Nationaliste Social et Ethniciste

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Taubira: pourquoi un tel acharnement?

J’éprouve, pour Christiane Taubira, une profonde hostilité. Mais sa couleur de peau n’a rien à voir avec la question. Je pense que Mme Taubira est une personne qu’il faut combattre pour les raisons suivantes : tout d’abord, elle a commencé sa carrière politique comme indépendantiste guyanaise [1], aussi est-il assez savoureux de l’entendre parler de la « République française » avec des trémolos dans la voix, alors qu’elle a combattu ce concept pendant des années. Son honnêteté est souvent relevée, je note qu’on oublie un peu vite qu’elle fut élue dans les années 90 sur les listes du sulfureux Bernard Tapie, grand magouilleur devant l’Eternel [2]. Christiane Taubira incarne pour moi deux éléments qui me paraissent par essence antirépublicains : le régionalisme politique et le communautarisme ethnique. Bien sûr, Mme Taubira niera toujours être communautariste, elle qui se vante de citer Victor Hugo à tout instant. Mais, dans ce cas, elle serait bien inspirée de nous expliquer pourquoi sa loi définissant l’esclavage comme un crime contre l’humanité ne condamne que la traite négrière européenne, et omet la traite des esclaves européens en Méditerranée comme la traite négrière musulmane avant le XV° siècle. Il est des omissions qui en disent long. Christiane Taubira aurait justifié ses choix en arguant que « les jeunes Arabes ne devaient pas porter le poids de la culpabilité » [3]. Les jeunes blancs, si, apparemment. Si un tel raisonnement n’est pas une forme subtile et sournoise de racisme, quelqu’un peut-il me dire ce que c’est ? Car il s’agit tout de même d’attribuer des fautes en fonction de la couleur de peau… SOS-Racisme, le MRAP et la Licra n’ont rien à dire ? Silence radio de ce côté-là, comme c’est étonnant. Je ne méprise pas Christiane Taubira parce qu’elle ne partage pas mes idéaux, mais parce qu’elle fait partie de la gauche que je qualifierai d’intellectuellement malhonnête : des gens qui n’ont que le mot « République » à la bouche et qui démantèlent consciencieusement l’Etat, des gens qui parlent de « rassemblement » et d’ « égalité » alors qu’ils passent leur temps à semer la discorde et à accorder des privilèges à des lobbies victimaires représentant les soi-disant « minorités opprimées » (homosexuels, noirs, musulmans, Bretons…), des gens enfin qui promeuvent sans vergogne la culture de l’excuse aux dépens de la responsabilité individuelle sans laquelle il ne peut y a avoir de citoyen digne de ce nom. En tant qu’historien de formation, il m’est de surcroît difficile d’accepter que le Parlement vote des « jugements de valeur » sur l’histoire, d’abord parce que les députés ne sont pas des juges, ensuite parce qu’ils ne sont pas des historiens non plus. La Constitution leur confie le pouvoir législatif, et il serait appréciable que les élus de la nation se préoccupent de légiférer pour notre époque au lieu d’aborder des questions qui dépassent largement la compétence de la plupart d’entre eux, même si naturellement il faut les encourager à s’intéresser à notre histoire.

 

