Nationaliste Social et Ethniciste

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Jules Ferry: concilier la France et la République

Jules Ferry est l'un des dirigeants français les plus célèbres. Pourtant, que sait-on vraiment de cet homme qui donne son nom à tant de rues, de places et d'écoles ? On se souvient en général de deux choses : les lois instituant l'école « laïque, gratuite et obligatoire », en 1881-1882, et la politique colonialiste résumée par cette formule fameuse affirmant que « les races supérieures ont le devoir de civiliser les races inférieures » [1]. Ferry, le fondateur de l'école républicaine, révéré, admiré, adulé, et Ferry, l'ignoble colonisateur raciste, dénoncé, abhorré, vilipendé. Et c'est à peu près tout. Et comme la tendance de notre époque est à la repentance et au dénigrement, le Ferry colonialiste prend de plus en plus le pas sur le Ferry de l'instruction. Bien évidemment, cette vision de Jules Ferry est réductrice : cet homme est l'auteur d'une œuvre qui dépasse les questions scolaires et coloniales. Surtout, il est vain, comme on tâche de le faire, de séparer le Ferry colonialiste du Ferry de l'instruction : non seulement c'est bien le même homme, mais dans l'esprit de celui-ci, politique scolaire et politique colonialiste sont les deux aspects d'un même projet, qui vise à redonner à la France sa puissance et sa cohésion après le désastre de 1870 et la tragédie de la Commune, tout en enracinant – enfin – la République dans un pays où toutes les expériences républicaines ont mal fini jusqu'à présent. Je me suis procuré le récent livre de Mona Ozouf sur Jules Ferry, court, bien écrit, aux analyses fines et pénétrantes [2], et cet article se propose d'en faire le compte-rendu.

 

La carrière politique de Jules Ferry

Je me bornerai ici à rappeler les principales étapes de la vie de Ferry, pour plus de précision je renvoie à la notice Wikipédia ou à des ouvrages spécialisés [3]. Jules Ferry est né en 1832 à Saint-Dié des Vosges, dans une famille de la bonne bourgeoisie lorraine. Son père est un républicain modéré, hostile au Second Empire instauré en 1852. Jules Ferry fait de brillantes études au lycée de Strasbourg et se destine initialement à la haute fonction publique, mais il se contentera d'être avocat à Paris, par refus de servir le régime de Napoléon III, dont il est un farouche opposant jusqu'au bout. Contrairement à d'autres républicains, Ferry ne place aucun espoir dans l'évolution libérale de l'Empire, pourtant sanctionnée par le plébiscite de 1870. Durant tout ce temps, il collabore à la presse républicaine. Il est élu député pour la première fois en 1869. Lors de la guerre franco-allemande, Jules Ferry exerce la fonction ingrate de maire de Paris (nommé par le gouvernement provisoire) et par conséquent hérite de la tâche difficile de veiller au ravitaillement de la capitale. Il y gagne une formidable impopularité et fuit Paris dès le début de la Commune. Ambassadeur en Grèce au début des années 1870, il revient en France et devient l'un des chefs de file des républicains, alors dans l'opposition. Avec l'élection du républicain Jules Grévy à la présidence de la République en 1879, Ferry devient une personnalité de premier plan. Il sera à deux reprises président du Conseil (équivalent de notre Premier ministre) en 1880-1881 puis de 1883 à 1885. Il exerce également la fonction de Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts de 1879 à 1881, puis à nouveau en 1882 et une dernière fois en 1883, poste qu'il cumule à deux reprises avec la présidence du Conseil. A sa mort en 1893, Jules Ferry vient d'obtenir la présidence du Sénat. Jusqu'en 1889, il est régulièrement élu député des Vosges. Ainsi, Jules Ferry apparaît comme l'un des dirigeants les plus importants de la première génération de républicains au pouvoir, celle des années 1880.

