Nationaliste Social et Ethniciste

Nationaliste Social et Ethniciste

Vous n'auriez pas vu le modèle suédois?

On le cherche désespérément, le bruit court qu'on l'aurait perdu. Mais j'ignore s'il y a une récompense pour celui qui le retrouvera.

 

L'Europe du nord et son exemplarité

Je n'aime guère les pays du nord, les peuples qui les habitent ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes. La social-démocratie et la prospérité ont amolli les descendants des Vikings et des Varègues. Pourtant, en dépit d'effectifs plus que modestes, les Scandinaves ont écrit des pages glorieuses de la grande Histoire. Je ne suis pas spécialiste de la question, mais quelques noms me reviennent en mémoire : Knut le Grand qui régnait sur le Danemark, la Norvège et l'Angleterre aux alentours de l'an 1000 ; Valdemar le Victorieux, un autre roi de Danemark, qui défia la Hanse au XIII° siècle. Dans cette épopée passionnante des peuples nordiques, les Suédois ont eu plus que leur part : sous le nom de Varègues, ils ont fondé la Russie (la principauté de Kiev pour être précis), colonisé la Finlande, attaqué Constantinople, formé un prestigieux corps de l'armée byzantine. La fin du Moyen Âge ne marqua point le déclin de la Suède, au contraire. Aux XVI° et XVII° siècles, ses rois font de la Baltique un lac suédois. Lors de la Guerre de Trente Ans, Gustave Adolphe fut le champion des luthériens, et il est possible que sans lui, le nord de l'Allemagne retombait dans l'obédience catholique. Le flamboyant et juvénile Charles XII remplit toute l'Europe orientale de l'éclat de ses victoires et de ses défaites au début du XVIII° siècle. Et puis les choses se sont dégradées : en 1818, les Suédois choisissent comme roi le traître Bernadotte. Ce simple fait jette l'opprobre sur le peuple suédois. Peu importe que Bernadotte n'ait pas été en bon terme avec Napoléon ou qu'il n'ait pas reçu les honneurs qu'il pensait mériter, l'important est ailleurs : cet homme a fait marcher les soldats suédois contre des Français, contre ses propres compatriotes. Il aurait dû être guillotiné pour ce crime. Au lieu de cela, il est mort dans son lit, et ses descendants règnent paisiblement sur la Suède.

 

Après une histoire mouvementée, les pays du nord sont devenus au XX° siècle le modèle absolu pour les dirigeants occidentaux. Norvège, Suède, Danemark, Finlande : des exemples de « démocratie apaisée », de sociétés riches, égalitaires et sans ambition internationale autre que fournir des fonctionnaires inutiles à l'ONU ou expédier des sacs de riz dans le Sahel. Depuis peu, ajoutons-y une pincée de propagande écologiste. Les Nordiques sont les citoyens idéaux de la démocratie post-moderne : grands, sportifs, très propres, éduqués (ils lisent des polars !), pacifiques, ouverts, tolérants. Leurs voitures sont de grosses berlines, mais elles roulent au bioéthanol ! Le dimanche, le Nordique astique sa bagnole, tond sa pelouse, taille sa haie. Il revendique peu, ne râle pas, manifeste rarement. Hormis le climat, les pays scandinaves, c'est le paradis pour immigré : bien accueilli, bien nourri, bien intégré. Une société magique qui fait rêver de grands patriotes comme Jean-Paul Huchon. Une société sans histoire, sans projet. Je me souviens de ce journaliste qui déclarait que « les jeunes Suédois rêvaient d'être rockstar lorsque les jeunes Français songeaient seulement à être fonctionnaires ». C'est tellement plus valorisant de brailler des inepties en anglais !

 

Et le système éducatif ! Ah, les systèmes éducatifs scandinaves ! Le modèle par excellence. Des processus de remédiation d'une efficacité sans égale. Un élève est en difficulté ? On l'extrait de la classe et on lui donne un cours particulier. Et que dire des effectifs ? Ensuite, des dirigeants français, de droite souvent (mais pas seulement), se disent : « mais pourquoi les enseignants français ne font pas pareil avec leurs classes de 25 (35 en lycée) élèves, dont un tiers de primo-arrivants dans certaines ZEP ? Ces gens sont des fainéants ! ». Sans commentaire. Au fait, la Suède, le plus peuplé des états scandinaves, compte un peu moins de 10 millions d'habitants…

 

Les Scandinaves jettent le masque

La Scandinavie, ce n'est plus ce que c'était. Voilà déjà plusieurs années que le modèle s'érode. On pourrait dire un mot de la Norvège : riche pays pétrolier, irréductible opposant à l'entrée dans l'UE, une xénophobie ordinaire qui se manifeste par un parti d'extrême-droite (ou populiste) à 15 % depuis des années. Cela étant, je salue l'attachement des Norvégiens à leur souveraineté, mais je m'interroge sur l' « ouverture » de leur société…