Pour autant, je ne comprends pas le déferlement de haine et de propos stupides qui fleurissent à l’égard de Christiane Taubira. Il faut combattre Mme Taubira pour ce qu’elle fait, et non pour ce qu’elle est. Sa couleur de peau et son accent n’ont aucune importance. Si elle appliquait une politique qui me convient, je l’applaudirais. Certains lui font grief d’avoir porté sur les fonts baptismaux la loi du « mariage pour tous ». Je ne vois pas pourquoi. Cette mesure était une promesse de François Hollande, l’une des rares qu’il ait tenue diront les esprits chagrins (dont je suis). Dans cette affaire, Mme Taubira n’a fait que défendre et servir loyalement la politique décidée par le chef de l’Etat. Rien ne permet de dire qu’elle ait elle-même été une militante obsédée par la question, je pense que ses centres d’intérêts sont ailleurs. Sa vision politique se résume en un mot : le laxisme. Cette vision part d’un postulat que je crois faux, à savoir que toute répression est par définition vouée à l’échec. Comme la prison ne sert à rien, autant n’y envoyer personne. On entre ensuite dans un cercle vicieux. Puisqu’il n’y aura pas de punition, pourquoi relever les infractions ? Et si les infractions ne sont pas relevées, à quoi bon se faire un devoir de n’en point commettre ? Voilà qui ne peut qu’entraîner une explosion de la petite délinquance, prospérant sur le terreau de l’impunité. Une petite délinquance qui est souvent le fait de mineurs, mais sachant qu’un adulte ne risque presque rien, et qu’un mineur ne risque que la moitié de presque rien, quel délinquant serait dissuadé de commettre ses méfaits ? Or la République est en train de perdre le combat contre la petite délinquance. Vous avez été victimes d’un cambriolage ? Le gendarme reçoit votre plainte d’un air las qui en dit long sur l’énergie qu’il déploiera pour retrouver les brigands. On a abîmé votre voiture ? La maréchaussée vous fait le papier pour l’assurance, rien de plus. Le commissariat ou la gendarmerie ne sont plus que des bureaux d’enregistrement des plaintes. Il est fréquent que des installations publiques soient vandalisées (gymnase, bibliothèque, transports en commun). Que font les forces de l’ordre ? Elles constatent, le plus souvent. La collectivité paie les dégâts… jusqu’à la prochaine fois. Je ne suis pas en train de dire qu’il ne faut pas lutter contre le grand banditisme ou les mafias. Mais je veux faire remarquer un point important : ce ne sont pas les attaques spectaculaires de fourgons blindés, ni le cambriolage d’une grande bijouterie parisienne qui « pourrissent » la vie des Français au quotidien. Ce sont des actes moins spectaculaires, moins graves sans doute, presque banals, mais qui à force de se répéter dans l’indifférence de la police et de la justice, exaspèrent légitimement la population. Des petits commerçants, des gérants de supermarché commencent à s’acheter des armes et à dire à voix haute qu’ils n’hésiteront pas à tirer. Je comprends leur colère, mais que peut-il sortir de bon d’un tel comportement ? Notre pays ne prend pas une bonne voie.

 

Christiane Taubira est ministre de la République française, en charge d’un ministère régalien important, celui de la Justice. On a le droit de penser, et c’est mon cas, qu’eu égard à son parcours, elle ne mériterait pas d’occuper ce poste. On peut vilipender sa politique laxiste avec virulence. Il n’empêche que Mme Taubira occupe un poste qui lui a été confié par le Président de la République, élu démocratiquement, et donc légitime. Insulter grossièrement la Garde des Sceaux, c’est porter atteinte à la République et à l’Etat, que Mme Taubira représente, même si elle le fait bien mal d’après moi. Face à ces insultes, je trouve que Christiane Taubira a choisi une ligne qui n’est pas exempte d’une certaine grandeur : le silence. Que répondre à quelqu’un qui vous traite de « singe » ? Devant tant de bêtise, il vaut encore mieux feindre de n’avoir rien entendu. Ce type d’attaque est non seulement inutilement blessant, mais il montre surtout la stupidité de ceux qui l’emploient. En effet, s’il est une chose dont je ne doute pas un seul instant, c’est de l’intelligence de Mme Taubira. Quand on regarde la carrière politique de cette femme, on ne peut que constater qu’elle a su mener sa barque avec une réelle habileté tactique. Elle a su nouer des alliances profitables et acquérir une réelle popularité auprès de l’électorat de gauche. Christiane Taubira est une femme intelligente qui ne manque ni de détermination, ni de suite dans les idées. Certes, ces qualités me paraissent mises au service d’une cause malhonnête, communautariste, antirépublicaine et même antifrançaise, mais il n’empêche qu’elles sont réelles. Et je ne crois pas qu’on combatte efficacement un ennemi qu’on sous-estime. Par conséquent, je n’approuve pas les remarques dégradantes qui sont diffusées ici ou là sur la personne de Christiane Taubira. Que les gens pensent et disent ce qu’ils veulent en privé, mais étaler de tels propos sur la place publique, de la part d’élus (ou aspirant à l’être), voilà qui dénote un manque d’éducation certain ainsi qu’une irresponsabilité totale sachant que ces propos peuvent tomber sous le coup de la loi d’une part, et que d’autre part les réactions indignées des antiracistes de service ne sont que trop prévisibles.

