Nationaliste Social et Ethniciste

Nationaliste Social et Ethniciste

L'heure de la rentrée

Comme je l'ai expliqué dans un précédent article, j'ai décidé, après trois ans de pause, de relancer ce blog. Ce sont les manifestations du mouvement "black lives matter" qui m'y ont décidé, ou plutôt cette image de gens sommés de mettre un genou à terre parce que blancs. Pour moi, c'est intolérable, et cela sonne le début de la guerre des races, un conflit qui, il est vrai, couvait depuis plusieurs années. Nous sommes à la première étape: on humilie les blancs, on les culpabilise, on les rabaisse en permanence, on les désarme mentalement, on habitue l'opinion à l'idée que les blancs ne valent rien, qu'ils ne sont que les rouages d'un système injuste et oppressif. Et demain, lorsque des pogroms éclateront contre la population blanche - parce que ça viendra - en France et ailleurs, d'aucuns hausseront les épaules en disant: "c'est dommage, mais c'est un retour de bâton de l'histoire". J'ai lu, je ne sais plus où, cette phrase qui m'a frappé par sa justesse: "à force de s'excuser pour tout, on n'est plus respecté pour rien". Ne nous y trompons pas: le déboulonnage des statues, le fait de changer les noms des rues, là encore ce n'est que le prologue, il s'agit d'effacer l'histoire des blancs, avant peut-être d'éliminer les blancs eux-mêmes. J'insiste à nouveau, mais c'est à mes yeux un point fondamental: les militants "indigénistes" et décoloniaux, les identitaires noirs et toute la nébuleuse antiraciste en général ne cherchent absolument pas à construire une société harmonieuse où chacun trouvera sa place, dans le respect de la liberté et de l'égalité. Non, ces gens appuient leur combat sur la théorie du racisme systémique. Dans cette optique, le racisme est un système, présent partout, car c'est un héritage de l'histoire, et surtout ce racisme est indépendant de la volonté des gens. Autrement dit, les blancs incarnent ce système raciste et le perpétuent, qu'ils le veuillent ou non. Donc, pour jeter à bas ce système, il faut détruire les blancs. C'est rarement assumé explicitement, mais l'idée est sous-jacente quand on prend la peine d'écouter attentivement la rhétorique décoloniale. Faire la promotion d'un génocide n'est pas autorisé par la loi, donc les antiracistes soutiennent l'immigration de substitution et le métissage. Personne ne niera que cette méthode est plus douce et moralement plus acceptable que les camps de concentration. D'autant que de plus en plus de blancs adhèrent à des mouvements écologistes radicaux qui encouragent leurs membres à ne pas procréer pour "sauver la planète" et pour faire de la place aux "réfugiés climatiques" qui ne vont pas tarder à affluer (c'est dire ce qui nous attend...). 

 

J'ai voté pour la dernière fois en 2017, et depuis je ne me suis même pas réinscrit sur les listes électorales. J'ai été écoeuré par la dernière élection présidentielle. Pas parce que Marine le Pen a perdu, car je ne suis pas sûr qu'elle méritait de gagner après ses atermoiements sur l'euro et sa piètre prestation lors du débat de l'entre-deux-tours. Non, ce qui m'a écoeuré, c'est que pendant deux semaines, tout ce que ce pays compte d'autorités morales, intellectuelles, médiatiques (1), religieuses nous a expliqué qu'on n'avait pas le choix: c'était Macron ou le chaos, la guerre civile, la peste, la misère, etc. Je me permets simplement de faire remarquer qu'à chaque élection en Russie, le même discours est présenté aux Russes pour faire élire Vladimir Poutine. Mais en Russie, c'est de l'autoritarisme, voire une dictature, alors qu'en France, c'est la liberté et la démocratie. Dans ces conditions, je ne veux plus voter parce que je pense qu'aujourd'hui la démocratie ne fonctionne pas de manière satisfaisante en France. Et en disant cela, je ne crois pas faire dans l'originalité, car qu'est-ce que les gilets jaunes (les vrais, ceux de la France périphérique, pas les casseurs gauchistes de Paris et des grandes villes) ont dit d'autre? Deuxièmement, le chantage inadmissible que j'évoquais a permis l'élection d'un homme qui a déclaré pendant la campagne: "il n'y a pas de culture française, il y a des cultures en France." L'homme qui a prononcé ces mots a fait une belle scolarité, il a réussi un concours extrêmement difficile, il se targue même d'aimer la littérature. Comment est-ce possible? Comment un peuple peut-il accorder sa confiance à un homme qui lui dit le plus calmement du monde que sa culture (donc son identité, sa civilisation) n'existe pas? Je n'ai pas de réponse à cette question, qui ne cesse pourtant de me tourmenter. Un siècle après la Grande Guerre, est-il pensable que les Français professent un tel mépris pour leur pays?

