste. L’européiste est du côté du Bien, du Beau, du Mieux. A contrario, l’eurosceptique est, c’est bien naturel, du côté du Mal, du Laid, du Pire. L’eurosceptique, c’est-à-dire le souverainiste, le nationaliste (pour ne pas dire le crypto-fasciste) est affublé de tous les vices. Par ailleurs, avez-vous remarqué la facilité déconcertante avec laquelle les européistes atteignent le point Godwin, assimilant leurs contradicteurs à des suppôts du III° Reich ? Si vous écoutez les européistes, vous apprendrez que les eurosceptiques sont pour la guerre généralisée en Europe, le retour des nazis, du Rideau de fer et de la course aux armements (2). Autrement dit, le portrait de l’eurosceptique brossé par l’européiste est à peu près aussi honnête que celui d’un hérétique par la Sainte Inquisition. Cette idéologie manichéenne est tellement simpliste qu’elle freine considérablement la possibilité d’entamer un débat rationnel. En effet, peut-on vraiment débattre avec Satan ? Non, Satan vous contamine, vous corrompt, vous tente, vous séduit. Mais il ne peut pas vous convaincre de manière rationnelle, puisqu’il est le Mal. Et par définition, le Mal échappe à la raison.

 

L’européisme est une idéologie révisionniste, et je reste poli, car je préfère pour ma part éviter les points Godwin. Sa vision manichéenne et réductrice, l’européiste l’applique également à une discipline qui devrait rester étrangère à cette grille de lecture, l’histoire. Tout ce qui a été produit de beau sur le Vieux Continent, c’est l’Europe. Platon, Aristote, Sénèque, Saint Thomas d’Aquin, Erasme, Voltaire, Kant, Hegel, c’est l’Europe. Hippocrate, Euclide, Copernic, Newton, c’est l’Europe. Raphaël, Michel-Ange, Mozart, Bach, Beethoven, c’est l’Europe. La Philosophie, la Science, les Arts, c’est forcément, ce ne peut-être que l’Europe. Mais les généraux, les guerres, les massacres, l’impérialisme, tout cela, c’est l’œuvre démoniaque des nations. Le fascisme, le nazisme, la Shoah, la colonisation, la Traite négrière, tout cela, ce sont les nations. Du coup, l’européiste oublie que l’idée d’Europe est loin d’être propre, pure et innocente. L’Europe, c’était le projet de Charles Quint et de Napoléon. C’était aussi celui d’Hitler. Après tout, la première armée « européenne », conçue comme telle, n’est-ce pas la Waffen SS ? C’est là un fait, et non une allégation.


 

Non, non, ce ne sont pas des montages...

 

L’européiste réécrit aussi toute l’histoire d’après 1945 pour encenser sa chère construction européenne. Tout le monde connaît le fameux slogan, rabâché en boucle, « l’Europe, c’est la Paix ». Ce slogan est à peu près aussi réaliste que lorsque Louis-Napoléon Bonaparte proclamait « l’Empire, c’est la paix ». Non, la paix en Europe ne doit pas grand-chose à la construction européenne. Après 1945, c’est d’abord l’équilibre de la Terreur entre les deux grands, Etats-Unis et URSS, qui a « gelé » en quelque sorte les conflits en Europe. Vu le potentiel militaire de l’OTAN et du Pacte de Varsovie, personne n’était assez fou pour déclencher une guerre mondiale atomique. Ni Washington, ni Moscou n’aurait permis qu’un conflit d’envergure n’éclatât, que ce soit entre les deux blocs ou entre pays d’un même bloc. S’imaginer que les Etats-Unis auraient, par exemple, laissé les Français et les Allemands de l’Ouest se battre les uns contre les autres dans les années 50 ou 60, c’est parfaitement ridicule. Lorsque le communisme est tombé à l’est, la guerre est réapparue en Europe, et les institutions européennes n’ont jamais été capables de l’enrayer. La République fédérale d’Allemagne, membre fondateur de la CEE, s’est empressée de reconnaître l’indépendance de la Slovénie et de la Croatie, mettant de l’huile sur le feu dans les Balkans. Depuis, de l’indépendance du Monténégro à celle du Kosovo, l’UE n’a jamais cessé de favoriser les tensions et les haines au sud-est de l’Europe. La réalité est donc un peu plus complexe que ce que racontent les européistes patentés.   