 

Cela étant, la façon dont la gauche cherche à exploiter l’affaire m’inspire les plus vives inquiétudes. J’ai déjà écrit comment la majorité, en proie à des difficultés insurmontables, allait être tentée à mon avis par la stratégie de l’inquisition bienpensante, la seule qui puisse lui donner le beau rôle auquel elle aspire en se plaçant sur le terrain de la morale [4]. La liberté d’expression et les éventuelles limites auxquelles elle est soumise sont pour moi une question très délicate. De prime abord, je serais instinctivement partisan d’une liberté d’expression totale. Il est vrai que dans un monde idéal, où chacun aurait quelques rudiments de courtoisie et de bienséance, où les parents donneraient un minimum d’éducation à leurs mioches, nul n’abuserait de cette liberté, et chacun se garderait de trop user d’injures en application de cette sage maxime : « ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fît à toi-même ». Seulement voilà, nous ne vivons pas dans un monde idéal. La loi limite la liberté en fonction d’un impératif, celui de maintenir l’ordre public. Je conçois tout à fait que les insultes à caractère raciste, la diffamation, les appels au meurtre et à la haine puissent constituer des encouragements à troubler l’ordre public. Si l’exercice excessif d’une liberté doit conduire à la violence et au chaos, je suis d’accord pour qu’on limite cette liberté. Mais à condition que les limites en question soient elles-mêmes… disons très limitées ! C’est un équilibre difficile à atteindre, j’en conviens. Il est vain à mon sens d’espérer bannir tout propos injurieux, blessant ou de mauvais goût. Par le biais de la satire et de la caricature, la presse et les média en général ne peuvent que chercher à provoquer, y compris en blessant des personnes ou des communautés. Nicolas Sarkozy est présenté par les Guignols de l’info comme un agité, malhonnête, bling-bling, Brice Hortefeux comme un raciste patenté, Nadine Morano comme une idiote vulgaire et sans éducation, François Hollande comme un mou indécis et incapable, etc (à noter que Christiane Taubira a sa marionnette mais est peu attaquée, contrairement à son collègue de l’Intérieur, Manuel Valls). Le trait est parfois féroce et souvent cruel. Après tout, on pourrait faire observer que l’image de François Hollande diffusée par les Guignols, en ridiculisant le Président, nuit à l’autorité de l’Etat. Et nuire à l’autorité de l’Etat, n’est-ce pas favoriser indirectement des troubles à l’ordre public ? Pourquoi obéir à un pouvoir que la télévision se permet d’humilier sans vergogne ? Je passe sur la façon dont est traitée l’Eglise catholique, ou encore ces deux agents SNCF, qui avaient fait descendre d’un train des jeunes filles roms ensuite fauchées par une voiture, ouvertement traités de « cons » dans un sketch. Est-ce que tout cela n’est pas blessant ou insultant ? Bien sûr que si. Mais je crois que dans un pays libre, il faut accepter d’entendre des propos blessants, si désagréable que cela puisse être. Il faut également tolérer les blagues vaseuses et de mauvais goût.