 

Jules Ferry, la France et la République

Tout d'abord, Jules Ferry est un patriote, comme tous les républicains de son époque. Aujourd'hui, le patriotisme est assimilé au fascisme ou à l'extrême droite mais ce n'était pas le cas en ce temps-là. Ferry a très douloureusement vécu l'épreuve de 1870-1871 : en tant que maire de Paris, confronté à la gestion de la capitale pendant le terrible siège, et en tant que Lorrain des Vosges, puisqu'une partie de son département est amputé au profit de l'Empire allemand, tandis que l'Alsace qu'il connaît bien et où demeure une partie de sa famille est annexée intégralement dans le nouvel état germanique. Pourtant, Ferry sera accusé de trahison pour sa politique colonialiste, traité par exemple de « protégé de M. Bismarck » par Clemenceau, un de ses nombreux adversaires. Pour Jules Ferry, la France en tant que nation est une réalité et Mona Ozouf explique qu'il n'a jamais eu l'impression d'achever la construction nationale, rôle que pourtant des historiens lui attribuent volontiers. Pour cet homme qui se méfie de Paris et qui a grandi dans une sous-préfecture, la France est d'abord et avant tout un pays rural et agricole, aux paysages façonnés par le temps. Il aura les plus grandes attentions, et semble-t-il une certaine tendresse, pour cette France des villages et des clochers. De ce point de vue, Jules Ferry a compris ce qui avait échappé aux révolutionnaires de 1792 : on ne peut et on ne doit pas faire table rase du passé. La France n'est pas née en 1789, Ferry en a conscience. La nation est un héritage. En tant que républicain, Jules Ferry approuve un certain nombre de mesures prises par la Révolution et il est acquis au libéralisme (dans le sens de partisan des libertés, notamment politiques), mais c'est un modéré, et il rejette la Terreur de 1793 comme le jacobinisme en général, qu'il accuse de nuire à l'idée républicaine par ses excès tout en étant le terreau du bonapartisme. Ferry a des sympathies girondines et il ne s'est pas privé de critiquer la centralisation du Second Empire. Parvenu au pouvoir, il trouve cependant quelques mérites à cette dernière.

 

Jules Ferry a bien perçu que la France est traversée par deux courants contradictoires, l'un conservateur, l'autre révolutionnaire. Les excès du courant révolutionnaire, selon lui, effraient les masses rurales, plutôt conservatrices, et sont à l'origine de l'échec de la République qui, en 1799 comme en 1851, a ouvert la voie au despotisme impérial. Pour faire vivre l'héritage de la Révolution, à savoir l'idée républicaine, Ferry pense qu'il faut en quelque sorte rassurer le courant conservateur, c'est-à-dire les campagnes, car « le paysan français est éternel » (p.21). Et pour séduire ces campagnes, il est nécessaire de leur apporter les bienfaits de la République tout en leur garantissant l'ordre et la stabilité. Au fond, pour que la République soit acceptée, il lui faut devenir, au moins partiellement, conservatrice. Personnellement athée, Ferry est anticlérical mais pas franchement antireligieux, contrairement aux républicains de la deuxième génération, les Combes et les Clemenceau. Le conservatisme, y compris religieux, des campagnes ne gêne guère cet homme respectueux du passé et de la tradition, et sa législation scolaire est moins hostile à l’Église qu'on pourrait le penser, bien que ses adversaires de droite l'aient accusé d'être un « bouffeur de curé ». Concilier (ou réconcilier) la France avec la République, mettre fin au cycle infernal qui jusqu'à présent a conduit chaque République au césarisme, convertir les campagnes à l'idée républicaine et relever un pays meurtri par la défaite, voilà le programme que s'est fixé Jules Ferry. Mona Ozouf compare Ferry à un médecin : après avoir fait un diagnostic des maux dont souffre la France, il entend y apporter remède en rédigeant l'ordonnance adéquate.

 

La politique de Jules Ferry

Si Jules Ferry aurait trouvé très immodeste qu'on lui attribue la volonté de « faire la France », car pour lui, la France était faite comme patrie et comme nation, il est indéniable qu'il s'est efforcé de la « refaire », en tâchant d'enraciner la République d'une part, et de restaurer la puissance nationale après le désastre de 1871 d'autre part.

