Nationaliste Social et Ethniciste

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Réflexions sur le livre de Ch. Caldwell et l'immigration en France (2)

Caldwell s’intéresse ensuite aux prétendus bénéfices économiques apportés aux pays d’Europe par l’immigration. Comme je l’ai expliqué ailleurs (1), les immigrationnistes ou fervents défenseurs de l’immigration salvatrice se divisent en plusieurs catégories. Caldwell se penche d’abord sur ceux qu’on pourrait nommer les immigrationnistes pragmatiques ou libéraux. Pour ces gens-là, l’immigration n’est certes pas une religion, mais elle est une nécessité économique. Une triste nécessité, vous diront certains, mais une nécessité tout de même.

 

La théorie des immigrationnistes libéraux

Cette défense de l’immigration part d’un postulat : le coût du travail dans les pays développés est très élevé, trop élevé. Du coup, un certain nombre d’emplois, peu qualifiés et donc mal rémunérés, trouve difficilement preneurs. Les immigrés (légaux ou clandestins) acceptent ces emplois, dans des secteurs comme le bâtiment, la restauration, les services à la personne voire l’industrie. L’appel à l’immigration serait donc inéluctable pour que nos économies fonctionnent. A l’appui de cette idée, l’ONU et autres organismes internationaux produisent à intervalle régulier des « rapports » expliquant que l’économie des pays d’Europe requerra des dizaines et des dizaines de millions de migrants dans les prochaines décennies, sans quoi la « vieille » Europe s’expose à un effondrement cataclysmique, ses habitants étant réduits sans doute à bouffer des rats (ce qui nous assurerait cependant une source de calories pour longtemps…). Ces rapports sont souvent cités avec quelque arrogance par les immigrationnistes, qui parfois, dans d’autres circonstances, vilipendent avec allégresse les institutions qui produisent lesdits rapports. D’autre part, des experts vous expliquent que seuls les travailleurs immigrés permettent de sauver des industries qui, sans eux, sombreraient complètement. On pourrait rétorquer que, comme ces immigrés viennent occuper des emplois qui échappent aux ouvriers français (y compris ceux issus des vagues d’immigration antérieures, c’est un point important), on ne voit pas bien l’intérêt. Mais on vous répondra que ces travailleurs immigrés favorisent le maintien de certains emplois pour les natifs, au travers des sous-traitants ou de quelques chefs d’équipe rescapés des plans sociaux.

 

Caldwell répond à cela plusieurs choses. D’abord, il pense, comme c’est mon cas, que la main-d’œuvre immigrée, clandestine mais pas seulement, engendre une concurrence avec les travailleurs natifs, et plus encore avec ceux issus d’une immigration antérieure, et tirent vers le bas les salaires dans certains secteurs. Je sais que cette idée est contestée. Mais, comme le rappelle Caldwell, on a tort de parler des « emplois que les natifs ne veulent pas occuper », car il faudrait dire « les emplois que les natifs ne veulent pas occuper pour ce salaire », nuance. D’une certaine manière, l’immigration fausse le marché de l’emploi qui devrait obéir aux lois de l’offre et de la demande : tel secteur connaît une pénurie de main-d’œuvre ? Eh bien le patronat doit augmenter les salaires pour rendre ses emplois attractifs. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la pénurie de travailleurs n’est pas complètement négative. Pour le travailleur, elle est même une aubaine, car il est rare, et ce qui est rare est précieux, d’autant plus lorsque c’est recherché. Je me souviens au cours d’une conférence que le cas des grutiers avait été évoqué. Il y aurait en France assez peu de grutiers, ce qui permet à ces derniers de faire monter les enchères. Beaucoup travailleraient d’ailleurs comme intérimaires. Encore une légende : le travail en intérim n’est pas nécessairement synonyme d’enfer ou de précarité, même s’il peut l’être. Mais certains travailleurs trouvent un intérêt au travail intérimaire, y compris un intérêt financier. L’intérim peut être un choix, et ceux qui le choisissent parce que ça leur rapporte plus ont bien raison de faire ce choix. Pour les grutiers, bien sûr, il y a à la base un savoir technique (ne manie pas une grue qui veut !), mais la pénurie joue aussi en leur faveur. Il est une catégorie de patrons qui tient un discours incohérent : quand il s’agit de licencier et de fermer des sites de production, pour les délocaliser par exemple, c’est « la loi du marché ». Mais lorsqu’il y a pénurie de main-d’œuvre, la même « loi du marché », c’est-à-dire celle de l’offre et de la demande, ne devrait-elle pas conduire à une augmentation des salaires pour attirer la main-d’œuvre ? Eh bien non ! Le patronat réclame à grand cri « l’ouverture des frontières », « l’assouplissement des règles d’entrée sur le territoire », parce qu’il y a « 700 000 emplois à pourvoir ». Et l’immigré, même légal, acceptera plus facilement un salaire faible, d’autant que le différentiel de niveau de vie donne à son salaire une valeur considérable s’il en envoie une partie à sa famille restée au pays.