La Suède et le Danemark ont choisi d'entrer dans le SEE (Saint Empire Européen) sans grande conviction : l'euro n'est pas leur monnaie. Seule la Finlande manifeste avec constance son sincère désir européen. Le Danemark, pays accueillant et sympathique, s'est un beau jour réveillé avec un parti national-populiste puissant. Sous son influence, la législation danoise sur l'immigration a pris un virage qui serait considéré comme fascisto-raciste en France ! Songez que le mariage avec un sujet danois (car c'est une monarchie) ne donne pas la nationalité danoise, et, fait remarquable, même pas le droit de résidence dans le pays ! Je me demande si tout cela est bien conforme aux « traités européens » comme dit M. Cohn-Bendit, ou aux « valeurs fondamentales » de l'UE comme nous le rappelle Mme Viviane Reding avec son accent germanique. En tout cas, je n'ai pas souvenir qu'une procédure soit engagée contre le Danemark. On pourrait parler des Pays-Bas, où le parti islamophobe de Geert Wilders a connu une ascension irrésistible dans un pays longtemps présenté comme un modèle de société multiculturelle et pluriethnique.

 

A présent, c'est au tour de la Suède, où vivent les Danois avec leurs conjoints étrangers interdits de séjour de l'autre côté de la Baltique, de sombrer et d'écorner son modèle tant vanté (1). Un parti « ouvertement populiste et xénophobe », les Démocrates de Suède (SD), ont franchi la barre des 4 % aux législatives, et avec 5,8 % des voix, ils obtiennent 20 sièges au Parlement. Quelques remarques : d'abord, c'est fou le nombre de partis d'extrême-droite (ou présumés tel) qui mettent le mot « démocrate » dans leur nom. Soit c'est de l'ironie, soit l'extrême-droite n'est plus ce qu'elle était, et dans ce cas le terme est inapproprié. Il est d'ailleurs commode pour lancer l'anathème sur telle ou telle formation et pour l'exclure du débat. C'est ce qui s'est passé en Suède. Libération rappelle que pas un meeting des SD n'a pu se tenir sans protection policière. Des hordes de gauchistes, comparables à celles qui empêchent les apéros de Riposte Laïque, étaient là, à n'en pas douter, pour imposer leur vraie conception de la démocratie : tu es libre tant que tu penses comme moi. Sinon, tu es fascisto-raciste, et tu n'a pas le droit de causer, ou je t'apprends à vivre à coup de pompe dans les côtes. Et ce qui devait arriver arriva : les SD ont profité de cette diabolisation, accompagnée de leur exclusion systématique des débats télévisés. Deuxième remarque, si avec moins de 6 %, les SD sont au Parlement, le FN devrait avoir des députés depuis longtemps à l'Assemblée nationale. D'autant que son ostracisme ne l'a pas empêché de progresser et de s'implanter durablement dans le paysage électoral. Quoi qu'on pense des thèses du FN, ce parti représente plusieurs millions d'électeurs, et ces derniers, citoyens de plein droit, devraient avoir leurs représentants. La III° République s'est longtemps accommodée de députés monarchistes et antirépublicains, et ce n'est pas ce qui l'a détruite.

 

Il reste un mystère à élucider : comment se fait-il que bien peu de journalistes aient daigné s'interroger sur les causes de cette poussée (tout de même modeste) des populistes SD ? On s'aperçoit une fois de plus que tout le monde hurle au loup contre l'extrême-droite mais personne ou presque ne se demande comment on en est arrivé là. C'est pourtant tout simple. On l'a dit, les Suédois ont accueilli avec une relative bienveillance les immigrés. Mais depuis quelques années, des immigrés d'un nouveau genre ont fait leur apparition. Ils arrivent d'Albanie, de Turquie, d'Irak, du Maghreb même. Passons sur le fait qu'ils ont beaucoup d'enfants. Leurs femmes sont voilées, et même de plus en plus voilées, là où les Suédoises affichent fièrement leur blonde crinière. Ces immigrés ne se mélangent guère, en revanche ils veulent leurs lieux de culte « décents » et le respect. Que signifie le mot « respect » pour un musulman ? Respecter un musulman, c'est lui permettre de faire du communautarisme et d'appeler à la haine de l'Occident… dans les pays occidentaux. C'est lui assurer des filières hallal, des aménagements pour le ramadan et quelques petits arrangements (pas de médecin homme pour ausculter les femmes). Maintenant, quand le musulman respecte le non-musulman, c'est qu'il s'engage à ne pas appeler tout de suite à l'extermination des impies et qu'il lui laisse la possibilité de se convertir de manière pacifique. Nous sommes quelques uns, en Suède, au Danemark, au Pays-Bas, en France et ailleurs, à en avoir plus qu'assez de cet écart intolérable entre le respect dû aux musulmans et le manque de respect permanent qu'ils affichent à notre égard.