 

Or la gauche a un problème : elle ne se prive pas d’injurier copieusement ses adversaires, voire certains de ses membres (« fascistes », « maréchalistes », « pétainistes »… et je passe sur les insinuations concernant les « heures sombres de notre histoire »), mais elle n’accepte pas la réciprocité. Franchement, est-il plus plaisant de se faire traiter de « fasciste » que de « singe » ? Je ne le crois pas. Quand on insulte, il faut accepter d’être insulté. De ce point de vue-là, la gauche a du mal. Elle n’est pas la seule, d’ailleurs. Le FN et ses chefs ont aussi une fâcheuse tendance à porter plainte à tout bout de champ pour des injures. Quand on sait que Jean-Marie Le Pen a toujours excellé dans l’invective (brillante et imaginative parfois, de très mauvais goût d’autres fois), cela fait doucement sourire. Le journal d’extrême droite Minute a titré « Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane », le tout accompagné d’une photographie où la ministre n’est pas vraiment à son désavantage. Ce titre pose problème. Il est plus que probable que les journalistes de Minute ont des tendances racistes. Qu’ils aient songé à un sous-entendu raciste en choisissant leur titre, je suis enclin à le penser. Pourtant, stricto sensu, je pense que ce titre n’est pas condamnable en l’état, tout simplement parce qu’il est ambigu. « Malin comme un singe » est une expression courante de la langue française, ce n’est pas forcément une expression très jolie, mais elle n’est pas en elle-même connoté en rapport avec le racisme. Il en est de même pour l’expression familière « avoir la banane », d’ailleurs utilisée, avec une certaine ambiguïté également, dans un célèbre sketch des Inconnus par Pascal Légitimus jouant un personnage à l’accent africain prononcé [5]. Je n’ai pas le souvenir que les humoristes aient été condamnés. Par conséquent, si le titre de Minute peut être interprété dans un sens raciste, à savoir que Christiane Taubira est comparée à un singe qui se nourrit de banane, il peut également être interprété dans un sens figuré, à savoir que Christiane Taubira, intelligemment, a retrouvé la forme. Vous me direz, et vous n’aurez pas tort, que le passé comme le passif de Minute suggère fortement que l’interprétation à connotation raciste est la bonne. Certes, mais le journal aura beau jeu de faire remarquer que les lecteurs sont libres de leur interprétation, et qu’il n’est pas responsable du fait que certains ont l’esprit mal placé… Le racisme ne serait-il pas du côté de celui qui choisit délibérément de voir du racisme dans ce titre ? C’est toute l’ambiguïté du jeu de mots. Si l’on remplace « Taubira » par « Valls » ou « Ayrault », on peut remarquer que le titre de Minute conserve un sens cohérent, en dehors de toute interprétation raciste, tout en gardant le jeu de mot (« banane » faisant écho à « singe » en mettant en relation deux expressions imagées de la langue française). Alors ? On peut soupçonner Minute d’avoir voulu faire un clin d’œil raciste à ses lecteurs. Mais si on commence, en France, à condamner à partir de soupçons…

 