 

En admettant même que l’immigration ne tire pas les salaires vers le bas, il est probable qu’elle permet de les maintenir à un faible niveau dans certains secteurs. Comme l’immigration légale de travail est faible en France (la plupart des immigrés vient pour d’autres raisons, même s’ils peuvent travailler) et que l’immigration clandestine est, par définition, difficile à quantifier, des économistes vous expliquent que l’immigration n’a globalement aucun impact sur les salaires. Cette thèse est reprise dans un récent numéro de Marianne où la question est abordée dans un dossier sur « l’état de la France » écrit en collaboration avec le collectif des « économistes atterrés ». C’est peut-être vrai globalement, encore faudrait-il se pencher sur les secteurs qui recourent le plus à la main-d’œuvre immigrée. Parler des immigrés comme de « l’armée de réserve du capitalisme », je pense aujourd’hui que c’est excessif. Mais ponctuellement, ils peuvent servir de variable d’ajustement pour contourner les lois de l’offre et de la demande. Comme quoi, la fameuse « concurrence libre et non faussée », c’est quand ça arrange… Ajoutons qu’à partir du moment où des immigrés mal rémunérés occupent un type d’emploi particulier, il est souvent bien difficile de le revaloriser par la suite. Les patrons n’ont pas forcément envie d’augmenter les salaires. On nous répète depuis des années que les immigrés occupent les emplois sous-payés et dévalorisés, mais il est possible après tout que ce soit en partie le contraire : ces emplois sont dévalorisés et sous-payés parce que les immigrés les occupent…

 

Pour Caldwell, l’immigration n’a de toute façon qu’un impact temporaire. Une bonne partie de ces immigrés vont rester sur place, faire venir ou fonder une famille. Si l’immigré est disposé à occuper un emploi pénible et mal rémunéré, ce n’est certainement pas le cas de ses enfants (et les familles immigrées sont en moyenne plus prolifiques que les familles natives). Dans nos chères banlieues de la « diversité », les « jeunes » connaissent un taux de chômage record, approchant parfois les 40 %. Ces jeunes sont souvent peu qualifiés, mais pour rien au monde ils n’accepteraient les emplois sous-payés. A tel point que j’oserais affirmer que certains natifs acceptent des emplois que les jeunes issus de l’immigration trouvent indignes d’eux. Ceux qui défendent l’immigration ont une vision des choses à très court terme : ils pensent au clandestin malien qui trime sur les chantiers pour un salaire de misère, au milieu des brimades et des vexations, sans compter la peur d’être expulsé. Cet immigré-là existe, c’est certain, et la situation qui lui est faite est inacceptable. Pour autant, on ne doit pas se laisser aveugler par la compassion : l’immigration est un phénomène dont les conséquences se mesurent sur plusieurs générations, et dans d’autres domaines que celui de l’économie. Derrière l’immigré, il y a la famille qu’il va fonder ou faire venir, il y a la communauté d’origine à laquelle il appartient, il y a aussi les autres immigrés que son exemple peut attirer. Pour ma part, je pense qu’il faut envisager les choses sur le long terme. Et l’immigration à long terme pose de fait des problèmes. A moins qu’à gauche, on considère que 40 % de chômage dans les cités séquano-dionysiennes, un taux de criminalité défiant toute concurrence, l’expansion du trafic de drogue… ne sont pas des problèmes. Si tel est le cas, que peut-on dire à ces gens pour qu’ils ouvrent les yeux ? Les immigrationnistes qui ont l’honnêteté de reconnaître que l’immigration ne produit pas « naturellement » une société idyllique, ne sont pas très nombreux. Et comme ils ne voient pas de problème, ils ne se fatiguent pas à chercher des solutions. Résultat ? Tout en proclamant la main sur le cœur avoir les principes républicains chevillés au corps, de plus en plus d’élus locaux adoptent une gestion communautariste lorsque la population est cosmopolite. Le débat sur « le droit de vote des étrangers » est le dernier avatar de cette politique qui, sous couvert de générosité, sape la citoyenneté telle que la tradition française l’a définie depuis la Révolution. On achète une illusoire paix sociale pour rassurer les bonnes gens. Mais le feu couve et de moins en moins de Français sont dupes.