 

L’européisme est intolérant, et pour cause : comme c’est une idéologie qui repose essentiellement sur des mensonges et un discours moralisateur, les européistes n’ont pas intérêt à se laisser prendre au piège d’un débat rationnel. C’est pourquoi ils ont peu d’arguments mais recourent volontiers à l’anathème, à l’amalgame, aux comparaisons douteuses et à l’intimidation. Vous ne me croyez pas ? Souvenez-vous pourtant des « arguments » développés à chaque grande consultation sur la construction européenne. En 1992, lors des débats sur Maastricht, il me semble qu’un certain Michel Rocard avait dit, en parlant de voyous allemands, de Lübeck ou de Rostock, je ne sais plus : « je suis sûr qu’ils votent contre Maastricht ». Et en 2005, lors de la campagne sur le TCE, que n’avons-nous entendu ! On nous prophétisait, en cas de victoire du non, l’Apocalypse, la guerre, la misère, le retour du national-socialisme. Tout cela n’est pas sérieux, mais montre à quel point les européistes, convaincus de leur bon droit, refusent systématiquement toute remise en cause de leur IV° Reich. Toutes les idéologies, à des degrés divers, sont intolérantes (y compris la mienne), puisque leur vision du monde exclut les autres. Mais j’attire l’attention de mes compatriotes sur le fait que l’européisme ne déroge pas à cette règle, alors qu’il se pare aisément de toutes les vertus et se présente comme une idéologie différente, moderne, meilleure, bien meilleure que les autres. Rien n’est plus faux.  

 

L’européisme repose sur la pénitence. L’européisme a une dimension religieuse, quasi-mystique, on l’aura compris. D’abord parce que les européistes conçoivent la construction européenne comme une ascension vers la Lumière, qui permettra enfin au Vieux Continent de quitter les Ténèbres de l’âge des nations. Ensuite parce que, dans l’européisme, il y a l’idée de rédemption dans la douleur. Depuis 2008, nombre de pays d’Europe du Sud souffrent le martyr. Eh bien, il se trouve des européistes pour s’en réjouir à mot couvert, pour penser que cette souffrance est justifiée, puisqu’au bout du chemin, il y a le Bonheur absolu que nous offrira le Saint Empire Européen. Je fais ici référence aux discours du type : « la crise a permis de prendre conscience que l’Europe est une nécessité dans le monde actuel, globalisé » ou encore « cette crise nous montre que, si beaucoup a été fait, il faut aller plus loin dans l’intégration : la solution, c’est plus d’Europe ! ». On a aussi la variante : « sans l’UE, la situation serait pire ! ». Fadaises ! Il est à présent notoire que la croissance est de retour un peu partout dans le monde… sauf en Europe, et singulièrement dans la zone euro. Mais ce n’est pas grave. Les peuples d’Europe, longtemps, ont marché dans la voie nationale. Ils ne sont pas encore purifiés de leurs péchés d’antan. Quelques années de souffrance, d’austérité, de récession leur feront le plus grand bien. Ils finiront bien par comprendre la chance qu’ils ont de faire partie de la Sainte Europe. Et puis, il faut être pragmatique : la misère rend les gens plus conciliants. Je crois qu’il y a aussi une forme de revanche allemande. L’Allemagne a été écrasée en 1918 et en 1945. Aujourd’hui, la situation économique et la gestion germanique de l’euro lui donnent pour ainsi dire les clés de la maison Europe. Je suis convaincu qu’une partie des élites allemandes n’est pas mécontente de contempler les difficultés des autres. Même si, à terme, l’Allemagne s’effondrera faute de clients.

 

Cette réalité que les européistes ne veulent pas voir

Je voyais récemment un reportage sur le Portugal : la compagnie nationale d’électricité vendue à des Chinois, des hôpitaux publics cédés à des investisseurs brésiliens, un pays entier mis aux enchères dans un contexte de chômage massif. La Grèce, on le sait, est mise à l’encan de la même façon : les ports vendus (Le Pirée est à la Chine, la contrebande chinoise en Europe a de beaux jours devant elle), les forêts cédées à des compagnies américaines qui vont les exploiter dans le respect de l’environnement, n’en doutons pas. Et, summum de l’infamie, des entreprises françaises et allemandes participent à cette ignoble curée. Alors on nous dit : « Ah, bah oui, c’est la crise ! Il faut payer les erreurs du passé ». J’en conviens, la Grèce n’a pas eu une gestion irréprochable. Le Portugal a pu commettre des erreurs. L’Italie, l’Espagne, la France, l’Allemagne même n’ont pas toujours été exemplaires, on l’oublie un peu vite. Mais surtout, surtout, je me souviens des promesses des européistes lorsque nous sommes passés à l’euro, lorsque nous transférons toujours plus de compétences. A chaque fois, on nous a dit : « vous verrez, ça ira mieux, on sera protégé ». L’Union européenne, on nous l’avait juré, était précisément ce qui devait empêcher la Grèce ou le Portugal de se retrouver dans leur état actuel. Est-ce qu’un européiste honnête ayant un reste d’humanisme peut me dire qu’il est fier de son œuvre ? Sans l’euro, il est évident que la crise aurait frappé de toute manière. Mais l’outil monétaire aurait sans doute permis aux pays d’Europe du Sud de faire face plus efficacement. Et je dirai même que la faillite de la Grèce, si elle était advenue, n’aurait pas menacé à ce point autant de pays. L’Etat grec aurait connu la banqueroute, et serait reparti sur de meilleures bases, avec l’aide efficace de ses partenaires. Et c’eût été peut-être mieux.