Par ailleurs, on ne m’ôtera pas de l’idée que certains à gauche sont en train de monter en épingle cette affaire pour amuser la galerie et masquer l’échec lamentable des socialistes. Le ban et l’arrière-ban des artistes et intellectuels bienpensants se mobilisent, de la tribune de Jeanne Moreau à la revue de Bernard-Henri Lévy, lequel se mobilise moins ces temps-ci pour la Libye où le chaos et l’anarchie règnent malgré la chute de Belzébuth Kadhafi. N’est-ce pas son œuvre ? BHL considère-t-il que le « serment de Tobrouk » a été tenu ? Est-il fier de lui le matin en se rasant ? Je comprends tout à fait que des gens montent au créneau et protestent contre les attaques ad hominem dont est victime la Garde des Sceaux. Et je dirais même : il est sain qu’il en soit ainsi. Puisque Mme Taubira est insultée, que des gens se lèvent pour la défendre, c’est très bien. Mais je suis plus réticent à l’idée que cette défense devienne une grande cause « politique ». En ce moment, deux choses passionnent la gauche caviar des salons de la capitale : Taubira et la prostitution. Je me demande quand même s’il n’y a pas d’autres problèmes un peu plus urgents à régler. On pourrait me rétorquer que le gouvernement fait ce qu’il peut, et qu’il peut peu, dans un contexte aussi difficile. Je ne suis pas du tout de cet avis. Sur le dossier de l’insécurité, le gouvernement peut agir, et François Hollande y regagnerait sans doute quelque popularité. Mais parler de la délinquance ou des Roms, c’est tabou, c’est démago, cela fait le jeu du Front National, voilà ce qu’on nous répète depuis des années S’il n’y avait pourtant aucun problème d’insécurité, pourquoi les Français seraient-ils tentés d’écouter Marine Le Pen ? Sur la croissance et sur l’Union européenne, on attend toujours les résultats de François Hollande et de son gouvernement. Le président ne veut pas sortir de l’euro ni du credo européiste. Je désapprouve formellement la position présidentielle, mais cette dernière ne devrait pas cependant condamner le chef de l’Etat à l’inaction. Qu’attend-il pour taper du poing sur la table et exiger, avec d’autres, une réorientation de la politique économique communautaire ? Qu’attend-il pour faire pression sur l’Allemagne afin d’obtenir une dévaluation de l’euro, alors que de plus en plus d’économistes estiment que la monnaie unique est pour une part responsable du déséquilibre de notre balance commerciale et de notre difficulté à exporter ? L’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Grèce et d’autres pourraient sans doute nous apporter leur soutien. Qu’on ne vienne pas me dire que François Hollande ne peut rien. Ni la Commission de Bruxelles, ni la chancelière d’Allemagne ne sont tout-puissants. Leur force vient de notre faiblesse, et de l’incapacité des grands pays latins à offrir un front commun. Que pourrait l’Allemagne contre la France, l’Italie et l’Espagne coalisée, unie sur une ligne claire ? Eh bien Angela Merkel devrait céder, tout comme José Manuel Barroso. C’est une question de volonté, mais notre exécutif en manque cruellement.

 

Dans ce contexte, la gauche regrette-t-elle vraiment les attaques contre Mme Taubira ? N’y verrait-elle pas plutôt une aubaine inespérée au milieu d’un marasme qui s’installe dans la durée ? Prudence, mes concitoyens, ne vous laissez pas abuser : il ne faudrait pas que l’affaire Taubira devienne le voile qui masque l’impuissance de nos dirigeants. Si la politique gouvernementale se borne à lutter contre le racisme, je ne suis pas convaincu que la sortie de crise soit pour demain.

 

[1] Elle militait au parti Moguyde. Puis en 1981, Christiane Taubira a dû se dire qu’avec la gauche repentante au pouvoir, il y avait une opportunité à exploiter… Et des places à prendre ! Mais Christiane Taubira a conservé une marge de manœuvre, puisqu’elle est à la tête de sa propre formation, Walwari, vaguement associée au PRG. Elle s’est bien gardée d’adhérer au PS et elle a d’ailleurs voté l’investiture du gouvernement Balladur en 1993, comme députée non-inscrite, avant de rallier le groupe socialiste en 1997. Si ce n’est pas de l’opportunisme…      

 

[2] C’était la liste « Energie radicale » aux élections européennes de 1994. L’affaire Valenciennes-OM était sur le tapis, si je puis dire, depuis mai 1993… L’honnête Christiane Taubira n’en savait rien, bien sûr.

 

[3] //fr.wikipedia.org/wiki/Christiane_Taubira

 

[4] //blog-nationaliste.blog4ever.com/la-gauche-en-mode-traque-facho

 

[5] Allez, un peu d’humour :

//www.youtube.com/watch?v=ddA8tQVuutY



17/11/2013
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