Nationaliste Social et Ethniciste

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Sécurité routière: les Français doivent être responsables

Ainsi, les démagogues à la petite semaine, les élus peu scrupuleux quant à la méthode pour garder leur poste, semblent l’avoir emporté. C’est assez consternant. Depuis plusieurs années, le Président de la République et son gouvernement avaient mené avec constance et fermeté une politique plutôt efficace en matière de sécurité routière. Je suis loin d’être un sarkozyste, mais en l’occurrence, j’approuve sans réserve le travail effectué. Je regrette que Nicolas Sarkozy songe à céder sur cette question, d’autant que le discours tenu devant les forces de l’ordre il y a peu me paraissait empreint de dignité.

 

Est-il impossible de respecter le Code de la route ?

Apparemment oui. Que pourrait signifier d’autre la levée de bouclier actuelle contre la suppression des panneaux et l’interdiction des appareils annonçant la présence d’un radar ? Régulièrement, de nombreux Français se plaignent d’être « rackettés » par l’Etat sur les routes. J’ai entendu sur France 5 un avocat invitant les contrevenants à ne pas payer les amendes. Motif ? Le radar ne peut pas prouver que c’est vous qui êtes au volant. Toutes ces excuses malhonnêtes masquent maladroitement un aveu peu honorable : l’automobiliste français est incapable de respecter le Code de la route. Ce dernier est-il donc inapplicable ?

 

Je suis un automobiliste lambda. Je suis propriétaire de ma voiture depuis trois ans. Durant cette période, j’ai effectué près de 50 000 km. A l’heure actuelle, je fais en moyenne 250 km hebdomadaire au titre des trajets maison-travail (les « migrations pendulaires » comme disent les géographes). Or je dispose de mes 12 points, et j’ajoute que je n’ai jamais perdu un point, même durant la période probatoire. Comment ai-je réussi cet « exploit » apparemment inaccessible à tant de mes compatriotes ? La réponse est simple : un respect scrupuleux du Code de la route. Evidemment, cela suppose une vraie discipline. Par exemple, j’entendais un opposant à la suppression des dispositifs annonçant les radars déclarer : « mais vous comprenez, je ne peux tout de même pas contrôler ma vitesse tout le temps ! C’est gênant ». Justement, il faut le faire. Pour ma part je contrôle ma vitesse quasiment toutes les minutes. Cela réclame une attention de tous les instants. Cela suppose aussi de partir au travail suffisamment tôt pour ne pas risquer d’être en retard.

Est-ce à dire que je ne commets pas d’erreur ? Certes non. Comme tout le monde, il m’arrive d’être fatigué, énervé ou stressé par des conditions de circulation difficiles. Une priorité à droite « négligée », un feu passé à l’orange, une accélération au-dessus de la vitesse limitée pour terminer un dépassement, cela arrive à tout le monde. Mais ce type de comportement doit rester l’exception. Surtout, j’essaie d’apprendre de mes erreurs, pour éviter de les reproduire.

 

Des dangers ambulants

Ce n’est manifestement pas le cas de nombreux automobilistes pour qui le non-respect du Code de la route est plus qu’une habitude, c’est devenu pour ainsi dire leur façon « normale » de conduire. Des fous furieux arrogants qui s’imaginent piloter comme des maîtres de Formule 1, j’en croise souvent, trop souvent. Les Alain Prost des nationales, ce n’est pas ce qui manque.

Quelques exemples de fous furieux ? L’année dernière, je me souviens avoir été doublé par un utilitaire conduit par le dieu du volant. Jugez plutôt : le chauffard a dépassé la vitesse autorisée (70 km/h), franchit une ligne continue pour me doubler, et effectuer le dépassement juste avant un virage et à l’entrée d’une agglomération ! Si une voiture était arrivée en face, je n’ose imaginer ce qui serait advenu. Et je roulais à la vitesse maximale autorisée… Plus récemment, sur autoroute, alors que des travaux ne laissaient qu’une voie disponible, celle de gauche, et qu’un kilomètre avant, des panneaux avaient signalé l’interdiction de dépasser et une réduction de la vitesse autorisée, une automobiliste (oui, il y a aussi des femmes dangereuses) arrive à toute allure et occupe la distance de sécurité me séparant de la voiture de devant, m’obligeant à freiner brutalement. Des cas isolés ? Rien que depuis une semaine, j’ai croisé quelques génies du volant. Sur une route nationale, en ligne droite et vue dégagée, je roulais tranquillement à 90 km/h, la vitesse maximale autorisée. En face, un malade double un camion, après une agglomération, donc pendant la phase d’accélération du camion (qui accélère plus lentement). Résultat, j’ai dû piler, pour éviter la collision avec ce fou. S’il y avait eu collision, nous étions morts. C’était il y a quatre jours. Beaucoup de conducteurs ignorent (ou font mine d’ignorer) qu’il faut adapter sa conduite aux conditions climatiques. Il pleut sur autoroute ? La moitié des véhicules continuent à rouler entre 120 et 130 km/h, sans respecter les distances de sécurité, cela va sans dire. Je me souviens aussi d’un téméraire qui m’a dépassé dans un brouillard épais, sans même daigner allumer ses feux (pas les feux de brouillard, juste ceux de croisement). Il est vrai que vu la visibilité médiocre (brouillard épais et jour à peine levé), il m’avait semblé prudent de rouler entre 75 et 80 km/h.

