Nationaliste Social et Ethniciste

Nationaliste Social et Ethniciste

Sommes-nous en guerre civile?

Cette question n'est ni une boutade, ni une provocation. L'observation de l'actualité depuis quelques mois me pousse à cette interrogation. Comme tout le monde, je sais qu'il y a des problèmes dans les cités, en particulier dans la banlieue parisienne. Comme tout citoyen, je sais que la délinquance existe en France, et que souvent, ça ne s'arrange pas en période de crise. En dépit de l'hypocrisie inepte qui règne, je sais, comme la plupart des Français, que les voyous se recrutent pour partie parmi les populations défavorisées issues de l'immigration. Je ne suis pas naïf: même s'il n'y avait pas d'immigré en France, il y aurait des délinquants et des voyous. Il y aura toujours un pourcentage incompressible de gens malhonnêtes et violents. Mais avant de tenir ce blog, je ne faisais pas un travail aussi approfondi de recherche d'information. A présent, en accumulant les lectures d'articles à droite à gauche, je commence à m'inquiéter sérieusement devant l'ampleur d'un phénomène que j'ai manifestement sous-estimé. Comme beaucoup de nos compatriotes. J'ai évoqué, il y a peu, les incidents d'Amiens et de Grigny. Je suis forcé de constater que ce ne sont pas des événements exceptionnels...

 

Kermesse aux Tarterêts

Pour commencer, retour à Corbeil-Essonne, la ville de M. Dassault. La kermesse de la cité des Tarterêts a tourné à l'affrontement entre "jeunes" (toujours la même hypocrisie) et policiers. Résultat: la place de la fête de quartier, le lendemain, ressemblait à un champ de bataille. Tout le monde a vu les images, je n'y reviens pas. Deux choses m'ont frappé: d'abord, le ressentiment de la population à l'égard de la police. Les journalistes ont bien précisé que des habitants ont porté plainte contre la police (des bombes lacrymogènes ont en effet atterri au milieu de la population), mais y a-t-il eu dépôt de plainte contre les "jeunes"? Espérons-le. Il est en effet remarquable que les habitants s'en prennent violemment à la police alors que la racaille du quartier est la première responsable de ces troubles. Apparemment, et comme souvent, un contrôle a mal tourné, le ton est monté et les échauffourées ont commencé. Au cours de l'affrontement, il est fort possible que des voyous se soient sciemment mêlés aux festivités, précisément pour impliquer l'ensemble de la cité et dresser un peu plus ses habitants contre la police nationale. Cette dernière n'a sans doute pas pris toutes les précautions dans l'usage de ses armes. Encore faudrait-il savoir combien de bombes lacrymogènes ont été lancées au milieu de la fête. Il peut s'agir d'une "bombe perdue". S'il y en a plusieurs, la question de la faute se pose effectivement. Toujours est-il que les premiers responsables de cette affaire sont les voyous du coin et non les policiers qui tentent de faire leur métier dans des conditions difficiles. D'ailleurs, il faudrait savoir: certains habitants des cités se plaignent parfois que la police ne vient jamais! Elle est présente: les gens se plaignent encore. La deuxième chose qui m'a frappé, c'est le témoignage d'une habitante d'origine maghrébine des Tarterêts, conseillère municipale UMP de Corbeil. Elle a dit ceci (parlant des affrontements): "Voilà. C'est comme ça ici. C'est notre vie. C'est notre quotidien." J'étais stupéfait. Cela veut dire qu'il n'y a pas, comme je le pensais encore il y a peu, des émeutes de temps à autre. Non, c'est une situation quasi-permanente de guérilla urbaine. De guerre civile larvée.

 