 

On en arrive au volet scolaire de la politique de Ferry, le plus célèbre et le plus apprécié. Il faut rappeler à ce sujet que les lois Ferry achèvent un processus déjà largement entamé. Guizot sous Louis-Philippe, Duruy sous Napoléon III ont déjà accompli une œuvre immense et la plupart des petits Français allaient déjà à l'école avant les lois Ferry. Sans être systématique, la gratuité est déjà fort répandue. Il est vrai qu'il n'y a pas d'obligation et qu'on observe une inégalité entre garçons et filles. L'enseignement primaire devient gratuit et public par la loi du 16 juin 1881, puis laïque et obligatoire pour tous les enfants de six à treize ans par la loi du 28 mars 1882. Toutefois, c'est bien l'enseignement qui est obligatoire, et non la fréquentation d'une école (publique ou non). En fait, la grande nouveauté des lois Ferry réside dans le caractère laïque de l'enseignement public : jusqu'à présent, le prêtre avait un droit de regard sur l'instruction publique, et l'enseignement restait fortement imprégné par la religion. Jules Ferry n'a pourtant pas cherché l'affrontement avec l’Église et les catholiques, et il était même disposé à accorder l'usage des locaux scolaires pour le catéchisme, avant d'y renoncer sous la pression d'anticléricaux plus virulents et devant les risques qu'une telle cohabitation pourrait engendrer. Il n'empêche que ces lois vont de facto diviser le pays entre une France laïque et une France catholique, et pour longtemps. Michel Sardou a interprété une belle chanson sur cette fracture intitulée Mes deux écoles [4]. Avec sa législation, Jules Ferry poursuit deux objectifs a priori contradictoires : renforcer le sentiment national et l'adhésion aux valeurs républicaines tout en formant un citoyen éclairé, libéré des dogmes et doté d'un solide esprit critique. Or, comment faire adhérer de jeunes Français à la République et à la nation sans présenter les vertus de ces dernières comme un dogme ? Comment éviter le « catéchisme républicain » comme l'a nommé une fois, avec une pointe de mépris, un collègue ? Après tout, la liberté, outre qu'elle permet de se soustraire aux traditions, peut aussi amener à contester la nation et la République elle-même. C'est là un problème épineux qui empoisonne toujours notre école. Jules Ferry croit trouver la solution en proposant un « enseignement moral » acceptable pour tous, enseignement qui, chose curieuse, reconnaît l'existence de Dieu... Il est clair que l'école de Jules Ferry n'avait pas pour but de former des révolutionnaires ou des « rebelles » chers à nos soixante-huitard. On n'y enseignait sans état d'âme le « roman national » aujourd'hui abhorré, la grandeur nationale et l'amour de la patrie.

 