 

Le combat politique pour l'identité française ne peut plus être un combat électoral, pour le moment tout du moins. Le Rassemblement National ne pourra jamais l'emporter, car il y a, je pense, un plafond de verre que ce parti ne réussira pas à briser. D'autre part, j'avoue que je ne saisis pas très bien la ligne du RN: si certains dirigeants semblent être sur une ligne identitaire, le discours officiel du parti se rapproche plutôt de celui des républicains patriotes qui, in fine, acceptent ou du moins se résignent à la diversité ethnico-religieuse, qu'ils espèrent atténuer grâce à la formule magique de l'assimilation. Pour moi, l'assimilation d'une telle masse d'immigrés extra-européens n'est ni possible, ni même souhaitable, car le processus n'est pas à sens unique, et va obliger la culture française à incorporer une telle quantité d'éléments étrangers que l'identité nationale en sera au final dénaturée. L'assimilation n'est possible qu'avec des individus peu nombreux et épars, et croire que l'on va demain pouvoir assimiler la Seine-Saint-Denis ou les quartiers nord de Marseille, c'est à mon avis pécher par optimisme. Les Français blancs attachés à leurs traditions ne peuvent pas plus faire nation avec les identitaires noirs ou les musulmans rigoristes que les Serbes avec les Croates et les Bosniaques. En dehors du RN, les républicains patriotes (souvent qualifiés de "souverainistes" à cause de leur lucidité sur l'UE) présents dans le reste du spectre politique sont minoritaires quand ils ne sont pas excommuniés (2). Beaucoup de ces gens sont estimables, et représenteraient la moins mauvaise option, mais ils se bercent d'illusions, et pas seulement sur la question de l'assimilation. La République qu'ils défendent est trop souvent une entité abstraite et juridique qui tend à effacer la dimension charnelle de la France. Mais surtout, au nom de l'universalisme républicain, ces gens s'imaginent qu'on peut faire l'économie d'un débat sur les questions ethniques et religieuses. Or l'importance de l'immigration extra-européenne et la visibilité grandissante de l'islam montrent que ce n'est pas le cas. De plus, j'ai un désaccord de fond avec les républicains patriotes concernant l'Etat: pour eux, l'Etat est simplement garant de la loi, de la laïcité, de la liberté et de l'égalité des citoyens, alors que pour moi l'Etat doit aussi protéger et promouvoir les traditions, la culture, en un mot la civilisation française. 

 

Alors que faire? Eh bien il ne reste guère qu'à mener un modeste combat culturel. D'abord au quotidien, sur le terrain, auprès de nos proches, surtout les plus jeunes. Il faut transmettre le souvenir de notre grandeur passée, nos traditions, notre héritage spirituel. Il faut, dans la mesure du possible, lire et faire lire les grands classiques de la littérature, les biographies des grandes figures de l'histoire nationale (3), visiter les monuments du patrimoine national, regarder les grands films français (4). Ensuite, il faut essayer d'écrire, et c'est pourquoi j'ai décidé de créer un deuxième blog qui s'intitule "le blog de Carloman" et qui apparaîtra désormais dans les liens partenaires. J'ai toujours aimé écrire, je suis un amoureux des mots et de la langue française. Je ne me prends nullement pour un grand écrivain mais j'ai écrit quelques oeuvres de fiction, conçues essentiellement comme des exercices de langue française. J'ai décidé de partager ces textes, qui ont trait essentiellement à l'histoire (surtout antique et médiévale), au médiéval fantastique et à la science-fiction, qui sont mes domaines de prédilection. De toute façon, ces textes sont impubliables puisque empreints d'idéologie masculiniste. J'appelle "masculinisme" le fait de célébrer l'identité et les valeurs de la masculinité, sans pour autant rejeter ou mépriser la féminité, ce en quoi le masculinisme se distingue du machisme. De plus, mes écrits témoignent en général d'une profonde admiration pour les sociétés du passé, particulièrement les sociétés antiques et médiévales qui étaient, rappelons-le, odieusement patriarcales, esclavagistes, obscurantistes, etc. Bref, je ne suis pas à la mode, et ma prose laisse entrevoir mes idées très réactionnaires. D'ailleurs un mot du titre: pourquoi "le blog de Carloman"? Eh bien Carloman est le nom du fils aîné de Charles Martel, celui qui sauva probablement la chrétienté occidentale en écrasant les Maures et les Sarrasins près de Poitiers en 732 (bataille que certains historiens excluent désormais de l'histoire de France). Ce Carloman fut maire du palais après la mort de Charles, avant d'abandonner le pouvoir, laissant le champ libre à son frère cadet, Pépin le Bref (père de Charlemagne et d'un autre Carloman) qui supplanta le dernier mérovingien en se faisant couronner roi.