 

Conclusion

Le modèle suédois, apaisé, tolérant, c'est fini. Les choses ont changé au pays des descendants du traître Bernadotte. D'ailleurs, les choses changent un peu partout dans les pays d'Europe. La vieille rengaine antiraciste se lézarde et perd du terrain puisqu'elle s'est enfermée dans un déni de réalité, une réalité que les citoyens constatent régulièrement. L'intolérance, le racisme, la xénophobie, le fanatisme ne sont pas l'apanage des néo-nazis. Ces sentiments, ce mépris de l'autre, sont très largement répandus dans les populations issus de l'immigration maghrébine et subsaharienne, particulièrement lorsque ces populations sont musulmanes. Lorsque nos dirigeants auront compris que l'islam est vecteur de haine et de division (ne serait-ce que pour des raisons vestimentaires et alimentaires), et qu'en autorisant des Quick hallal ou en créant une chaîne logistique hallal dans le port de Marseille, on ne fait qu'attiser le communautarisme et semer des germes de guerre civile, alors peut-être se trouvera-t-il un homme ou une femme de bonne volonté pour prendre le taureau par les cornes. Un dirigeant qui aura le courage de dire : « La France, c'est d'abord la patrie des Français avant d'être celle des droits de l'homme, et je refuse, en tant que citoyen français, que mon peuple soit sacrifié sur l'autel des droits de l'homme. Oui, l'immigration et l'islam sont des problèmes, et ces problèmes s'accentuent avec le temps. Beaucoup de Maghrébins et de Subsahariens ne s'intègrent pas. Ils s'installent ici en amenant leurs us et coutumes, leur religion et ils prétendent que c'est à la France de les accepter comme ils sont. Jamais la France ne s'abaissera à cela. Depuis le milieu du XIX° siècle, notre pays a accueilli de nombreux immigrés. Sans ménagement, la République a pris leurs enfants et leur a imposé le moule républicain et français dans nos écoles. Un parcours exigeant mais valorisant qui fait qu'aujourd'hui des gens portant des noms polonais ou italiens disent : « nous sommes français ». Que constatons-nous ? Des jeunes d'origine maghrébine ou subsaharienne, nés et élevés en France, de nationalité française, aujourd'hui tiennent un autre discours : « nous ne sommes pas français ! Nous sommes algériens, marocains, maliens, guinéens… Votre drapeau n'est pas notre drapeau, votre hymne n'est pas notre hymne, et votre histoire n'est pas la nôtre ». Parallèlement à ce discours, ces jeunes veulent profiter pleinement des droits liés à la nationalité française. Ils n'envisagent pas d'aller vivre ailleurs pour beaucoup. N'y a-t-il pas là un problème ? Par leur comportement, ces populations immigrées ne font-elles pas tout pour être rejetées et stigmatisées ? Ces gens récoltent ce qu'ils ont semé. L'heure du choix est arrivée. La France ne peut se permettre de conserver dans son corps civique une masse compacte de populations hostiles au passé de la patrie et aux valeurs de la République. Je le dis calmement mais fermement à tous ceux qui ne veulent pas se fondre dans la nation française : vous devez partir, retourner dans le pays de vos aïeux. Pour ceux d'entre vous qui êtes musulmans intégristes, sachez que le monde est vaste ! D'autres pays mieux disposés vous accueilleront. Mais sachez ceci : la France est une nation pluriséculaire. La lutte a été longue pour obtenir la liberté. Nous ne vous laisserons pas démanteler notre nation, nous ne vous laisserons pas nous priver de notre liberté au nom de votre religion rétrograde. Vos rancœurs coloniales n'ont pas leur place ici. Si vous haïssez la France, votre destin est de vivre ailleurs. Sinon, vous devez devenir français. Cette obligation n'est pas négociable. Si vous cherchez l'affrontement, sachez que vous trouverez en face de vous des Français déterminés à défendre la République et l'honneur de la patrie. A bon entendeur, salut ! ».

 

(1) //www.liberation.fr/monde/01012292764-l-extreme-droite-met-le-paysage-politique-suedois-sens-dessus-dessous

 

//www.lefigaro.fr/international/2010/09/19/01003-20100919ARTFIG00213-l-extreme-droite-fait-son-entree-au-parlement-suedois.php



29/09/2010
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