Emeutes à Beaubreuil

Le mal semble profond. Il gagne des portions croissantes du territoire français. Il embrase même les villes de province si éloignées de la région-capitale et de son agitation qu'on les croirait paisibles. A tort. Le week-end dernier, c'est la cité de Beaubreuil à Limoges qui s'est enflammée, comme toujours au sens propre et, hélas, au sens figuré. La cause en est l'affaire Zaiter. Rappelons-là brièvement: Karim Zaiter faisait du quad, ce qui a énervé un certain Laurent Martin. Ce dernier, membre du FN "par curiosité" selon ses dires, ne portait certainement pas les basanés dans son coeur. Toujours est-il que ce passionné d'armes prit son fusil et, de sa fenêtre, ne trouva rien de mieux que de mettre Karim Zaiter en joue. Comme ça, presque pour rigoler. Et tant qu'à faire, il tira. Et fit un carton: Zaiter s'effondra, mortellement touché. Laurent Martin n'a aucune excuse, c'est un dangereux criminel. Il a donc été jugé et condamné pour ce meurtre. Sa place est en prison. Seulement voilà, les "jeunes" de Beaubreuil s'avisent soudain que le verdict ne leur convient pas. Tuer un Arabe musulman est un crime exceptionnel qui mérite apparemment un châtiment particulier. Les mêmes voyous d'origine maghrébine bénéficient largement d'une justice laxiste. Mais si le laxisme leur convient volontiers lorsqu'ils sont accusés, ils le rejettent étrangement lorsqu'il s'agit de juger le meurtrier d'un des leurs. C'est l'explosion de violence: une quarantaine de "jeunes" (oui, toute la jeunesse de France doit être d'origine maghrébine ou subsaharienne) fracasse des vitrines, vandalise des voitures et envoie des pierres et des cocktails Molotov sur les policiers. Puis des voitures brûlent au quartier des Beaubreuil. Les pompiers interviennent sous la protection des CRS. Est-ce que les gens de gauche, socialistes, communistes, verts, trouvent cela normal? Faut-il donc être fasciste, réactionnaire et raciste pour s'émouvoir d'une telle situation? Bilan: sept "jeunes" arrêtés; quatre policiers blessés par des jets de pierre ou de bouteille(1). Combien de temps avant qu'il y ait des morts?

 

Et les victimes?

Le récit de ces échauffourées devient d'une banalité affligeante (je ne vais pas raconter toutes les émeutes). Mais cette fois, une victime fait parler d'elle. D'habitude, on n'entend jamais parler des propriétaires de véhicules incendiés. Une fois n'est pas coutume, l'une d'elle prend la parole(2). C'est une femme, mère de trois enfants, qui vit d'emplois précaires. Elle a économisé pour s'acheter une voiture sans permis, un outil de travail indispensable. Mais voilà, la France est la patrie des paperasseries administratives. Pour être indemnisé, c'est le parcours du combattant (dossier, enquête, expertise...). Sans voiture, plus de travail! Cette femme a donc menacé de s'enchaîner aux grilles du palais de justice si on ne lui permet pas de récupérer un véhicule. Voilà, chers concitoyens bobos et gauchistes, voilà la France populaire que vous aimez tant, la France des prolo. Et que faites-vous pour aider ces citoyens-là, vous qui geignez en dénonçant les problèmes des pauvres jeunes issus de l'immigration, discriminés, rejetés, éternelles victimes du passé, du présent et que sais-je encore? On propose à cette femme un prêt intéressant pour se racheter une voiture! Alors qu'elle avait payé son véhicule. On croit rêver. Mais ce qui est proprement incroyable et scandaleux, c'est qu'un policier a déclaré à cette dame: "il ne faut pas trop en faire pour ne pas mettre le bazar dans la cité de Beaubreuil". Et notre concitoyenne lésée d'en tirer les conséquences: "En clair, on ne les arrête pas pour calmer la situation". Sommes-nous dans un Etat de droit? La légitimité républicaine de l'Etat se pose. La sécurité des biens et des personnes est un droit des citoyens de notre pays. Ce droit n'est pas, n'est plus respecté. La loi n'est pas appliquée de manière satisfaisante.

 

Si on met bout-à-bout les affrontements, émeutes et échauffourées qui se produisent un peu partout sur le sol français, on s'aperçoit qu'on n'a nullement affaire à des événements ponctuels et rares. Il y a une tendance de fond: la croissance des violences urbaines. L'Etat est apathique. Le XVI° arrondissement de Paris regorge de policiers. Les Mercedes des PDG ont certes plus de valeur que les voitures des travailleurs modestes. L'UMP soigne son électorat, je gage. L'Etat perd de plus en plus sa crédibilité (et c'est aussi vrai dans l'Education nationale). Espérons un sursaut républicain. Sinon, il se pourrait qu'il nous faille fourbir nos armes contre les fripons et leurs infâmes complices...

 

(1) http://www.lepopulaire.fr/editions_locales/limoges/tres_chaude_nuit_a_beaubreuil@CARGNjFdjSsHFx4dCx4-.html

 

(2) http://www.lamontagne.fr/editions_locales/haute_vienne/_s_il_ne_me_recoit_pas_je_m_enchaine_aux_grilles_du_tribunal_@CARGNjFdJSsHFxwGBBo-.html



02/07/2009
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