De nos jours, il est de bon ton de moquer cette école « ringarde », « nationaliste », qui serait responsable de la boucherie de la Première Guerre Mondiale. Je fais remarquer aux bienpensants que nous payons très cher cet oubli des objectifs fixés par Ferry. Pourquoi autant de jeunes issus de l'immigration choisissent-ils de s'enfermer dans le communautarisme ethnique ou religieux ? Pourquoi certains vont-ils jusqu'à partir pour faire le djihad en Syrie ? Parce qu'ils sont en quête d'identité, et que l'école ne leur en donne pas. L'école leur dit : « deviens ce que tu es », eh bien les jeunes s'enferment dans une identité ethnique et religieuse, comme au fond on les y invite inconsciemment. Si l'école avait encore l'ambition de « fabriquer des Français », nous n'en serions peut-être pas là. Contrairement à ce que soutiennent les révisionnistes régionalistes, la politique de Jules Ferry ne vise nullement à combattre les langues et cultures régionales. D'abord, la langue française est en progression depuis la fin du Moyen Âge et le processus s'accélère après la Révolution. Le français est déjà appris, et volontairement, dans de nombreuses familles, tout simplement parce qu'il devient un atout, social et économique, dans un monde qui s'élargit avec le développement du chemin de fer et la constitution d'un marché national. Mais, surtout, là où les régionalistes ont tout faux, c'est qu'ils se trompent d'échelle : les paysans du XIX° siècle sont avant tout attachés à leur commune, comme leurs ancêtres l'étaient à leur paroisse. La « région » est l'héritière de la province d'Ancien Régime, elle-même issue de la féodalité. Les paysans du XIX° siècle détestent la féodalité qui leur rappelle le régime seigneurial. Aucune communauté rurale n'a jamais défendu d' « identité régionale », en Occitanie ou en Bretagne. Ce sont des urbains, des érudits, généralement antirépublicains, qui ont défendu (et bien souvent créé de toute pièce) les « cultures régionales ». En revanche, les masses rurales sont bien plus intéressées par la démocratie locale qui se met en place dans le cadre communal. Ferry a fait voter la loi communale du 5 avril 1884 qui rend de larges pouvoirs aux municipalités et limite les immixtions des préfets. En cela, Ferry rompt avec le centralisme napoléonien, qui nommait les maires. Pour lui, le respect des « identités locales » passait par la démocratie municipale et non par la restauration d'entités féodales. Et il avait bien raison.

 

Le deuxième volet de la politique de Jules Ferry concerne évidemment la politique étrangère, et tout particulièrement l'ambition de constituer un « deuxième empire colonial » (le premier, celui d'Amérique et d'Inde, ayant été perdu sous Louis XV en 1763, au terme de la Guerre de Sept Ans contre les Anglais). Ce Ferry-là est unanimement condamné plus encore pour ses mots que pour ses actes, car résonne à nos oreilles la fameuse phrase que j'ai citée en introduction. Mona Ozouf rappelle toutefois qu'il faut replacer la phrase dans son contexte : nous sommes à la fin du XIX° siècle, et le concept de « race » est globalement accepté par la communauté scientifique. Ensuite, Jules Ferry pose un constat lucide sur la situation géopolitique de la France en Europe. Encore une fois, malgré les invectives dont il fut victime, on ne saurait douter qu'il a été meurtri, comme beaucoup de Français, par le Traité de Francfort de 1871. Sa ville natale de Saint-Dié est désormais à la frontière franco-allemande, et l'Alsace qu'il connaît bien (et d'où est originaire son épouse) est allemande. S'il pense sans doute à la reconquête, Ferry doit constater que le moment n'est pas propice : la France est encore amoindrie, et elle n'a pas d'allié, tandis qu'avec une suprême habileté, le chancelier Bismarck, homme d'une intelligence supérieure malgré son physique patibulaire de reître germanique, a signé des traités avec l'Autriche-Hongrie, la Russie et l'Italie. L'Espagne connaît une longue période de faiblesse en ce XIX° siècle. Reste le Royaume-Uni, mais Bismarck compte sur la rivalité coloniale pour empêcher toute entente avec la France. Or, justement, Jules Ferry estime que l'expansion ultramarine est la seule façon de redonner son rang à la France tout en aguerrissant ses armées. Toutefois, sa politique au Tonkin (actuel Viêtnam) et un conflit avec la Chine entraînent la chute de son gouvernement en mars 1885. Jules Ferry ne retrouvera jamais une place au gouvernement.