 

Caldwell développe deux idées qui contredisent l’intérêt économique d’une immigration nécessaire au fonctionnement de l’économie. D’abord, il explique que le recours à des immigrés n’a donné qu’un sursis à des industries moribondes. Les mines, les aciéries, les usines textiles ont fini par fermer, malgré l’immigration. Or les usines ont fermé, mais les immigrés et leurs descendants sont restés. D’une manière générale, Caldwell pense que l’Europe d’après-guerre a surestimé ses besoins en main-d’œuvre. Disons à ce sujet un mot sur la France. Une certaine historiographie immigrationniste diffuse dans notre pays l’idée que « les immigrés ont reconstruit le pays ». C’est faux, ou du moins c’est très excessif. Les immigrés ont fourni un appoint de main-d’œuvre fort utile, mais attribuer aux seuls immigrés la reconstruction de la France, c’est un mensonge. Et il faut dire même que l’immigration est devenue massive, dans les années 60, au moment où la France était reconstruite et son appareil de production parfaitement opérationnel. Caldwell va jusqu’à dire que l’immigration s’intensifie au moment même où le déclin industriel va s’amorcer, et que le recours à l’immigration est une tentative désespérée pour sauver ces industries. Je ne suis pas convaincu que ce soit vrai pour tous les secteurs. Les Italiens ne commencent pas à arriver en Lorraine au moment où l’appareil industriel de cette région entre en déliquescence. A une certaine période, je pense que c’est bien l’expansion industrielle qui a justifié l’appel à l’immigration, et cette dernière ne saurait être intégralement associée au déclin du tissu industriel. L’autre idée de Caldwell concerne le manque d’innovation. L’auteur américain explique que, lorsque la main-d’œuvre est abondante et peu coûteuse, les entreprises sont moins tentées par des investissements qui permettraient d’améliorer l’outil de production, via une plus grande mécanisation par exemple. Si cinq ouvriers coûtent moins cher qu’une machine qui ferait le travail équivalent, pourquoi donc mettre au point et acheter ladite machine ? Or l’appareil de production peut être perfectionné par la mécanisation, encore faut-il accepter les investissements que cela suppose. Je me souviens d’un reportage en Allemagne, montrant dans une usine automobile l’installation de machines sur les postes de travail pour permettre à des femmes d’effectuer des tâches jadis réservées aux hommes. Si on avait voulu, on aurait pu moderniser l’appareil industriel français, ou du moins une partie, mais cela représentait un coût important. Il était plus rentable de faire appel à des ouvriers immigrés d’abord, puis de délocaliser dans des pays à bas coût ensuite. D’un point de vue économique, cela peut se justifier. Mais il y a un mais : répétons-le, les immigrés, eux, sont restés, alors que les emplois qui justifiaient leur venue sont partis… Toutefois, est-il raisonnable de croire qu’une mécanisation aurait sauvé notre industrie ? Pas sûr. Si l’investissement dans la modernisation de l’appareil de production avait coûté très cher, le prix de nos produits aurait été tel que, face à la concurrence de la Chine, notre industrie n’aurait de toute façon pas fait le poids. Aussi, je ne crois pas que l’immigration suffise à expliquer l’absence de modernisation de l’appareil industriel.