 

Les motards ne sont pas en reste. Ils comptent parmi les plus dangereux usagers de la route. Manifestement, les limitations de vitesse ne les concernent pas, alors même qu’ils sont plus vulnérables que les autres. La plupart ignorent aussi que leur véhicule possède des clignotants. Beaucoup de motards se croient les rois de la route : c’est aux autres de faire attention à eux. Il y a quelques jours, arrêté à un feu en agglomération, je vois démarrer un motard. L’énergumène fait le frimeur sur sa roue arrière avant de s’élancer bien au-dessus des 50 km/h… vers une zone limitée à 30 km/h située devant un lycée. Je n’ai aucun scrupule à considérer que ce type d’individu n’a que ce qu’il mérite lorsqu’il trouve la mort sur la route. Et j’ajoute : le plus tôt serait le mieux s’il n’y avait hélas le risque que l’inconscience de ces délinquants (oui, délinquants routiers) provoque d’autres morts.

Evidemment toutes ces imprudences n’entraînent pas systématiquement un accident. Quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent, ça « passe ». Et puis, une fois, ça ne passe pas, et en général, c’est un à cinq morts. Il faut savoir que le mauvais conducteur, le chauffard comme on dit, est convaincu que lui sait conduire correctement. Finalement, le Code de la route est inutile pour lui.

 

La démagogie crasse des députés UMP

Y a-t-il plus méprisable qu’un député UMP dans notre pays ? On peut se le demander. Voilà plusieurs années que les élus de la majorité, texte après texte, démantèlent consciencieusement l’Etat, en supprimant toujours plus de fonctionnaires, policiers, professeurs, etc. Qui a vu les députés UMP se mobiliser contre la fermeture des classes, la dégradation des conditions d’accueil des élèves (jusqu’à 30 élèves en CM2 !) ? Personne. Pour les policiers, dès que sa ville est concernée par l’insécurité, Madame ou Monsieur le député s’offusque. Mais le reste du pays peut bien brûler… Il y a de rares exceptions parmi les quelques élus chez qui il reste un vestige de gaullisme social. Ils sont cependant minoritaires (voir les résultats de Nicolas Dupont-Aignan lors des élections internes pour la direction de l’UMP, avant que le député de l’Essonne ne quitte le mouvement). Pour un député UMP, réprimer la délinquance routière, c’est plus scandaleux que détruire l’Etat. Lorsqu’il s’agit de démanteler les services publics, les députés de la majorité aiment faire preuve de « pédagogie » comme ils disent. On aimerait que pour la suppression des panneaux annonçant les radars, ils fassent preuve des mêmes qualités « pédagogiques », en expliquant par exemple que le respect des limitations de vitesse ne concerne pas uniquement les endroits où il y a un radar… Cela permettrait de reconnaître les vrais élus, courageux et responsables. Souhaitons que les électeurs s’en souviennent en 2012.

 

Les électeurs, parlons-en. En l’occurrence, on peut faire le même reproche à de nombreux citoyens français qui ont assiégé leur représentant à l’Assemblée Nationale, vociférant, hurlant leur indignation. Apparemment, certains de mes compatriotes considèrent que l’essentiel est de pouvoir continuer à violer le Code de la route impunément. Le reste, ils s’en moquent. On voit bien les limites d’une société qui pousse l’individualisme à l’excès. On connaît le discours de ces gens : « Oh ! Mais, moi d’abord, je paie mes impôts ! Et puis les radars, c’est dégueulasse, c’est du racket ! On est dans un pays libre ! ». Donc, payer des impôts donne le droit de ne pas respecter le Code de la route, ce dernier étant facultatif, c’est bien connu. Est-ce que payer des impôts donne aussi le droit de tuer autrui ? La question n’est pas excessive : ceux qui conduisent au mépris des règles, rappelons-le, mettent sciemment la vie des autres en danger, de la même façon que quelqu’un s’amuserait, dans la rue, à mettre en joue les passants avec un fusil chargé…

Ces délinquants nous font une reprise du célèbre sketch des Inconnus : « il y a le bon conducteur et il y a le mauvais conducteur. Donc, si tu veux, le bon conducteur, il arrive en agglo, il voit le panneau « limité à 50 », bon, si tu veux, il reste entre 60 et 70 km/h, mais c’est un bon conducteur, quoi. Maintenant, le mauvais conducteur, bon, il voit le panneau « limité à 50 », bon, il reste à 60 ou 70, quoi, mais c’est un mauvais conducteur. Ça n’a rien à voir, tu comprends ». Sans commentaire. 

 

Conclusion

Il est inadmissible que certains invoquent la liberté pour violer le Code de la route. Rappelons que la liberté, c’est de prendre sa voiture et d’aller où bon nous semble, point à la ligne. Le Code de la route n’est pas un règlement liberticide qui brime le pauvre automobiliste-contribuable persécuté par un Etat tatillon et bureaucratique. Le Code de la route, c’est l’ensemble des règles qui permettent à chacun de se déplacer en sécurité et d’arriver vivant à bon port. Parce que, quand on est mort, la liberté de circulation a moins d’intérêt… Ajoutons qu’il n’est pas question de modifier le Code de la route, seulement de punir sévèrement ceux qui ne le respectent pas. Les chauffards sont des délinquants, ils doivent être traités sans aucune mansuétude. J’espère que le Président et le gouvernement seront inflexibles. Et j’invite mes compatriotes à retrouver le sens de la loi et de la dignité.



25/05/2011
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