 

On a beaucoup glosé sur le discours colonialiste de Ferry. Pourtant, si l'on met de côté les jugements moraux de notre époque, la politique coloniale de Jules Ferry est rationnelle : il s'agit de donner des débouchés à l'industrie française, qui se développe dans un cadre protectionniste, de rendre son prestige à la France et d'exporter la civilisation française. C'est une politique impériale, et même impérialiste, mais qui n'a rien de choquant pour l'époque. Elle démontre la volonté de la France de peser dans le monde et de sortir de son pré carré. Il s'agit aussi de rompre avec le souvenir de la défaite. On a beaucoup moqué l'argument civilisationnel, il est pourtant probable que Jules Ferry était sincère. Il est également évident que l'Empire colonial, même s'il n'a pas rapporté autant qu'on pouvait l'espérer d'un point de vue économique, a procuré à la France des ressources en hommes très utiles en 1914-1918, dans un pays où la natalité était en berne. La colonisation n'était sans doute pas une bonne affaire, mais elle a rendu à la France un certain prestige et la confiance en elle. Ce n'est pas si mal. Enfin, il ne faudrait pas faire de Jules Ferry un homme méprisant les autres cultures. En 1892, il rédige un long rapport sur l'Algérie pour le Sénat dont il est membre depuis l'année précédente. Hostile à l'assimilation qu'il juge impossible, Ferry se fait le champion de l'administration indirecte, du protectorat, qui préserve la dignité du vaincu et limite les frictions avec le vainqueur, tout en permettant les réformes voulues par le colonisateur. Il dénonce les exactions, les confiscations, l'application sans discernement du droit français à des populations qui ne le comprennent pas. Ferry, l'homme de tradition, plaide pour le respect des coutumes et des spécificités indigènes. On peut noter que la France aujourd'hui a de meilleurs rapports avec le Maroc et la Tunisie, anciens protectorats, qu'avec l'Algérie, où la francisation a échoué. Et les fervents partisans de l'assimilation (y compris des populations issues de l'immigration) devraient y réfléchir : cette assimilation n'est pas toujours possible, ni forcément souhaitable. Le droit français, les principes républicains, la laïcité ne convenaient pas aux populations musulmanes du Maghreb, Ferry l'avait bien compris. Pourquoi leur conviendraient-ils aujourd'hui ?

 

Conclusion

Jules Ferry n'est pas un personnage flamboyant comme la III° République en a connu. Léon Gambetta, le meneur de l'épique résistance aux Allemands en 1870-1871, Georges Clemenceau, l'orateur féroce, le dreyfusard passionné, le futur « père la victoire » de 1918, rendent Jules Ferry un peu terne. On se souvient de son nom, de ses lois, mais on a oublié l'homme. Pourtant, c'est une personnalité complexe, un homme intelligent, un observateur très attentif de la nation française. Il avait naturellement ses limites et ses contradictions, nous dit Mona Ozouf. Sa conception de l'égalité s'arrête aux lois scolaires et à la loi municipale, ce qui est déjà pas mal, mais les préoccupations sociales restent à l'écart de sa pensée et de son action. Hostile à la Commune et aux débordements révolutionnaires, issu de la bourgeoisie, il écarte délibérément la lutte des classes de sa réflexion. Toutefois, son œuvre reste considérable : il est véritablement un des pères fondateurs de la III° République et donc de la France contemporaine. Il a cherché, avec ténacité, à trouver l'équilibre entre les traditions et l'héritage de la Révolution, entre la liberté de l'individu et la nécessité d'offrir à la France des institutions respectées, entre un État centralisé, unitaire, et une démocratie municipale ménageant les identités locales. Il a enfin voulu restauré la puissance de la France. Il est clair que Jules Ferry mérite mieux que ce que dit de lui Clemenceau, un des artisans de sa chute : « du point de vue de l'intelligence, en dessous du médiocre […] si on en a fait un président du Conseil, c'est précisément parce qu'il n'était bon à rien ». En réalité, Jules Ferry a bien mérité de la patrie et de la République.

 

[1] Extrait du discours prononcé devant la Chambre des députés le 28 juillet 1885.

 

[2] Mona Ozouf, Jules Ferry. La liberté et la tradition, Gallimard, 2014. L'ouvrage s'appuie notamment sur la correspondance privée de Ferry pour mieux cerner sa réflexion et sa vision politiques, au-delà des discours.

 

[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Ferry

 

[4] https://www.youtube.com/watch?v=OQRSYR4ViEk



16/05/2015
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