 

La théorie des défenseurs de l’Etat-Providence

Il est clair que Caldwell, comme souvent les Américains, est assez critique envers l’Etat-Providence européen. Il considère que cet Etat a amené les populations européennes à vivre largement au-dessus de leurs moyens, via leur système avancé de protection sociale. Nous nous serions complus dans un assistanat de confort. Là-dessus, nous sommes en désaccord. Je défends l’Etat-Providence, et l’idée qu’un jour, en France, on tire au sort à l’hôpital les gens qui peuvent être soignés, comme ce fut le cas aux Etats-Unis lors de la crise, et que les autres doivent rentrer chez eux en espérant tirer le bon numéro le lendemain, m’est insupportable. De ce point de vue, je crois que les Américains n’ont pas de leçon à nous donner. Notre système est critiquable, le leur est désastreux. Mais je concède que nous avons commis des fautes. Les Trente Glorieuses sont terminées. Le chômage de masse s’est installé, et la croissance ne sera plus celle d’après-guerre, même lorsque la crise sera passée. Notre population vieillit. Ces données doivent être prises en compte. Je suis favorable à une remise à plat de notre système social qui, peut-être, ne peut plus être aussi généreux que par le passé. Mais remise à plat n’est pas suppression : je veux que l’accès aux soins soit garanti, je veux que la natalité française soit encouragée, je souhaite que les retraites restent décentes. Mais pour cela, des sacrifices sont, je crois, nécessaires. Je commence à me résigner à l’idée qu’il faudra travailler jusqu’à 65 ans, peut-être plus (si je parviens à cet âge). Mais il serait souhaitable que des aménagements soient prévus (temps partiel, possibilité de percevoir une partie de sa retraite, ou pension pour les fonctionnaires, tout en poursuivant son activité…) afin que nous puissions travailler plus longtemps sans nous ruiner la santé. Chaque métier, je crois, a sa pénibilité : travail physique et par tous les temps pour un maçon, fatigue nerveuse pour le personnel hospitalier ou les enseignants. L’âge venant, la résistance s’émousse. Nos ancêtres travaillaient peut-être plus longtemps, mais, outre qu’ils ne vivaient pas vieux, leurs rythmes de travail, dans l’agriculture notamment, n’avaient strictement rien à voir avec les emplois modernes. J’en veux à toute une partie de la gauche qui continue à dire que « la retraite à 60 ans, c’est possible ! ». Dans certaines professions, peut-être, mais pas pour tous. Ma conviction est que l’argent nécessaire pour payer les retraites existe. Mais je pense que nous sommes confrontés à un choix : si cette masse d’argent considérable est consacrée aux retraites, ce sera au détriment d’autres choses. La question que nous devons nous poser n’est pas : « pouvons-nous prendre notre retraite à 60 ans ? », mais plutôt : « est-il possible de mobiliser l’essentiel des ressources de notre nation uniquement pour payer les retraites ? ». Non, ce n’est pas possible. L’argent de la nation doit prioritairement servir à préparer l’avenir de la nation. Cet argent doit plutôt être consacré au soutien de la natalité, à l’instruction et à la formation, à l’aménagement d’infrastructures, au financement de grands projets industriels. C’est ce choix qu’une certaine gauche refuse, comme celle de Jean-Luc Mélenchon.

 

Certains, dans les rangs de cette gauche, veulent nous faire croire que l’immigration sauvera nos retraites. Caldwell explique que c’est faux, et je suis de son avis. D’abord, ces travailleurs immigrés seront un jour à la retraite, en France, et il faudra bien alors financer leurs retraites… en faisant venir par plein bateaux de nouveaux migrants, encore des immigrés, toujours des immigrés. C’est un point qui mérite d’être souligné : le discours immigrationniste débouche très souvent sur un engrenage infernal. D’autre part, le nombre d’immigrés nécessaire pour rétablir le ratio actifs/retraités des décennies précédentes est énorme, et il aboutit de fait à une substitution pure et simple de population, donc à la destruction des nations dont l’immigration devait assurer la pérennité ! Là encore, nous devons nous poser la question : pour sauver les retraites, devons-nous sacrifier notre identité nationale ? Autrement dit, pour jouir de ma retraite à 60 ans, suis-je prêt à vivre dans un quartier où la moitié des jeunes femmes seront musulmanes et voilées, où les deux tiers des enfants s’appelleront Mohamed ou Rachida, où le hallal et les produits orientaux seront devenus la base de l’alimentation ? Pour sauver ma retraite, suis-je prêt à devenir un étranger dans mon propre pays ? Ma réponse est non. Ajoutons que prendre en compte les seuls immigrés est une grossière erreur. Si le taux d’activité est relativement bon (et encore, c’est à vérifier) chez les immigrés, qu’en est-il chez leurs descendants ? Il est très mauvais. Ce n’est un secret pour personne : c’est dans les quartiers d’Île-de-France où vivent des populations originaires du Maghreb et d’Afrique noire que le taux de chômage est le plus élevé, et chez les jeunes, or ces populations sont jeunes puisque plus prolifiques que les natifs. Le « fantastique dynamisme » de nos banlieues ne se remarque guère que lors d’émeutes… Par conséquent, les immigrés devront travailler et pour financer nos retraites, et pour financer la protection sociale des descendants de la vague d’immigration précédente qui, eux, sont au chômage. Qui peut imaginer qu’un tel système ait une chance de tenir à long terme ?