 

Et puis il y a naturellement ce blog, que je vais continuer à alimenter. J'ai profité de l'été pour rédiger cinq articles (sans compter celui-ci). Il est évident qu'à partir de maintenant mes obligations professionnelles ne me permettront pas de maintenir un tel rythme de publication. Je me fixe comme objectif de rédiger un article par mois, et si je m'y tiens, ce sera bien. Le prochain article sera consacré au "Grand Remplacement". Je compte également aborder des points d'histoire (il y aura un article sur la Croisade de 1444), de géopolitique (j'essaierai d'écrire un article sur la Turquie de Erdogan). Sans être totalement bannie, l'actualité ne sera plus nécessairement au coeur de mes préoccupations. Rétrospectivement, en regardant les articles publiés sur ce blog entre 2009 et 2017, je pense que j'ai commis l'erreur de trop commenter l'actualité, et un type d'actualité bien précis, ce qui rapidement m'a entraîné sur la pente du radotage. Je ne renie pas ce que j'ai écrit et tous les articles resteront accessibles mais il est clair qu'il ne me paraît plus très utile aujourd'hui de réagir à tel ou tel fait divers (agressions pour refus de porter le masque, rixe dans une base de loisirs à Etampes, émeutes dans telle ou telle cité, manifestation contre l'islamophobie, etc) pour appuyer l'idée que l'immigration extra-européenne et l'islam sont des dangers mortels pour la France. Autant s'attaquer à des réflexions de fond sur l'histoire, l'identité de la France, les différents aspects de l'idéologie progressiste (néoféminisme, écologisme, antiracisme, décolonialisme, antispécisme, véganisme...) qui sape les fondements de notre civilisation.  

 

(1) Je revois entre autres une célèbre journaliste noire, des trémolos dans la voix, supplier, implorer les gens d'aller voter Macron. Quelle indécence de la part de gens qui ont laissé l'économie française et la cohésion sociale se déliter durant les dernières décennies.

 

(2) Je pense à des gaullistes comme Henri Guaino (retiré de la politique), Nicolas Dupont-Aignan (isolé et qui à mon avis a perdu son temps dans une croisade contre-productive contre les médias) ou Julien Aubert (membre de Les Républicains) que j'ai découvert récemment et qui me semble être une personne estimable; à gauche, les chevènementistes sont inaudibles depuis le retrait de Jean-Pierre Chevènement; on peut également citer Djordje Kuzmanovic que j'ai découvert, ironie du sort, lorsqu'il a été poussé hors de La France Insoumise... 

 

(3) Il n'y a plus guère de bons manuels d'histoire de France, tant celle-ci est devenue un enjeu des affrontements idéologiques entre déconstructivistes fanatiques et patriotes parfois tentés par la caricature. Pour les grands repères chronologiques, rien ne vaut un bon vieux manuel scolaire de la 1ère moitié du XX° (collection Malet & Isaac par exemple) qu'on peut trouver chez les bouquinistes. L'avantage de la biographie historique est d'abord qu'elle est en général moins rébarbative à lire et ensuite qu'elle rend beaucoup plus difficile la déconstruction. Philippe Auguste et Philippe le Bel jettent les bases d'une administration centralisée, Louis XIV et Napoléon établissent l'hégémonie française en Europe, tout cela est indéniable. L'action des grands hommes façonne la France comme réalité historique (même si cette réalité évolue dans le temps). C'est pourquoi d'ailleurs les déconstructivistes tendent à éliminer les grands hommes de leur champ d'étude pour se concentrer sur le local ou sur les minorités. En fragmentant l'histoire du pays, ils participent (sciemment?) à la division de la société. 

 

(4) Je pense surtout au cinéma français des années 50 aux années 70, c'est-à-dire les films avec les grands acteurs comme Gabin, Blier, Ventura, Meurisse, Bourvil, Fernandel. Tous les films dont Michel Audiard a fait les dialogues sont de véritables bijoux de langue française. A la génération suivante, certains films avec Marielle, Rochefort, Belmondo, Delon, Depardieu valent encore le détour. Après les années 80, franchement, la qualité de la production décline, même si on trouve toujours quelques bons films. De plus, la pénétration des idées progressistes se fait sentir dans le monde du cinéma qui commence à adopter un ton pleurnichard et repentant.



31/08/2020
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