 

Oh, je sais ce qu’on me dira : il existe une solution. Regardez l’Irlande : 1 % de croissance en 2013, peut-être 2,2 % en 2014. Un vrai miracle ! Seulement, l’UE n’a pas grand mérite et il faut voir le coût de ce redressement. Des milliers de jeunes Irlandais ont dû quitter leur patrie depuis 2008 faute de perspective. Ils reviendront, sans doute, mais il faut dire que les Irlandais sont peu nombreux et qu’ils s’appuient sur une diaspora très importante (Canada, Etats-Unis, Australie). L’anglais est (généralement) leur langue maternelle : pratique pour émigrer dans le monde anglo-saxon. Ensuite, l’Irlande a toujours eu une fiscalité avantageuse pour les entreprises, même avant la crise. Les salaires ont été baissés, la fonction publique saignée à blanc, le droit du travail « retravaillé » dans le sens de la flexibilité, la TVA fortement augmentée, puisque passée de 21 à 23 %. La même chose est préconisée en Grèce, au Portugal, en France et ailleurs. Voilà la perspective que nous offrent les européistes, les apôtres de « l’économie sociale de marché » et de la solidarité entre les pays : une course à la liquidation des protections sociales. Qu’on lutte contre les abus, l’assistanat généralisé, le parasitisme de toute une plèbe vivant des allocations, nul n’y est plus favorable que moi. Mais accepter le démantèlement pur et simple d’un système qui rendait nos sociétés agréables (et enviables), je dis non. Chacun a droit à un filet de sécurité, nul n’est à l’abri des coups du destin. A long terme, aucun pays ne gagne à voir grandir la foule des précaires et des miséreux. En cela, oui, je pense que l’Etat-Providence est un progrès et un bien, et pas seulement un fardeau qui écrase les individus.

 

L’autre grande idée de l’européisme, c’est que l’UE pèse plus que les pauvres états-nations isolés. Savez-vous ce qu’est un Traité inégal ? Au XIX° siècle, les Européens ont forcé l’empire chinois à leur ouvrir son marché, après des conflits appelés « guerre de l’opium », la drogue ayant servi de prétexte pour déclencher les hostilités. Après la défaite de la Chine, les nations européennes imposèrent à l’empire du milieu des « traités inégaux » : les Européens étaient libres de commercer en Chine, sans aucune contrepartie. Le pays, ou plutôt de larges portions du pays, furent mises en coupe réglée. Eh bien, l’Union européenne, qui professe que « l’union fait la force », signe des traités inégaux au nom des états membres. Récemment, un traité de ce type a été signé avec la Corée du Sud : les obstacles ont été levés pour tous les produits sud-coréens arrivant sur le marché européen… mais les produits européens, eux, sont encore soumis à des restrictions sur le marché sud-coréen. Nicolas Dupont-Aignan s’est élevé, à juste titre, contre cet accord inique. L’UE compte pourtant récidiver avec une Union Transatlantique programmée pour 2015. Les négociations vont s’ouvrir d’ici peu. Vous me direz, un traité de libre-échange de plus, hein, ce n’est ni le premier, ni le dernier. Et puis le libre-échange, ça profite à tout le monde, n’est-ce pas ? Pas si sûr. L’objectif est louable : contrer l’ascension de la Chine, sauf que, vue la situation, certains pays pourraient bien n’être plus que des annexes économiques chinoises avant 2015.

 

Et puis surtout, la conclusion de cette dépêche Reuters, qu’un ami m’a signalée, laisse songeur (3) : selon un économiste, « ces règles [du Traité prévu, calquées sur celles d’un Accord de partenariat trans-pacifique qui pourrait servir de référence] ne sont pas particulièrement hostiles à l'UE, mais elles sont bien sûr conçues pour favoriser les entreprises américaines, et non les modèles et les conventions des sociétés européennes. » Bref, en cette occasion comme dans d’autres, l’UE, qui affirme sa volonté de puissance, nous donnera surtout l’occasion de nous coucher collectivement devant les intérêts des autres. C’est beau, « l’intérêt européen », non ? Devinez d’ailleurs quel pays européen est le plus favorable à ce traité, quel pays compte en profiter, sur le dos des autres, natürlich : la République fédérale d’Allemagne. C’est très étonnant. La France, qui a bloqué un accord de ce type en 1998, craint pour son agriculture et son industrie agro-alimentaire. Mais chacun sait qui gouverne l’Union européenne. Il faut espérer que François Hollande résiste, même si j’avoue avoir un peu de mal à être optimiste.

 

Conclusion : la nation, c’est la liberté, l’Union européenne, c’est la servitude. Que chacun choisisse…

 

(1) J’ai déjà pointé du doigt l’étrange fonctionnement de l’UE :

//blog-nationaliste.blog4ever.com/blog/lire-article-286920-1679797-pourquoi_l_union_europeenne_est_elle_anti_democrat.html

 

(2) un exemple parmi d’autres :

 //blog-nationaliste.blog4ever.com/blog/lire-article-286920-2363309-sylvie_goulard__euro_federaliste_du_modem.html

 

(3) consultable en intégralité :

//fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE91H02G20130218?pageNumber=1&virtualBrandChannel=0

 



26/02/2013
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