 

Mais les immigrés travaillent-ils ? Ce n’est pas forcément le cas pour tous, et Caldwell défend même l’idée que les immigrés, et peut-être plus encore leurs descendants, sont sous-employés. En tout cas, on peut déjà poser la question : viennent-ils en France pour travailler ? La réponse est : majoritairement, non. L’immigration légale de travail est proportionnellement faible en France, et vient après le regroupement familial et l’asile politique. Comme le dit Caldwell, cela ne signifie pas pour autant que les immigrés au titre du regroupement familial ne travaillent pas, mais le fait est que, contrairement à une idée répandue, le travail n’est pas forcément la première cause d’émigration. Quelle est la richesse réelle produite par les immigrés ? Difficile à dire. Globalement, ils occupent des emplois peu qualifiés, et il n’est pas certain que les grands discours sur « la richesse produite par l’immigration » soient vrais. Il ne suffit pas de répéter des mensonges pour qu’ils deviennent des vérités. Ensuite, le taux d’emploi des immigrés et de leurs descendants est souvent plus faible que celui des natifs. Dans ces conditions, croire que l’immigration enrichit à terme les pays d’Europe paraît un peu présomptueux… 

 

Et quand bien même ! Admettons que l’immigration génère des richesses non-négligeables, on peut se poser la question de savoir à qui profite cette richesse. L’immigration enrichit-elle la France ? Caldwell explique que, dans le meilleur des cas, l’immigration enrichit un peu le pays d’accueil et surtout les immigrés eux-mêmes et leurs pays d’origine. Mais, en tant que Français, que des immigrés maghrébins et subsahariens enrichissent les pays du Maghreb et d’Afrique noire ne présente pour moi aucun intérêt. Surtout au regard des conséquences de l’immigration que nous sommes quelques millions à trouver néfastes, et pas seulement dans les rangs des électeurs frontistes. Le soi-disant « dynamisme économique » des banlieues (qui dévore souvent subventions et fonds publics avec gourmandise… mais l’électeur s’achète pour nombre d’élus « républicains ») alimente bien souvent une économie en circuit fermé, c’est-à-dire que l’activité qui se développe est tournée vers la communauté immigrée. Les boucheries hallal, les commerces de produits orientaux, les marchands de gandourahs et de foulards islamiques, les librairies musulmanes, les boutiques de téléphonie spécialisées dans les offres pour communiquer avec le Maghreb et l’Afrique subsaharienne, toutes ces activités enrichissent-elles vraiment la France ? Je pense que non, elles ne font que répondre aux besoins des populations issues de l’immigration. Sans ces populations, ces besoins disparaîtraient et cela ne changerait strictement rien pour les Français natifs. Pire, cette économie développe des marqueurs identitaires propres aux immigrés et gens issus de l’immigration. Au fond, cette économie nourrit le communautarisme, et avec l’argent public qui plus est, car non seulement la création de ces activités est parfois financée en partie avec les deniers publics, mais de plus une partie importante des consommateurs vivent des aides sociales…

 

(1) http://blog-nationaliste.blog4ever.com/blog/lire-article-286920-2116401-le_lobby_immigrationniste.html



05/03/2012
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